Au vin de la haine La griserie du pouvoir, les harangues assassines. Aux réunions inter-minables Les minables expéditions, Olympiades de l'horreur. expéditions punitives pogroms ratonnades déchirures La chasse au nègre chasse à l'indien aux tondues boiteux bossus miséreux hérétiques chasse à l'autre Lhassa Shalom Loran
Fernand Carrier est né en 1896 et mort en 1918.... Rêves et tourmente (Aisne 1917) Être là, dans un trou, blotti contre un talus Sous la grêle effroyable et folle des obus ! Être là ! Ne pouvoir partir ! Sentir l'immense Souffle lugubre et froid de la mort en démence Passer sur votre tête et faire frissonner Le corps que l'on essaie en vain de dominer ! Être là ! Ecouter sous l'horrible rafale Monter, autour de vous, rauque et profond, le râle Des blessés appelant sans espoir au secours ! […]
Las Oh l'ami si sombre Si las... L'Ombre des cytises Enlace les ombres Et mouvantes caresses Aux douces voyelles, Dociles murmures et froissement d'aile. Effroi semant d'elle au soleil ses cistes à feuilles de sauge aphyllanthe et salsepareille... Oh l'ami si seul Si las Sais tu seulement Combien elle t'aime L'amie, la seule, La sol la mi Loran
La dulcinée file aux arts aux soirs de salle obscure Et s' hallucine et marche au bras de l'ami des arts des toiles septièmes fondant au noir. La faute au fil y passe, je suis l'ellipse de l'après séance. Bonbons Caramels chocolats ! Loran
Discours de Thomas SANKARA à Addis-Abeba, le 29 Juillet 1987, quelques mois avant sa mort. Au sujet du fonctionnement de l’OUA C’est pourquoi je voudrais proposer, Monsieur le président, que nous établissions un barème de sanctions pour les chefs d’États qui ne répondent pas présents à l’appel. Faisons en sorte que par un ensemble de points de bonne conduite, ceux qui viennent régulièrement, comme nous par exemple, (rires de l’assistance et regard sage de Yasser Arafat) puissent être […]
Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara fut assassiné lors d'un coup d'État organisé par celui qui était considéré comme son frère, Blaise Compaoré. Plusieurs jours plus tard, il fut déclaré « décédé de mort naturelle » par un médecin militaire. L'absence de tout procès ou de toute enquête de la part du gouvernement burkinabé a été condamnée en 2006 par le Comité des droits de l’homme des Nations unies (voir Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme)6. Par ailleurs, le […]
écrit par Giorgos Seferis (1900-1971), diplomate et prix Nobel de littérature en 1963 A Pilion, parmi les oliviers, la tunique du centaure Glissant parmi les feuilles a entouré mon corps Et la mer me suivait pendant que je marchais Où que me porte mon voyage, la Grèce me blesse A Santorin en frôlant les îles englouties En écoutant jouer une flûte parmi les pierres ponces Ma main fut clouée à la crête d'une vague Par une flêche subitement jaillie des confins d'une jeunesse disparue Où que me […]
L'officier d'une armée en campagne cherche partout des tireurs d'élite pour les enrôler. Il arrive un jour dans un village et découvre sur les murs de nombreuses cibles peintes. A son grand étonnement il remarque que chacune d'elles est touchée en son centre par une balle. Il convoque alors le village et demande à ce qu'on lui présente ce fameux tireur. C'est un très vieil homme qui s'avance alors, péniblement, tenant à peine sur ses jambes. Incrédule l'officier lui demande une […]
...L'amante Alice Religiosa s'éprit un jour de Caroline Théridion une jolie veuve noire... L'amante, religieuse mentalité, l'amante religieusement alitée, l'amante, religieuse, ment, alitée. Loran
D'avoir voulu vivre avec moi T'as gâché deux ans de ta vie Deux ans suspendue à ta croix A veiller sur mes insomnies Pourtant toi tu as tout donné Et tout le meilleur de toi-même A moi qui ai tout su garder Toujours replié sur moi-même Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant Mon pauvre amour, je t'en remets au vent Toi tu essayais de comprendre Ce que mes chansons voulaient dire Agenouillée dans l'existence Tu m'encourageais à écrire Mais moi je restais hermétique Indifférent à tes […]
.............. Poème de Max Willem........... Parfois Comme une vague À d'autres Comme un coup d’poing Ça glisse et ça fesse Aussi, ça urge… d’y arriver Se calmer, inhale – exhale Depuis le début, constantes Ces notes métalliques Qui n’rouillent pas Maître et Servant Sur la courbe du temps Not’temps, à nous. À deux, à nous deux Une créature… Pas un monstre Créature d’existences Celles-là, nos existences Deux pôles, même sommet Qui s’atteignent, s’étreignent Sans jamais s’éteindre Parfois […]
Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas d'ailes, il ne se tient pas nécessairement à une table desservie sur une terrasse, le soir, au bord de la mer. C'est le désespoir et ce n'est pas le retour d'une quantité de petits faits comme des graines qui quittent à la nuit tombante un sillon pour un autre. Ce n'est pas la mousse sur une pierre ou le verre à boire. C'est un bateau criblé de neige, si vous voulez, comme les oiseaux qui tombent et leur sang n'a pas la […]
- Bonjour je voudrais faire suite à ma plainte de 90 au sujet d'un emfill qui s'acharne sur moi et j'ai trouvé l'adresse c'est Jean D. rue de la gare à G. dans le centre ville et ils veulent laisser le portable emfill marcher tout seul - Stop, stop, vous parlez trop vite madame, où habitez vous ? - Je suis à l'institut C....... je suis en stage de contrôleur médical de médecin - D'accord, stage de contrôleur médical de médecin - Oui - Quel est votre nom ? - Evelyne Maryse (y,y) - Bien, […]
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud Pour la neige qui fond pour les premières fleurs Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas Je t'aime pour aimer Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte Entre autrefois et aujourd'hui Il y a eu toutes ces morts que j'ai […]
Je te touche et je vois ton corps et tu respires Ce ne sont plus les jours du vivre séparés C'est toi tu vas tu viens et je suis ton empire Pour le meilleur et pour le pire Et jamais tu ne fus aussi lointaine à mon gré Ensemble nous trouvons au pays des merveilles Le plaisir sérieux couleur de l'absolu Mais lorsque je reviens à nous que je m'éveille Si je soupire à ton oreille Comme des mots d'adieu tu ne les entends plus. Elle dort Longuement je l'écoute se taire C'est elle dans mes bras […]
Parrèsia