Vendredi 1 octobre 2010
5
01
/10
/Oct
/2010
18:50
L'univers solitude
I
Une femme chaque nuit
Voyage en grand secret
II
Villages de la lassitude
Où les filles ont les bras nus
Comme des jets d'eau
La jeunesse grandit en elles
Et rit sur la pointe des pieds
Villages de la lassitude
Où tous les êtres sont pareils
III
Pour voir les yeux où l'on s'enferme
Et les rires où l'on prend place
IV
Je veux t'embrasser je t'embrasse
Je veux te quitter tu m'ennuies
Mais aux limites de nos forces
Tu revêts une armure plus dangereuse qu'une arme
V
Le corps et les honneurs profanes
Incroyable conspiration
Des angles doux comme des ailes
- Mais la main qui me caresse
C'est mon rire qui l'ouvre
C'est ma gorge qui la retient
Qui la supprime.
Incroyable conspiration
Des découvertes et des surprises.
VI
Fantôme de ta nudité
Fantôme enfant de ta simplicité
Dompteur puéril sommeil charnel
De libertés imaginaires.
Paul Eluard
Publié dans : Dans mon grenier
1
Dimanche 12 septembre 2010
7
12
/09
/Sep
/2010
00:00
Ecrire...
Ecrire, mot secret, sacré,sucré
acidulé parfois...
Il y a des faubourgs
que j'aimerais visiter,
là où l'écriture se fait entrevoyure
d'insaisissables lunes.
Ecrire pour grignoter le temps
et retrouver la mémoire
de nos prochains jours,
Ecrire pour le geste
une chanson troubadoure
où l'écrit vain s'endort
d'un sommeil de peintre.
Ecrire à n'en plus savoir
qui tient la plume ou le pinceau,
de la main ou du mot,
sur le grain de la toile
enivrée...
Ecrire à n'en plus pouvoir
en lettres couronnées
des mots cathédrales
qui, dans la douceur vespérale
s'évaporent
aux voiles de ses vaisseaux.
Et quand elle part,
évasive,
écrire sa présence
pour la rendre effective...
Ecrire...
Ecrire jusqu'à son retour
puis tremper ma plume
dans l'échancrure de son corps sage...
Ecrire en corps.
Loran
Publié dans : Mes textes
7
Samedi 4 septembre 2010
6
04
/09
/Sep
/2010
11:55
Publié le 04/08/2010 10:47 | B.-H. S.-P. La dépêche du midi
Cahors. « Lézardes et Murmures », poésies de Laurent Chaineux
tour de ville
Laurent Chaineux./DDM B.-H. S.-P.
Originaire des Ardennes, Laurent Chaineux, 52 ans, est gendarme au COG du groupement de gendarmerie du Lot.
Un métier pour lequel il est jour ou nuit à l'écoute de nos concitoyens, humains en détresse : de la victime d'accident ou de violence, à la personne suicidaire, en passant par le témoin d'un
délit ou d'un crime, les malades réels ou imaginaires et les personnes en colère, Laurent Chaineux écoute et agit en envoyant gendarmes ou pompiers sur les lieux.
Outre son métier, ce fin observateur des méandres de la nature humaine nourrit depuis son enfance une passion pour l'écriture. « J'écris depuis toujours. Des nouvelles, des poèmes. Une amie a
insisté que certains soient publiés sur le blog Lézardes et Murmures. Mais comme je suis d'une génération qui aime le papier, j'ai publié mon premier recueil de poèmes ».
« Lézardes et Murmures » est un recueil de plus de 50 textes jouant avec les mots et laissant transparaître les sentiments animant l'auteur : tendresse, sensualité, colère, exaltation, soif
de vivre…
Publié par le collectif d'auteurs Brumerge, « Lézardes et Murmures » peut être acheté (7 €) sur http://www.brumerge.kingeshop.com/Lezardes-et-Murmures-cbeaaaara.asp ou Amazon.fr.
Vendredi 23 juillet 2010
5
23
/07
/Juil
/2010
17:20
Un torrent de lave rouge et or
vacille dans les flammes chandelières
éclairant la nuit satine.
Légère et mise à nue
L'aimée mutine,
lutine l'élu
puis,
lubrique volupté
s'ensabre au fier hussard à bande.
Il s'appelait Douine l'hussard
et vivait dans le nord à Lille...
A lille Habibi, à lille !!
Pour le trouver,
chercher l'Hussard
au sabre luisant,
L'Hussard Douine, à Lille...
Un torrent de lave rouge et or
vacille dans les flammes chandelières
éclairant la nuit satine.
Légère et mise à nue
L'aimée mutine,
lutine l'élu
puis, lubrique volupté
s'ensabre au fier hussard à bande,
Et Douine membre Anne,
idoine...
L'aimée lutine, c'est Anne
et Douine est l'hussard d'Anne.
Quand L'hussard daigne
il agite Anne
Improvise une forlane
s'allume un Havane
et puis s'endort...
Un torrent de lave rouge et or
vacille dans les flammes chandelières
éclairant la nuit satine.
Douine, sombre sot tressaille.
Dans un soubressaut s'éveille,
ouvre un oeil et baille.
Quel cauchemar !
Loran
Publié dans : Mes textes
7
Lundi 19 juillet 2010
1
19
/07
/Juil
/2010
14:00
Des mots cris fusent en flot lacrymal
C'est écrit là, sur la page du journal
L'écriveur s'éteint
L'écrivain s'endort
La mort survient
Des cris vains au corps
L'écrit vain s'efface
L'écrivain passe
à l'heure pile
il avait choisi face
C'est pile
Jeudi 1 juillet 2010
4
01
/07
/Juil
/2010
11:59
Il y a ce que tu dis
que tu sembles dire
il y a ce que tu tais
que tu soupires
Puis ce que tu caches
que tu murmures,
ce que tu cries,
ce que tu pleures
ou bien ris
et puis
il y a
ce que je sens
que je devine
que j'imagine
ce que j'entends
que je crois lire
qui me rassure.
Puis il y a toi
au milieu de tout ça,
de ces mots dits
ou pleurés,
tus,
avalés,
chantés...
de ces mots écartés
ou retenus.
Au milieu de tout ça
Il y a toi
et puis moi,
au chevet du Nous
Publié dans : Mes textes
10
Dimanche 20 juin 2010
7
20
/06
/Juin
/2010
10:26
A l'ombre des cèdres
pubères,
abreuvées du lait ruisselant
des hauteurs du Sannine,
les identités meurtrières
enfin s'épouseront.
Le vieil Hermon
enlaçant Saouda la divine,
Assal et Laban
couleront leurs douceurs
au lit d'Aïn el Arouss.
Alors enfin, mon coeur,
au coeur du Mont Liban,
énivré d'encens
je boirai ton nectar
et franchirai le seuil
de Firdaous.
Loran
Jeudi 17 juin 2010
4
17
/06
/Juin
/2010
11:38
La côte est en vue
et les lueurs du port
et la mer est pensive et s'étale
que l'étrave fend silencieuse.
La côte est en vue
et les lueurs du port
Et le désir à l'eau
de rejoindre l'amante.
Et ses blancs acacias
qui trempaient leur tignasse
à l'encre turquoise
et repeignaient sans hâte
les nuages en partance.
Les cordages se tendent
aux soupirs de la coque.
Des regrets du grand large
Aux ennuis immobiles
d'une course achevée,
le ciel moribond
vomissait l'océan
crachant au visage
une mer outragée.
La côte est en vue
et les lueurs du port
et la mer est en deuil
toute drapée de noir
Loran
Vendredi 28 mai 2010
5
28
/05
/Mai
/2010
15:18
Lézardes et Murmures
Laurent Chaineux
7,00 € / 86
pages
ISBN: 978-2-917745-24-3
Illustration © Laurent Chaineux
Le commander
"En un poème de vingt-six vers, laurent, parce que « La côte est en vue », se repend, mots que rie si beaux dans le miroir et à la lueur des vides, là où « la mer est pensive, et s'étale
que l'étrave fend silencieuse », alors que les Papes en font leurs phylactères, « La parole dite s'envole sans bulle », préambule « se pose et déambule » avant d’imploser, d’exploser pétillante
de mots au champagne des lignes.
Si beaucoup d’entre nous lisent tout haut ce que d’autres disent tout bas, certains écrivent tout bas ce que d’autres chantent tout haut ; Laurent Chaineux est de cette race là ! C’est qu’il
existe entre les mots des espaces inconsidérés pour une dialectique du silence et du bruit, de la chanson et de la prière, des mots creux et pleins dans le cri et la nuit … Ainsi les mailles du
langage sont faites d’un tissu subtil de va-et-vient et d’expressions en mal de diction, de motions pleines de ces douceurs et de ces douleurs à mi-maux.
« Les mots lus sont dits sans son ». Les mots dits ne sont pas toujours maudits, « Les mots lus sont dits, sans plus» alors que les malédictions sont toujours des articulations du malheur dans
nos bouches critiques." - Roland REUMOND -
Editions Brumerge
Lundi 10 mai 2010
1
10
/05
/Mai
/2010
07:34
Sur le quai du temps
je me regarde passer
le nez à la portière
Je traverse le temps
dans ce fichu train,
déchirure éphémère
d'un paysage immobile
qui s'étire et se replie.
Sur le quai du temps
je me regarde passer
sans joie et sans remord
le nez sur l'horloge
de mon prochain passage.
Sur le quai du temps
j'ai planté mes valises
et mes jambes à mon cou
je cours la gare buissonnière.
Loran
Parrèsia