L'impitoyable éphéméride irrémédiablement s' effeuille et jette dans la grande corbeille, nos souvenirs de sang. Ce soir, le grand sablier aura d'une nouvelle ride à mon front froissé cette page. Le grimoire oublié, aux parfums de craie, d'encriers et de marronniers jaunis, aux pages nicotines, tachées en Saône et Loire ou Bordelais, entre lesquelles négligemment endormie à peine effeuillée une marguerite sourit, ce grimoire poussiéreux demain s'ouvrira sur une page blanche. Lettre ouverte […]
Croyances étranges de l'homme... Celle-ci le méprise cette autre l'adule... Mais ce corps véhicule sans adoration ni mépris m'emporte et me jette à la faille frivole d'Univers imbriqués, l'un épousant l'autre où le corps exulte et disperse à l'extase l'esprit éclaté qui défaille. Loran
Pourtant, avant l'ultime soubresaut, la rumeur pudique de leur drame croupissait déjà sous nos fenêtres son odeur miséreuse... A l'angoisse des coups, de Terre ou d'état, La tendre convoitise amère ricane. Humaine déchirure... Mais dans ce champ de ruines où s'empilent corps et maigres biens, dans ce champ de gravats où rôdent les chiens, qu'une vie renaisse et ce peuple démembré se dresse, digne et fier, et pousse au ciel son chant d'espoir déchirant. Loran
Mon âme soeur toujours je t'âme-ceriserai... Mais toujours c'est court et l'âme-cerisée reçoit des marrons dans la poire des pêches et des pruneaux dans sa peau douce et bleue tuméfiée... C'est l'amour fruitier, L'amour prison, L'amour martyr Des noces dechirée Noces de sang que des belles de jour subissent la nuit sous une burka de honte puis meurent.... Amore Loran
à Yvette Godard... J'exerce une profession peu commune qui m'offre 3 fois par semaines 11 heures consécutives de nuit de veille en haut d'une tour de verre... Sur mes écrans pas d'avions, de trains ou de navires... juste des hommes, des femmes ou des enfants... Des humains en détresse. Vous avez mal aux dents et ne trouvez pas de dentiste à 02h00 du matin ? Votre chienne est en train de mettre bas et vous ne savez pas vous y prendre ? Votre femme vous trompe ? Vous venez de vous tirer une […]
Je marchais sur le boulevard, virtuel... Je me baladais de page en groupe et de groupe en page tout à l'émerveillement quotidien du social network... Je me baladais comme un souffle de vent léger au milieu de cette foule d'amis nouveaux jamais entrevus et déjà si présents. Moi, l'électron libre, fan de Brassens, je chantais "le pluriel ne vaut rien à l'homme" je me construisais ma bulle où seuls quelques initiés pouvaient pénétrer. Je flottais dans cette cohue du vacarme de laquelle se […]
Mémoires de pierres Mémoire d'eau Mémoire d'hier gravée sur ta peau Souvenirs de mots envolés dans l'exil. Des hommes chameaux sans remords de dunes aux yeux des femmes paupières brunes, s'en viennent boire le sel de leurs eaux. Le vin de l'espoir s'enlace à l'âme une goutte de sang sur Salam Loran
Au printemps des p'tits oiseaux j'ai vu des femmes turquoise à l'iris orangé des femmes fleurs en robes coquelicots le corsage ouvert sur l'ambre de la peau Au printemps des p'tits oiseaux j'ai connu des femmes palissandre aux yeux étoilés de jade et les cuisses entrouvertes sur un jardin ruisselant d'incarnat Au printemps des oiseaux j'ai connu des femmes pêches au regard fascinant d'émeraude la peau veloutée et la chair blanche Au printemps des salauds j'ai vu des femmes polychromes à la […]
Hauteur de sainteté nue des journées moribondes, Haute heure émue où l'esprit foisonnant, Auteur éperdu, jargaude la nuit féconde aux douceurs mescalines et plonge sa plume cormoran dans la soupe natale d'encre sibylline aux effluves lexicales. Des heures ceintes, la bulle enclose enfin s'extirpe sans plainte et pose sur la page ses scirpes. Loran
Sous la neige j'avais allumé l'essence des parchemins de bouleau roulés embrasant des mélèzes la brassée de brindilles, un fagot de bois mort. Trois patates cendrées frissonnent sous la braise et mes vers s'immolent aux sorcières vapeurs des langues incendiaires qui montent aux ramures givrées leurs paillettes dorées. Tu ne parles pas, comme à la messe où tes pieds ne t'ont jamais porté. Le feu balance ses pétons comme des fusées d'artifice à la rencontre des flocons, le bois susure et […]
A la nuit satine la belle Orion se mire dans l'air frissonnant des sables constellés, et sur les rives lactées où coule le Nil, je me pavane le nez dans les étoiles, suivant des yeux les volutes sorcières d'un havane suave enbaumant Misraïm. Qu'ont-ils raconté ces hommes venant de Mars lorsqu'ils débarquèrent de leurs vaisseaux fuyant leur terre moribonde ? Et quel espoir oublié chérissaient-ils que garde en son ventre le sphynx immobile ? Mon vieux Samir reprenons une rasade de ce doux […]
Un mètre quatre-vingts au garrot environun cul comme un fourgonil était à dix pasen contrebasdans le parc à Rhinos.De dos,une énorme vacheen combinaison de plongéeaux bourrelets de locomotive.Je ne voyais pas sa têteil somnolait sans douteaprès un tel banquet.Elle, mignonne se pencheévaluant la taille de la bêteà la profondeur de l'encloset, dans la fosselaisse tomber les clés du carrosse.Il faisait un temps de chienet pas un chat à la palmyreencore moins de palefrenier.La belle […]
Je t’écris d’une planète en équilibre entre mon cosmos et celui tout aussi vaste qui nous entoure. A peine un peu de vertige… Je suis dans le créneau favorable pour les transmissions interplanètaires ... Exceptionnellement, nos planètes respectives ont des trajectoires si proches que nous voguons sur les mêmes longueurs d’ondes. Toutes les planètes se ressemblent un peu je crois, à quelques détails près. Il paraît que certaines sont bleues comme des oranges. L’univers est si grand […]
Parrèsia