Lundi 4 janvier 2010
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01:50
Sans fard
Et nu
L'un passe
L'autre naît
L'an passe
L'autre niais
L'an passe
L'autre niait
L'an passe
L'autre n'y est
L'impasse
L'hôte renaît
Nu
Phare
Loran
Dimanche 3 janvier 2010
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20:04
(à Loran)
Comment ne pas voir dans ce nom l'une des plus grandes ironies
de l'exception littérale? Paul Eluard, archet en place du coeur, ne cesse
de découvrir la profonde figure du philanthrope souffrant, dont la douceur,
l'amabilité, émaillent le poing d'une révolte jamais finie, d'une révolte qui
prend tous les visages de l'espoir, et propage l'énergie volontaire d'équilibrer,
d'égaliser, de produire une poésie au nom de tous, puisqu'au nom de l'entière
humanité, et qui pourtant, se referma sur son seul nom. Cette douceur, il ne
nous en sépare jamais, même lors de ses plus indispensables violences,
même dans ses pointes les plus exacerbées; il pense aux autres. Si une
poésie communiste se révèle impossible, si comme le signale lucidement Artaud,
il eut fait beau voir le Communisme s'élever au Surréalisme alors que le Surréalisme
descendait dans le Communisme, Eluard en est désormais le seuil surréel. Mais
combien sommes-nous, aujourd'hui, à penser à lui?
Eric Valnerbauch -
voir son site Erosem
Samedi 2 janvier 2010
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23:37
J'ai le plaisir de vous présenter deux poèmes d'un jeune poète belge
Gaël Pietquin
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Désertification . Déversification
sur le délivre
embué
sauf
au sortir
de l'apnée
n'ai-je vu
l'usure fauve
poursuivre sa fugue
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va-gue
va-gue
va-gue
(gué)
à la césure coeur des vagues
ou là
macérées dans l'impasse
doivent échouer les sciures
aux valses crues
à la décrue des va-et-vient
langue passe
en remuant
l'ossature
(vague vague vague...)
la voix des suttures
tessiture
jouera l'amer
l'angoisse
ex-cathedra
Gaël Pietquin
Publié dans : Dans mon grenier
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Vendredi 25 décembre 2009
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10:37
Radiesthésie ?
"C'est l'art très ancien de trouver de l'eau, des minerais et d'autres objets qui semblent avoir en commun un magnétisme (ou une énergie) naturel. Une énergie que le corps semble être capable de
détecter, il la détecte aussi bien que l'oreille un bruit ou les yeux une couleur. Beaucoup de gens peuvent développer leurs sens avec de l'entraînement, il en va de même dans la pratique de la
radiesthésie."
A tous ceux qui aimeraient expérimenter cet "Art" du pendule je recommande la lecture de la "Lettre à Robin" disponible sur ce site :
http://renaud91.free.fr/Radiesthesie/fr/robin/robinfr.html#1
Publié dans : Esoterisme
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Jeudi 24 décembre 2009
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18:44
Noël...
Une pensée particulière en ce soir de Noël pour tous ceux qui le souhaiteraient joyeux
mais qui n'ont pas le coeur à rire...
Que le soleil invaincu les réchauffe et leur garde l'espoir de
jours
meilleurs.
Loran
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Lundi 21 décembre 2009
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00:40
"Hauteroche a fait de myrobolan le nom d'un médecin qui guérissait tout par des pilules, et, comme cela semblait miraculeux, on a pris en ce sens le terme
myrobolan." citation de LEGOARANT
Myrobolan et mirobolant, une fois n'est pas coutume, ne sont pas du tout de la même famille selon nos savants du dictionnaire...
Tout ça demande réflexion...
Mirobolant est un adjectif signifiant : "qui émerveille, qui étonne" et qu'on peut remplacer par un de ses nombreux synonymes tels que époustouflant, fabuleux ou fantastique.
Myrobolan est le nom du fruit comestible du badamier utilisé autrefois en pharmacie pour ses propriétés purgatives.
On sait qu'il n'y a pas si longtemps la médecine connaissait essentiellement deux grands remèdes à tous les maux : les saignées et les purges.
Dés lors on comprend mieux pourquoi Hauteroche nomma ainsi son médecin qui guérissait tout par des pilules à base de myrobolan.
C'était un traitement extraordinaire en effet car la constipation était tellement préoccupante que le bonjour matinal fut remplacé par la traditionnelle question :
- comment ça va ce matin ? " (aller... sous-entendu : à la celle)
Quand le remède n'était pas le bon vous imaginez la reponse du pauvre constipé...
- Bah ! dame, c'est pas mirobolant !
Pourtant... Quand ça fait chier, c'est pas non plus mirobolant....
Loran
Publié dans : Jardin Motager
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Dimanche 20 décembre 2009
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22:29
La prison de Yaldâ
d'après un poéme de Houshang Ebtehâdj, poéte iranien
Combien de nuits
Combien de silences encore ?
Il est temps que je m'éveille
Et qu’avec le jour renaîsse le feu rieur
Si je dois brûler, alors je dois jaillir !
Que l’amour m’embrase
Que je ne craigne plus la flamme !
Cent champs de coquelicots
saignent dans mon cœur
Comment pourrais-je m'éteindre
et me mêler ainsi à la terre ?
Tel un volcan assis sur une fièvre mystérieuse
Il y aura cent tremblements avant que je m’éveille
Alors je me lèverai
et dénouerai le cœur brûlant
De ma poitrine,
je laisserai couler le déluge aveugle
Comme pleurs qui nouent la gorge
je tomberai des nuages
Et je laisserai à la foudre
le visage du courroux
Ò ombre !
les veilleurs de la nuit
guettent le soleil
J’ouvrirai la prison
de la nuit de Yaldâ,
je m’échapperai...
Publié dans : Dans mon grenier
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Samedi 19 décembre 2009
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15:50
Le poème est une bulle polyphonique conciliant poète et poésie car s'il y a concil y a bulle...
Publié dans : Réflexion
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Jeudi 17 décembre 2009
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23:21
Profondeurs
Quelle est cette musique qui me rejoint la nuit
Quelle est cette voix qui chante sous ma fenêtre
et met mon âme en joie
Quelle est cette main qui érige mon palais
et cette vie apparue sous mon corps
qui soulève la poussière à mes pieds
Qui m'aime plus fort que tous mes amants
et dissipe mes idées noires
Loran
ממעמקים
מי זה קורה לך בלילה - הקשיבי
מי שר בקול אלייך - אל חלונך
מי שם נפשו שתהיי מאושרת
מי ישים יד ויבנה את ביתך
מי ייתן חייו ישימם מתחתיך
מי כעפר לרגלייך יחייה
מי יאהבך עוד מכל אוהביך
מי מכל רוח רעה יצילך
Ruthie
Jeudi 17 décembre 2009
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17:28
Roture
À la fin de la bataille, tout était perdu.
Vaincue, flanquée par terre, couverte de plaies
qui saignaient, nez brisé et langue coupée,
je respirais avec peine - princesse en guenilles,
princesse de pacotille,
éclaboussée par la boue des métaphores.
J’étais contente. J’avais survécu.
Naufragée, après d’âpres tempêtes, sur une plage mystérieuse,
je me dressais, à genoux,
sur un nouveau continent, aux confins de l’imagination.
Une terre neuve, vaste et silencieuse, dans lequel
le mutisme des arbres était mon compagnon,
une contrée peuplée
d’inukshuks, petits bonhommes en pierre et calcaire,
qui me servaient des courtiers.
Un totem blanc, érigé avec des sons des voyelles, s'élançait entre
neiges et pétales, vers le Pôle Nord.
Le soleil se perdait, en verglas, dans le sillage du canoë.
Fatiguée, je choisis un abri pour la nuit.
À peu près endormie, je me suis évanouie de nouveau,
sans avoir pu saisir le rêve qui me guettait –
un rêve des palais.
Versailles.
Irina
http://poesiecanadienne.blogspot.com/
Publié dans : Dans mon grenier
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Parrèsia