Mardi 30 novembre 2010
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18:21
Par Loran
Lesia
! J'expire à Guernesey
des mots crapauds privés de sens,
Chantant aux mules amusées
De jolis souvenirs d'en France,
Quand ton sein cloué sur mon cœur
Poussait la marée salicole
aux pages de mon livre d'heures.
La mémoire peut être frivole,
À Divona ou Guernesey...
Sans toi, l'exil c'est n'importe où.
Mon âme à ton coeur épousée
Victor te cherche comme un fou
Et guère ne sais si tu fus mienne
À Divona ou Guernesey.
Dans l'ombre tendre de Julienne
Le sable coule à marée basse,
mes doigts démaquillant tes yeux.
Petite fille tu te délasses
Aux heures blanches de nos jeux
Où la tendresse te trahit,
Quand tu voudrais tout croire fini
Et que j'implore que le temps cesse...
Loran
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Samedi 6 novembre 2010
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08:54
Par Loran
Las
Oh l'ami
si sombre Si las...
L'Ombre des cytises
Enlace les ombres
Et mouvantes caresses
Aux douces voyelles,
Dociles murmures
et froissement d'aile.
Effroi semant d'elle
au soleil
ses cistes à feuilles de sauge
aphyllanthe et salsepareille...
Oh l'ami si seul
Si las
Sais tu seulement
Combien elle t'aime
L'amie, la seule,
La sol la mi
Loran
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1
Vendredi 5 novembre 2010
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08:13
Par Loran
La dulcinée
file aux arts
aux soirs de salle obscure
Et s' hallucine et marche
au bras de l'ami des arts
des toiles septièmes fondant au noir.
La faute au fil y passe,
je suis l'ellipse
de l'après séance.
Bonbons Caramels chocolats !
Loran
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Jeudi 28 octobre 2010
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10:02
Par Loran
...L'amante Alice Religiosa s'éprit un jour de Caroline Théridion une jolie veuve noire...
L'amante,
religieuse mentalité,
l'amante
religieusement
alitée,
l'amante,
religieuse,
ment,
alitée.
Loran
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1
Mercredi 13 octobre 2010
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/10
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08:00
Par Loran
Un potentat
Concupiscent
Tâtait sans hâte
La croupe callipyge
de la belle Agate
Quand l'aposta
rubinescent
se présenta.
Agate rit,
Repoussant la main du prélat.
Le nonce apostolique
rangea ses breloques
Et prenant ses cliques
et ses claques
s'évapora.
Dégustant une gueuse
qu'Agate lui glissa
L'aposta soudé au bar,
soliloquant
Apostropha le clerc
aux oeuvres séculières
Puis, regardant Agate,
reprit une autre bière...
Loran
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Dimanche 10 octobre 2010
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08:13
Par Loran
Le temps qui passe me désespère
Et j'ignore encore ce dont tu m'accuses...
Je n'ai pas suivi de cours à l'école des pères,
Ne l'ai pas trouvée,
et m'en excuse.
J'ai commis des erreurs
Et tu en commettras
Toi qui bientôt
Tiendras ton enfant dans tes bras.
Quand celui ci a son tour
Tuera le père,
Souviens toi et pardonnes ces heures
Amères.
Le marbre où je repose
Est à deux pas,
Ote ton armure
Je t'aime
Je t'y attends bras ouverts,
S' il est encore temps.
Loran
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5
Dimanche 12 septembre 2010
7
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00:00
Par Loran
Ecrire...
Ecrire, mot secret, sacré,sucré
acidulé parfois...
Il y a des faubourgs
que j'aimerais visiter,
là où l'écriture se fait entrevoyure
d'insaisissables lunes.
Ecrire pour grignoter le temps
et retrouver la mémoire
de nos prochains jours,
Ecrire pour le geste
une chanson troubadoure
où l'écrit vain s'endort
d'un sommeil de peintre.
Ecrire à n'en plus savoir
qui tient la plume ou le pinceau,
de la main ou du mot,
sur le grain de la toile
enivrée...
Ecrire à n'en plus pouvoir
en lettres couronnées
des mots cathédrales
qui, dans la douceur vespérale
s'évaporent
aux voiles de ses vaisseaux.
Et quand elle part,
évasive,
écrire sa présence
pour la rendre effective...
Ecrire...
Ecrire jusqu'à son retour
puis tremper ma plume
dans l'échancrure de son corps sage...
Ecrire en corps.
Loran
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7
Vendredi 23 juillet 2010
5
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/07
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/2010
17:20
Par Loran
Un torrent de lave rouge et or
vacille dans les flammes chandelières
éclairant la nuit satine.
Légère et mise à nue
L'aimée mutine,
lutine l'élu
puis,
lubrique volupté
s'ensabre au fier hussard à bande.
Il s'appelait Douine l'hussard
et vivait dans le nord à Lille...
A lille Habibi, à lille !!
Pour le trouver,
chercher l'Hussard
au sabre luisant,
L'Hussard Douine, à Lille...
Un torrent de lave rouge et or
vacille dans les flammes chandelières
éclairant la nuit satine.
Légère et mise à nue
L'aimée mutine,
lutine l'élu
puis, lubrique volupté
s'ensabre au fier hussard à bande,
Et Douine membre Anne,
idoine...
L'aimée lutine, c'est Anne
et Douine est l'hussard d'Anne.
Quand L'hussard daigne
il agite Anne
Improvise une forlane
s'allume un Havane
et puis s'endort...
Un torrent de lave rouge et or
vacille dans les flammes chandelières
éclairant la nuit satine.
Douine, sombre sot tressaille.
Dans un soubressaut s'éveille,
ouvre un oeil et baille.
Quel cauchemar !
Loran
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7
Jeudi 1 juillet 2010
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/Juil
/2010
11:59
Par Loran
Il y a ce que tu dis
que tu sembles dire
il y a ce que tu tais
que tu soupires
Puis ce que tu caches
que tu murmures,
ce que tu cries,
ce que tu pleures
ou bien ris
et puis
il y a
ce que je sens
que je devine
que j'imagine
ce que j'entends
que je crois lire
qui me rassure.
Puis il y a toi
au milieu de tout ça,
de ces mots dits
ou pleurés,
tus,
avalés,
chantés...
de ces mots écartés
ou retenus.
Au milieu de tout ça
Il y a toi
et puis moi,
au chevet du Nous
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10
Jeudi 25 février 2010
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/Fév
/2010
19:02
Par Loran
If I were God I'd go incognito on vacation to Lebanon ...
Or to Tehran,
In the features of a woman
I’d pull a few beards and kick some blessed asses,
then rekindle the flame
In Olympia.
I’d walk around topless in the streets of Riyadh
of Kabul, of Atlanta or of Islamabad
If I were God
I’d dress the Afghan women with Coco Chanel
the Taliban with Burkacharel.
If I were God
I’d ring a few bells,
distribute some cuffs
and some white condoms
in the halls of the Vatican.
But if I were God really
If I were God ...
I’d ordain my followers ill at ease
as French Secularists
Then I’d go and spend my holidays in some other place.
Loran
(Merci à Patricia pour sa traduction de "Si j'étais...")
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3
Samedi 6 février 2010
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/Fév
/2010
19:45
Par Loran
Comme il existe deux sortes de
silence
je vois deux formes de solitude.
C'est une question de distance
plus que d'habitude
une quête lucide,
un regard sur l'existence.
Que s'éteignent les bruits ambiants,
le silence s'installe
enveloppe de feutre
mon tumulte intérieur.
La paix acoustique
de l'environnement social
naît de l'isolement numérique extérieur,
Solitude géographique passagère.
Mais quand je descends
dans mes eaux profondes
là où resplendit l'improbable lumière
tandis qu'au dehors le vacarme gronde
Quand le silence en moi se fait
alors j'entrevois la solitude vraie.
L'Homme est seul voilà son
secret
d'une incroyable,
d'une implacable solitude
qu'il trompe vainement jusqu'à sa finitude.
Loran
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11
Mardi 15 décembre 2009
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/2009
11:39
Par Loran
J'avais oublié le guide du nitrique voyage
et marchais dans les flaques au bord d'un cimetière
où l'habit cynique de la nuit qui cage
blanchit la page idéelique des anciennes chimères.
Jusqu'à moi se tordent des arbres maléfiques
et tout autour, une fresque démoniaque de spectres difformes
hurlant aux ténèbres des sons synthétiques multiformes.
Fuir ! Courir dans l'oblique.
Je crie : Lumière !
Mais le noir sardonise...
Terreur...
Mes pieds se posent dans l'immonde sensation de vide
Alors enfin j'ouvre les yeux sur une lueur faible et léthargique
qui s'évapore dans l'air insipide
qu'elle embrase soudain en un gigantesque incendie.
Douce Lumière, ile promise de mes paradis biosynthétiques,
Symphonie élégiaque de couleurs transparentes, merveilleux décors d'harmonie cristalline...
Je vis, je sens, je vois, lumière envoutante et sanguine,
je suis dans la fresque grandiose; je suis unique.
Je suis moi, je suis Tout... Ne suis je pas dieu ?!
Tendre beauté bercée par tant de joie prophétique
C'est un beau voyage, Je suis moi, Le Seul Dieu...
Loran
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1
Jeudi 26 novembre 2009
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/Nov
/2009
16:12
Par Loran
Demain à sept heures
dix-huit mille huit cents jours
quatre cent cinquante et un mille deux cents heures
à m'agiter aux alentours
Six cent dix huit mois
d'apprentissage
de coups de règles sur les doigts,
Combien de litres recyclés
Combien de salive
Combien encore de larmes
avant de déposer les armes
sur l'autre rive
épuisé
Loran
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6
Samedi 5 septembre 2009
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05
/09
/Sep
/2009
09:40
Par Loran
א
Sur le mur Oligocène
Dapalis
amer, se glisse
Comme une langue
obscène
que l'éloge allonge.
L'Horloge orange
Songe
Et dérange
la lune en deuil
Où ton oeil
se perd.
Claire,
Sous ta jupe drôle
Un rien t'affole
Et tangue.
L'Oiseau trésaille
Puis vole,
A l'aube lisse
Et dans ta main s'apaise.
L'horloge rit,
Déraille
Et les chiens pissent
A l'Obelisque.
Demain n'est pas
ni ne sera.
L'Homme ?
Chat l'homme
Et rat botté...
L'Homme chie l'homme,
De concil en concil,
De dos Jaunes
En cake quarante
Le con chie, lit, culte ivre
Dans ses frusques
Les huitres de ses frasques.
Hermes tique
Athée réac
Attache Ethique
Et Choc.
Horloge sur le quai,
marée humaine
Nature à l'isthme,
Chapeau de paille,.
Loran
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5
Dimanche 10 mai 2009
7
10
/05
/Mai
/2009
23:56
Par Loran
"Et je
marchais, petit bonhomme, derrière ce vieux bonhomme adorable, qui me donnait une cigarette pour éloigner les moucherons et autres volants voraces des sous-bois tempérés...
Je marchais derrière et je lui composais des odes, je lui composais des hymnes..."
C'est le onzième jour de mai qu'il s'envola le coeur épuisé d'avoir tant donné. Il m'avait prévenu pourtant, neuf mois plus tôt, qu'on ne se reverrait pas... Ce n'était
pas dans ses habitudes et moi j'aurais du le croire. Mais je suis arrivé trop tard devant ce corps sans vie qu'il avait déserté et que je n'ai pas voulu voir mettre en terre. Il était là tout
près et si mes yeux qui le cherchaient dans l'air ne le virent point je le sentais tout autour de moi.
Quelques jours plus tard, de retour chez moi j'ai commencé
à éprouver un sentiment bizarre, un besoin irrépressible de sculpter dans le bois son visage.
Il me restait un morceau d'Iroko, je me suis mis à l'oeuvre sans tarder. Fébrilement je tenais le ciseau et le maillet, je travaillais comme un possédé comme si ma vie dépendait de l'achèvement
de cette sculpture. Je travaillais sans rien y voir, les yeux embués de larmes.
Le troisième jour, toujours halluciné, je butais sur une expression, sur un détail de son visage que j'étais incapable de reproduire. Alors la rage me prit et sans regarder j'ai frappé au
hasard comme pour briser cette planche, mettre fin à cette torture tout en insultant le ciel. C'est alors que je m'aperçu avec effarement que je venais d'obtenir l'effet tant recherché et
que je trouvai l'apaisement.
Croyez le ou non mais je sais qu'il était là, tout le temps que dura mon travail.
Il s'appelait Lucien, c'était mon grand père et certains jours, il me manque...
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