recueil

Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 01:45

Par Loran

Versatile
Versa-telle dans mon bol
Rebelle
Un soupçon
de cette potion
Volatile ?
Une poignée de vers libres
Passion volubile
s'entortillent
se glissent et s'insinuent
puis frissonnent
jusqu'en bas
tout
en
bas
D'une page
Image
Insatiable et frivole.
Loin
Des liaisons entrelacées
Aux impressions bizarres d'étoffes industrialisées
Je préfère l'artisanat
D'une chaude caresse aux accents vermillon
Tendre glissade
D'incarnat
Aux reflets de jade.
Touches de bonheur sur fond d'azur
Quelques notes mordorées
Disposées sans mesure
se fondent, se mêlent puis s'enlacent
Me dépassent
Explosent enfin puis m'entrainent
Par delà l'horizon
Jusqu'au coeur de la toile

Loran



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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 01:42

Par Loran


Connais tu le son,
Connais tu le son des mots,
le son des mots lus ?

Les mots lus sont dits sans son.
Les mots lus sont dits, sans plus.

Connais tu le son des mots ?
Le son des mots dits lus.
Le son des mots tus.
Est ce que les mots tus sont dits sans son ?
Est ce que le son des mots tue ?
Et le son des mots lus, tue t-il ?
Est ce que les mots dits tuent ?

Et le frisson des mots ?
Connais tu le frisson des mots ?
Connais tu le frisson du chant des mots
qui te laisse sans voix et t'envole...
Connais tu le frisson d'une parole ?

La parole dite s'envole sans bulle
se pose et déambule.
La parole circule et crée
La parole crée,
le meilleur ou le pire
et s'efface dans l'expir
comme fane une fleur.

Connais tu le son ma soeur ?
Connais tu le son des soupirs ?

Loran

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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 01:40

Par Loran

Au soleil haut
Je plaisantais
avec la belle argiope
étalant ses dentelles
à l'ombre d'un rosier.
Une abeille qui faisait son marché
un instant se posa
pour me saluer
puis regagna ses pénates.
Soudain une rumeur
dans les brins d'herbe tendre
vint égrener les accents
d'une chanson paillarde
quand une troupe colorée
de cherche-midis en vadrouille
apparut au pied d'une pivoine.
Les gendarmes en rouge livrée
revenaient d'un banquet
copieusement arrosé
chez les fourmis voisines
pourvoyeuses réputées
en liqueur de pucerons.
Midi sonna,
j'entendis les glaçons.


Loran

gendarme.JPG



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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 17:14

Par Loran

Regarde ce cube

sur la table,

il est a toi,

c'est un cadeau.

Tout autour,

sur ses faces,

j'ai gravé quelques signes.

Un poisson

un chameau

une dent

sur la dernière

un souffle.

Ce cube est une boite

mais si tu l'ouvrais

aujourd'hui

tu n'y trouverais rien

tu croirais

qu'elle est vide.

Dedans,

Un oiseau

porte sa croix

il attend

que tu trouves la clé

pour pouvoir s'envoler


 

Loran

 

hanouka1.jpg



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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 16:30

Par Loran
L'impitoyable éphéméride
irrémédiablement
s' effeuille et jette
dans la grande corbeille,
nos souvenirs de sang.
Ce soir,
le grand sablier aura
d'une nouvelle ride à mon front
froissé cette page.
Le grimoire oublié,
aux parfums de craie,
d'encriers
et de marronniers jaunis,
aux pages nicotines,
tachées en Saône et Loire ou Bordelais,
entre lesquelles
négligemment endormie
à peine effeuillée
une marguerite sourit,
ce grimoire poussiéreux
demain s'ouvrira
sur une page blanche.
Lettre ouverte sur notre vie qui passe
et s'en ira,
avant d'avoir pu dire tant pis,
un pied de nez dans une main
dans l'autre un vieux mouchoir.
Cette page 
je veux l'écrire avec toi
pour qu'avant l'arrivée du froid
nous vivions le temps.
Celui d'un chapitre
ou le temps d'un roman.
Quelle importance ?
Vivre le temps
pour enfin
pouvoir l'arrêter.

Loran



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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 22:53

Par Loran

Croyances étranges

de l'homme...

Celle-ci le méprise

cette autre l'adule...

Mais ce corps

véhicule

sans adoration

ni mépris

m'emporte et me jette

à la faille frivole

d'Univers imbriqués,
l'un épousant l'autre

où le corps exulte

et disperse à l'extase

l'esprit éclaté

qui défaille.

 

Loran



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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 21:18

Par Loran

Pourtant,
avant l'ultime soubresaut,
la rumeur pudique
de leur drame
croupissait déjà
sous nos fenêtres
son odeur miséreuse...

A l'angoisse des coups,
de Terre ou d'état,
La tendre convoitise
amère ricane.
Humaine déchirure...

Mais dans ce champ de ruines
où s'empilent
corps et maigres biens,
dans ce champ de gravats
où rôdent les chiens,
qu'une vie renaisse
et ce peuple démembré
se dresse, digne et fier,
et pousse au ciel
son chant d'espoir
déchirant.

Loran


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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 23:11

Par Loran
Mon âme soeur
toujours
je t'âme-ceriserai...


Mais toujours
c'est court

et l'âme-cerisée
reçoit
des marrons

dans la poire
des pêches
et des pruneaux
dans sa peau
douce
et bleue
tuméfiée...

C'est l'amour fruitier,
L'amour prison,
L'amour martyr
Des noces dechirée
Noces de sang
que des belles de jour
subissent la nuit
sous une burka de honte
puis meurent....
Amore


Loran



Publié dans : recueil - Communauté : LA PLUME D'ARGENT
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 20:00

Par Loran

Je marchais sur le boulevard, virtuel...

Je me baladais de page en groupe et de groupe en page

tout à l'émerveillement quotidien du social network...

Je me baladais comme un souffle de vent léger

au milieu de cette foule d'amis nouveaux

jamais entrevus et déjà si présents.


Moi, l'électron libre, fan de Brassens, je chantais "le pluriel ne vaut rien à l'homme"

je me construisais ma bulle où seuls quelques initiés pouvaient pénétrer.

Je flottais dans cette cohue du vacarme de laquelle se distinguait néanmoins ce puissant appel à l'amour, à la tendresse...

Touchant appel...


Bande à part,chantait Georges, Sacrebleu c'est ma règle et j'y tiens...

Pourtant, chacun, du fond de sa propre bulle semblait rayonner et fusionner à merveille l'individuel si farouche au collectif réputé, pourtant, si ingrat...


Moi, le Aleph de Jorge Luis Borges, les pieds sismographes et les bras au cosmos, j'expérimentais encore et toujours mon humanité subtile, diapason mystère que la moindre intention mettait en résonance.


Le pluriel ne vaut rien à l'homme, c'est pourtant vérifié...

C'est le secret des planches de Facebook qui fait du pluriel un multiple tête à tête...


J'en étais là de mes cogitations compulsives lorsqu'au détour d'une page je la vis...

Une question sans réponse, déposée là comme un ex-voto, une bouteille à la mer, un appel dans le vent.


Vous ne me croirez pas mais en remarquant cette question je les ai entendus rire, anges ou démons, cachés dans la transparence, dans le silence de nos réponses suspendues.


J'ai attrapé le point final de la question, j'ai tiré doucement et le fil a suivi, détricotant les mots un à un puis la phrase toute entière, jusqu'à la plume qui l'avait gravée. Jusqu'à la main et jusqu'au coeur de son auteur.


Etais-je le magicien ou bien la victime du charme ?


Ce coeur est en vie, il vibre si fort et si familier.

Chacun de ses battements résonne en moi et si d'aventure je me bouche les oreilles mon corps tout entier lui fait écho...


J'ai ouvert ma chemise pour lui faire une place, j'ai débranché mon PC et je suis parti flâner dans les rues, un sourire nouveau sur les lèvres qui faisait se retourner sur nous les touristes curieux...

Les vagues lointaines venaient s'étirer sur le sable, le soleil jouait dans les vignes et j'étais heureux,  simplement.


Loran



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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 12:30

Par Loran

Mémoires de pierres
Mémoire d'eau
Mémoire d'hier
gravée sur ta peau
Souvenirs de mots
envolés dans l'exil.
Des hommes chameaux
sans remords de dunes
aux yeux des femmes
paupières brunes,
s'en viennent boire
le sel
de leurs eaux.
Le vin de l'espoir
s'enlace
à l'âme
une goutte de sang
sur Salam


Loran

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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 20:44

Par Loran

Au printemps des p'tits oiseaux
j'ai vu des femmes turquoise à l'iris orangé
des femmes fleurs en robes coquelicots
le corsage ouvert sur l'ambre de la peau

Au printemps des p'tits oiseaux
j'ai connu des femmes palissandre
aux yeux étoilés de jade
et les cuisses entrouvertes
sur un jardin ruisselant d'incarnat

Au printemps des oiseaux
j'ai connu des femmes pêches
au regard fascinant d'émeraude
la peau veloutée et la chair blanche

Au printemps des salauds
j'ai vu des femmes polychromes
à la peau bleue tuméfiée
et des marbrures roses
en souvenir d'essence

Au printemps des salauds
j'ai déposé quelques roses.
une pervenche et la belle ancolie
sur ce lit de mousse où tu t'étioles
pour cause de vitriol


Loran

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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 13:48

Par Loran


Hauteur de sainteté nue
des journées moribondes,
Haute heure émue
où l'esprit foisonnant,
Auteur éperdu,
jargaude la nuit féconde
aux douceurs mescalines
et plonge sa plume cormoran
dans la soupe natale
d'encre sibylline
aux effluves lexicales.
Des heures ceintes,
la bulle enclose
enfin s'extirpe
sans plainte
et pose
sur la page ses scirpes.


Loran



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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 13:00

Par Loran


Sous la neige
j'avais allumé
l'essence des parchemins
de bouleau roulés
embrasant des mélèzes
la brassée de brindilles,
un fagot de bois mort.
Trois patates cendrées
frissonnent sous la braise
et mes vers s'immolent
aux sorcières vapeurs
des langues incendiaires
qui montent aux ramures givrées
leurs paillettes dorées.
Tu ne parles pas,
comme à la messe
où tes pieds ne t'ont jamais porté.
Le feu balance ses pétons
comme des fusées d'artifice
à la rencontre des flocons,
le bois susure et chuinte
et dans ton oeil unique
celui qui brille
délavé par le temps
luisent l'or de la flamme
et le bonheur de l'instant.
J'ai dix ans encore ce soir
Grand père
les patates
Crois-tu qu'elles sont cuites ?

Loran

 



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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 11:32

Par Loran
A la nuit satine
la belle Orion se mire
dans l'air frissonnant
des sables constellés,
et sur les rives lactées
où coule le Nil,
je me pavane
le nez dans les étoiles,
suivant des yeux
les volutes sorcières
d'un havane suave
enbaumant Misraïm.
Qu'ont-ils raconté
ces hommes venant de Mars
lorsqu'ils débarquèrent
de leurs vaisseaux
fuyant leur terre moribonde ?
Et quel espoir oublié
chérissaient-ils
que garde en son ventre
le sphynx immobile ?
Mon vieux Samir
reprenons une rasade
de ce doux Rhum
couleur d'ambre
parfumé de santal
et laissons sous le sable
soupirer ce mystère
qui sommeille.


Loran



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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 10:25

Par Loran
           hathor             
  Ath
or
  Sa muse
  la mort
  s'amus
e
  lame hors

  ça m'use
  la mort
  Sa muse
  a tort

  Loran



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agréable et astucieux :)

Lisabuzz.com parle de Lézardes et murmures : Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Lézardes et murmures, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Loran mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Lézardes et murmures et je suis loin d être seule ! signé http://blog.lisabuzz.com

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