Là où les hommes s'agglutinent Là où ils s'organisent se tyrannisent se désobligent autour de leurs mines de leurs églises de leur bêtise qu'ils érigent en monuments pâles en arches triomphales jusqu'autour de leurs villes de leurs bidonvilles, Là où ils vivent Là où ils meurent pousse une étrange fleur qu'ils cultivent. Une fleur qui fait ses lois ses prix ses crimes et ses croix ses places ses cours ses escaliers ses légions, ses déclarations ses demoiselles et ses garçons ses tables et […]
Feux follets (poème de mes 14 ans, oublié au fond d'un carton) Qui sont ces petits êtres au fond de mon jardin? Qui cela peut-il être Qui se tiennent par la main....... Quelles sont ces choses étranges ? Ils dansent tous en rond Comme des petits anges Autour d'un potiron . Auraient-elles des âmes Ces petites flammes ? Qui effrayeraient les dames ? Ils sont feux follets, non De ma pensée reflet Ils dansent d'un pas guilleret. Laurent - 1973
Quand les militants courtisent Les courtisans militent. ils se montrent, promènent à la sauce leurs écrans de fumée puis masquant le vide de leurs échoppes ils décorent leurs vitrines pour des alouettes fatiguées. Quand les courtisans courtisent ils s'écoutent parler. Leurs ânes rient ils ne les entendent pas. Ils s'affilient s'inscrivent en lice et chantent leur chanson apprise avec l'idole Qu'ils tutoient en mouillant leur culotte. Ils organisent des débats et parlent des droits de […]
Ferré:La méthode Vidéo fidjie sélectionnée dans Arts & Talents Apprendre rien c'est difficile et délicat Et compliqué et con et inutile Czerny? D'accord! Larousse? D'accord! La Géo? D'acc! La pharmacopée? Demandez à mon père c'était un spécialiste Il emportait avec lui des valises le sentiment barré du Codex Des infusions particulières qui sait? L'éternelle jeunesse? - Et si je meurs? Il est mort! Apprendre rien? C'est Hamlet, tiens! To learn or not to learn... that is... that is... c'est […]
Ses chaines enfin brisées il les mit dans un sac, Puis, lorsqu'il fut dressé, bien planté sur ses pieds l'Homme enchaina l'homme. L'autre qui rêvait d'humanisme, et n'avait pas inventé la poudre se prît à rêver d'un grand soir qui briserait enfin ses chaines qu'il glisserait dans un sac... Loran .
Comme un sentiment de révolte propre à notre époque.... Qaïn Leconte de Lisle (Extrait) ... Je regarde marcher l'antique sentinelle, Le Khéroub chevelu de lumière, au milieu Des ténèbres, l'esprit aux six ailes de feu, Qui, dardant jusqu'à moi sa rigide prunelle, S'arrête sur le seuil interdit par son dieu. Il reluit sur ma face irritée, et me nomme : – Qaïn, Qaïn! – Khéroub d'Iahvèh, que veux-tu ? Me voici. – va prier, va dormir. Tout s'est tu, Le repos et l'oubli bercent la terre et […]
"On supprimera l'Ame Au nom de la Raison Puis on supprimera la Raison. On supprimera la Charité Au nom de la Justice Puis on supprimera la Justice. On supprimera l'Esprit Au nom de la Matière Puis on supprimera la Matière. Au nom de rien on supprimera l'Homme ; On supprimera le nom de l'Homme ; Il n'y aura plus de nom. Nous y sommes." Armand ROBIN , 1945
Lettre d'Arthur RIMBAUD à Paul Demeny Charleville, 15 mai 1871. J’ai résolu de vous donner une heure de littérature nouvelle. Je commence de suite par un psaume d’actualité : Chant de guerre parisien Le Printemps est évident, car Du coeur des Propriétés vertes, Le vol de Thiers et de Picard Tient ses splendeurs grandes ouvertes ! Ô Mai ! quels délirants culs-nus ! Sèvres, Meudon, Bagneux, Asnières, Écoutez donc les bienvenus Semer les choses printanières ! Ils ont shako, sabre et tam-tam, […]
- Un poème de mon ami Christian E Andersen - Ne dis rien épargne cette vaine fatigue à tes lèvres à ta pauvre tête fatiguée qui fait grise mine un vent fou à pleines poignées disperse dans la montagne les oiseaux qui volent tête en bas on refait le procès de la sélection naturelle on écourte on écourte il y a de grands bruits de faux qu'on aiguise et l'amour sur la paille dans la grange est rouge CEA 19.8.2011
Cette nuit J'ai fait un rêve étrange Etrange comme les fruits de Georgie Cette nuit Homo Nobili J'ai fait un rêve étrange de croix incendiées et de feuilles ensanglantées. J'ai rêvé Homo Letalis Qu'on lapidait à tours de bras Au nom du père ou bien du fils Dans les rues d'Atlanta. Quand je me suis éveillé Ce vingt deux septembre A cinq heures dix Au pénitencier de Jackson s'éteignait Troy Davis Homo Nobili Homo letalis Et les feuilles des arbres de georgie Etaient encore rouge sang Loran
Brassens-Le 22 septembre par kitsch Un vingt-deux de septembre au diable vous partites, Et, depuis, chaque année, à la date susdite, Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous... Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre, Plus une seule larme à me mettre aux paupières: Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous. On ne reverra plus au temps des feuilles mortes, Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous... Que le brave […]
Interview de Laurent Chaineux réalisée le 19/08/2011 par Aziza Suzanne Rahmouni pour son site Questions/réponses *La poésie est-elle nécessité d'écrire « vrai » sur des ressentis réellement vécus. - Je pense que la poésie est préexistante à l'écriture bien qu'elle en émane, de même qu'elle préexiste au ressenti et s'en exhale. Elle en est le creuset et la fonte, la vigne et l'esprit de vin, la soif et l'ivresse, la coupe pleine qu'il faut vider afin qu'elle s'emplisse de nouveau. Quant au […]
Les purs désirs se propagent dans l'amertume des mystères noués à l'aventure matricielle vont choir devant le miroir des paradoxes écoeurés de dogmes, de rites et de mythes éloges des gorges déployées C'est dingue mais ça tient tout seul ça s'entretient ça se maintient dans une constellation givrée ça tourne autour de rien que finalement ça devient quelque chose d'inévitable ça se chuchote d'une oreille à l'autre sans mesure, sans bavure doux murmure en plongée dans la fulgurance du hasard […]
L’homme est là Derrière moi Discret et silencieux Je le devine comme une ombre Un souffle une intuition Mais je n’ai pas peur, Aucune appréhension Figée Les mains posées sur le rebord du lavabo Je sens son regard caresser mon dos encore humide, Un regard douloureux Comme un adieu nécessaire D’une tendresse ultime Qu’ai-je fait ! Femme outragée Animus blessé Pendant combien de temps ai-je cautionné ce massacre ? Enduré ce simulacre De mon identité sublime Au fond Toi qui ne voulais pas […]
Alborada Adiós — dice el dolor con voz descalza Cansado de sufrir bebe su llanto Sepulta entre hierbas sus recuerdos Y súbita resurrección, no tiene rostro No es sino un lienzo en acecho al óleo. El amor solfea su cuerpo inexplorado Y las magnolias de su piel son un jilguero. Es invencible el dolor enamorado, Ya no es tormento sino melodía El amor rebautiza el mundo. Point du jour Adieu — dit la douleur d’une voix déchaussée Fatiguée de souffrir, elle boit ses pleurs Ensevelit ses souvenirs […]
Parrèsia