- Un poème de mon ami Christian E Andersen - Ne dis rien épargne cette vaine fatigue à tes lèvres à ta pauvre tête fatiguée qui fait grise mine un vent fou à pleines poignées disperse dans la montagne les oiseaux qui volent tête en bas on refait le procès de la sélection naturelle on écourte on écourte il y a de grands bruits de faux qu'on aiguise et l'amour sur la paille dans la grange est rouge CEA 19.8.2011
Cette nuit J'ai fait un rêve étrange Etrange comme les fruits de Georgie Cette nuit Homo Nobili J'ai fait un rêve étrange de croix incendiées et de feuilles ensanglantées. J'ai rêvé Homo Letalis Qu'on lapidait à tours de bras Au nom du père ou bien du fils Dans les rues d'Atlanta. Quand je me suis éveillé Ce vingt deux septembre A cinq heures dix Au pénitencier de Jackson s'éteignait Troy Davis Homo Nobili Homo letalis Et les feuilles des arbres de georgie Etaient encore rouge sang Loran
Brassens-Le 22 septembre par kitsch Un vingt-deux de septembre au diable vous partites, Et, depuis, chaque année, à la date susdite, Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous... Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre, Plus une seule larme à me mettre aux paupières: Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous. On ne reverra plus au temps des feuilles mortes, Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous... Que le brave […]
Interview de Laurent Chaineux réalisée le 19/08/2011 par Aziza Suzanne Rahmouni pour son site Questions/réponses *La poésie est-elle nécessité d'écrire « vrai » sur des ressentis réellement vécus. - Je pense que la poésie est préexistante à l'écriture bien qu'elle en émane, de même qu'elle préexiste au ressenti et s'en exhale. Elle en est le creuset et la fonte, la vigne et l'esprit de vin, la soif et l'ivresse, la coupe pleine qu'il faut vider afin qu'elle s'emplisse de nouveau. Quant au […]
Les purs désirs se propagent dans l'amertume des mystères noués à l'aventure matricielle vont choir devant le miroir des paradoxes écoeurés de dogmes, de rites et de mythes éloges des gorges déployées C'est dingue mais ça tient tout seul ça s'entretient ça se maintient dans une constellation givrée ça tourne autour de rien que finalement ça devient quelque chose d'inévitable ça se chuchote d'une oreille à l'autre sans mesure, sans bavure doux murmure en plongée dans la fulgurance du hasard […]
L’homme est là Derrière moi Discret et silencieux Je le devine comme une ombre Un souffle une intuition Mais je n’ai pas peur, Aucune appréhension Figée Les mains posées sur le rebord du lavabo Je sens son regard caresser mon dos encore humide, Un regard douloureux Comme un adieu nécessaire D’une tendresse ultime Qu’ai-je fait ! Femme outragée Animus blessé Pendant combien de temps ai-je cautionné ce massacre ? Enduré ce simulacre De mon identité sublime Au fond Toi qui ne voulais pas […]
Alborada Adiós — dice el dolor con voz descalza Cansado de sufrir bebe su llanto Sepulta entre hierbas sus recuerdos Y súbita resurrección, no tiene rostro No es sino un lienzo en acecho al óleo. El amor solfea su cuerpo inexplorado Y las magnolias de su piel son un jilguero. Es invencible el dolor enamorado, Ya no es tormento sino melodía El amor rebautiza el mundo. Point du jour Adieu — dit la douleur d’une voix déchaussée Fatiguée de souffrir, elle boit ses pleurs Ensevelit ses souvenirs […]
Les beaux jours arrivérent doucement évaporant le froid. Les recroquevillés s'étirant incendièrent, ventre creux, leurs paillasses de carton puis vinrent alimenter le cours grossissant de la rue. Ce fut une éclosion il en venait de toute part et de mémoire de fleuve de crue similaire on ne connut point. Les rues se mirent à enfler inondant les places les boulevards d'une marée humaine colorée, souriante. Partout déjà les molah, les molosses les seigneurs de la pub et les princes du négoce […]
Mes amis, Certains s'étonnent et d'autres s'inquiètent de mon silence prolongé, cela me réchauffe le coeur. Cet été restera dans ma vie celui des grands changements, changement de lieu, changement de vie... Mais la véritable raison de ce silence est bien plus basique. Ayant changé de domicile en juillet, suite à un énorme cafouillage de mon fournisseur d'accès internet, je suis sans ADSL depuis presque deux mois et je me débats comme un diable pour son rétablissement. Je souhaite à ceux qui […]
Voici un poème de Sophie ASSAYAG, retenu pour LE GRAND PRIX RIMES ET DÉRAISON 2011 organisé par Bernard Bonnejean ASSAYAG Sophie À toi mon ventre Émouvante ta chair aux encens maléfiques A ton âme sublime aux ascendants néfastes A tes larmes sans joie, à ton silence ardent A ton cœur inconscient et sa nudité "chaste" Impensable défaite où les corps s'articulent En l'abime d'un soir et l'alcool te brûle En la proie ridicule, indigeste toxique La femme tentacule et ton ventre se vide. Et ce […]
Je t’ai attendu et tu n’es pas venu. Mon Dieu ! que je suis triste elles ont fané aussitôt les roses que j’avais apportées pour faire ta connaissance * Il y a de ça deux ans et quelques mois je t’ai envoyé mon imagination Il y a deux ans et quelques mois que mon imagination t’espionne. Deux ans et quelques mois ont passé et je n’ai pas de nouvelles de mon imagination comme si elle s’était perdue en toi à moins qu’elle n’ait fait de toi sa patrie. * Dieu a créé la terre en six jours, le […]
Hier je suis allé aux sources qui irriguent ma mémoire plongeant mes mains d'orpailleur dans des eaux de toutes sortes mes yeux cupides se sont allumés à bien des ors factices ces flux ne me livrèrent jamais qu'incisions vives de carmin pourpres saturées et repoussantes rondes bosses vertes des mouches qui creusent la paupière des morts je me suis épuisé à cette quête navrante ne découvrant jamais que reliquats frugaux parmi la rosée frêle et froide un jour enfin j'ai regardé le fleuve dans […]
Bizarre déité, brune comme les nuits, Au parfum mélangé de musc et de havane, Œuvre de quelque obi, le Faust de la savane, Sorcière au flanc d’ébène, enfant des noirs minuits, Je préfère au constance, à l’opium, au nuits, L’élixir de ta bouche où l’amour se pavane ; Quand vers toi mes désirs partent en caravane, Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis. Par ces deux grands yeux noirs, soupiraux de ton âme, Ô démon sans pitié ! verse-moi moins de flamme; Je ne suis pas le Styx pour […]
Tes pieds sont aussi fins que tes mains, et ta hanche Est large à faire envie à la plus belle blanche; A l'artiste pensif ton corps est doux et cher; Tes grands yeux de velours sont plus noirs que ta chair. Aux pays chauds et bleus où ton Dieu t'a fait naître, Ta tâche est d'allumer la pipe de ton maître, De pourvoir les flacons d'eaux fraîches et d'odeurs, De chasser loin du lit les moustiques rodeurs, Et, dès que le matin fait chanter les platanes, D'acheter au bazar ananas et bananes. […]
Oui, ce monde est bien plat ; quant à l'autre, sornettes. Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort, Et pour tuer le temps, en attendant la mort, Je fume au nez des dieux de fines cigarettes. Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes. Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord Me plonge en une extase infinie et m'endort Comme aux parfums mourants de mille cassolettes. Et j'entre au paradis, fleuri de rêves clairs Ou l'on voit se mêler en valses fantastiques Des éléphants en […]
Parrèsia