Des vierges en paradis ça la fit rire. Et puis, faut bien le dire, De la lettre, l'esprit est hors d'atteinte Quand c'est son pied que l'on vénère La barbe dans le sang. Sale affaire Sale affiche, Le souf y manque Et l'oie habite la haine Ça la fit taire, De peur... Loran
Regard perdu dans le temps Un poème de Maggy De Coster Je vois passer le temps Comme une traînée de chiens sans museaux Le temps c'est une meute de désespoirs Qui s'engueulent dans les volutes des printemps perdus Et qui s'enchevêtrent dans l'entrebâillement du vide Le temps c'est la connerie du présent Qui chantonne à double voix A l'opéra des myriades d'oiseaux Qui ont perdu leur nid Et qui s'enfoncent dans la profondeur Des jours sans vergogne Le temps c'est la lumière grisâtre Qui […]
Quand sert au logis Le froid mordant de l'hiver, Que le vieux poele s'époumone d'une buche encore verte crachant sa sève mousseuse aux flammes chancelantes, Les corps se resserrent à la chaleur des jours qu'on a laissés fuir et prolifèrent des mots qui ne se diront plus. Des mots en trop des moribonds à couvrir le silence qu'enserrent déjà les ombres des jours sans partage Loran
Il y a Des mots de laine Qu'on garde en boule Ou qu'on déroule, Des "tu me manques" Comme des boites Qu'on ne veut pas ouvrir. Il y a des mots qu'on ne veut pas entendre Qu'on aimerait pouvoir dire. Il y a ce que les tiroirs disent Quand on les ouvre Et qu'ils soupirent quand on les ferme Et puis, De tout ce bruit, L'extrême lassitude... loran
J'avais oublié le guide du nitrique voyage et je marchais dans les flaques au bord d'un cimetière où l'habit cynique de la nuit qui cage blanchit la page idéelique des anciennes chimères. Des arbres maléfiques se tordent et tout autour, une fresque démoniaque de spectres difformes hurlant aux ténèbres des sons synthétiques multiformes. Fuir ! Courir dans l'oblique. Je crie : Lumière ! Mais le noir sardonise... Terreur... Mes pieds dans l'immonde sensation de vide se posent j'ouvre les yeux […]
j'ai retrouvé mon calme. En somme, la rencontre avec la mort avait été brève, comme je l'eus été avec l'assassin ! Puis, d'un seul coup, je me suis mis à trembler, de tous mes membres. Je commençais soudain à comprendre. J'ai porté les mains au visage. Les masques ! Oui. C'était ça. Les masques. Moi aussi. auriez-vous davantage de vérité trébuchante que les plus pures gemmes sonnantes de la langue ô masques superposés et silencieux que taisent à escient les tables de loi je m’enivre ici de […]
Heureusement, en des temps reculés, ma découverte des mots fut érotique. Dans la bibliothèque du bourg, dans l'antre des bouquinistes, l'odeur des livres qui avaient pris de l'âge et dont le papier se froissait tels des dessous de demi-mondaine m'inspirait des remous érectiles. Combien d'ouvrages, et pas seulement les interdits, n'ai-je pas doucement entrouverts, violés en secret et refermés souillés ? Quand on commence par ressentir l'écriture à la façon dont on désire une femme, […]
Depuis le début de la soirée la nuit avait été assez calme et mon téléphone n'avait sonné que pour quelques problèmes de voisinage, les inévitables demandes de médecins et pharmacies de garde et quelques délires nocturnes de l'hopital psychiatrique. C'est sidérant de voir à quel point le recul "du médical de proximité" peut être pourvoyeur de travail pour la gendarmerie... La nuit était calme, disais-je, quand vers 02h00 du matin je suis extirpé de mes rêveries pas la sonnerie mélodieuse... […]
Depuis plus d'une vingtaine d'années déjà le service publique se portait mal. Ce qu'il en reste aujourd'hui non seulement fait peine à voir mais fait trembler dans les chaumières. Le service publique en France n'est plus que l'ombre de lui même et diminue de jours en jours tandis que la misère sociale augmente inexorablement. Les gens qui ne savent plus à quel saint se vouer se sentent abandonnés et c'est la nuit, quand leur angoisse les étreints, qu'ils craquent. Et quand ils craquent, la […]
Glissant aux ocres du Hoggar Ma silhouette bleue, Je portais en moi mon eau Depuis de nombreuses portes Lorsque ses yeux de chat Me lièrent à son ombre Allongée sur le sable. Elle me prit la main Pour que je la suive En un somptueux dédale. Les envoutements de roche Croisaient leurs murailles. La lumière plongeait aux entrailles minérales Et dans une onde fraiche couleur de jade J'ai découvert ses maléfices... Loran
The beauty of a People Who rise up and hope! The beauty of a People Breaking their chaines and becoming free! The beauty of a People A forest of deeply-rooted hearts Who, under Horus' lively eye, Come and re-bloom freedom. Blow Jasmine, blow Hibiscus The beauty of a liberating wind Which will blow upon ripened wheat And will mock your borders. The beauty of a wind which inaugurates A new era of Humanity. The beauty of a freed people. Loran (thanks to my friend Jean Miller Gemarin)
L'année commence à peine que déjà le printemps trépigne et sous l'écorce qui craque, la jeune sève bouillonne. Déjà les pousses nouvelles éclatent leurs bourgeons et leurs mains amaigries qui se dressent reverdissent l'espoir. Bientôt les places Tahrir du monde entier refleuriront, et dans chaque rue flottera ce doux parfum, ce vent de liberté. Voici venu le temps nouveau des lumières orientales qui dormaient sous le boisseau ! Voici que le soleil revient chauffer le coeur des peuples […]
Beauté d'un peuple Qui se soulève et qui espère ! Beauté d'un peuple Brisant ses chaines et se libère ! Beauté d'un peuple, Forêt de coeurs enracinés Qui sous l'oeil enjoué d'Horus Vient refleurir la liberté. Souffle jasmin, souffle hibiscus Beauté du vent libertifère Qui soufflera sur les blés murs Et se jouera de vos frontières. Beauté du vent qui inaugure La nouvelle ère d'Humanité Beauté du peuple libéré ! Loran
Tout a été dit, tout a été écrit, tout a été pensé, rêvé, expérimenté des plus belles aux plus terribles idées jaillies de cerveaux en proie aux dualités, manipulations et dogmes liberticides entre rêves utopiques et soif de puissance. Régulièrement l'histoire des hommes s'offre un rendez vous avec l'histoire des peuples et vient ouvrir une brèche comme un sourire sur l'utopie du "vivre ensemble". Mais comment vivre ensemble dans un monde ou globalisation rime avec soumission ? Ce début […]
Parrèsia