Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Je marchais sur le boulevard, virtuel...
Je me baladais de page en groupe et de groupe en page
tout à l'émerveillement quotidien du social network...
Je me baladais comme un souffle de vent léger
au milieu de cette foule d'amis nouveaux
jamais entrevus et déjà si présents.

Moi, l'électron libre, fan de Brassens, je chantais "le pluriel ne vaut rien à l'homme"
je me construisais ma bulle où seuls quelques initiés pouvaient pénétrer.
Je flottais dans cette cohue du vacarme de laquelle se distinguait néanmoins un puissant appel à l'amour, à la tendresse...

Touchant appel... Bande à part Sacrebleu !
chantait Georges, c'est ma règle et j'y tiens...

Pourtant, pourtant chacun, du fond de sa propre bulle semblait rayonner et mêler à merveille l'individuel si farouche au collectif si ingrat...

Moi, le Aleph de Borges, les pieds sismographes et les bras au cosmos, j'expérimentais encore et toujours mon humanité subtile, diapason mystère qui à la moindre intention entrait en résonance.

Le pluriel ne vaut rien à l'homme, c'est pourtant vérifié !

J'en étais là de mes cogitations compulsives lorsqu'au détour d'une page je la vis... Une question sans réponse, déposée là comme un ex-voto, une bouteille à la mer, un appel dans le vent.

"L'homme est une corde tendue entre l'animal et le Surhomme, une corde au-dessus d'un abîme ?"

Vous ne me croirez pas mais en remarquant cette question je les ai entendus rire, anges ou démons, cachés dans la transparence, dans le silence de nos réponses suspendues.

J'ai attrapé le point final de la question, j'ai tiré doucement et le fil a suivi, détricotant les mots un à un, puis la phrase toute entière, jusqu'à la plume qui l'avait gravée, jusqu'à la main et jusqu'au coeur de son auteur.

Etais-je le magicien ou le dindon de la farce ?

Ce coeur est en vie, il vibre si fort ! Chacun de ses battements résonne en moi et si d'aventure je me bouche les oreilles mon corps tout entier lui fait écho...

J'ai ouvert ma chemise pour lui faire de la place, j'ai débranché mon PC et je suis parti flâner dans les rues, un sourire nouveau sur les lèvres qui faisait se retourner les touristes curieux...

Les vagues lointaines venaient s'étirer sur le sable,
le soleil jouait dans les vignes et... j'étais heureux,  simplement.

Loran


 

Tag(s) : #recueil, #Mes textes

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :