Jeudi 20 août 2009
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Par Loran
J'ai appris si
tot, dans mon enfance, ce pas en retrait de moi même, pour me regarder, pour me prendre dans mes propres bras et tutoyer l'autistique frontière, que parfois le monde où je gravite, ce monde dans
lequel je vis n'a plus aucune prise sur moi... aucun sens, aucun intérêt... Je me soustrais, je me dérobe, me dégravite... Je suis un électron libre.
Quelle heure est elle ? Maison smoke de l'heure... Le temps s'est cool de mes yeux, s'inspire de mes narines et va et vient... Le temps perd son temps à repeindre mes cheveux... Quel temps fut il ?
Je suis un photon, ici et là en même temps, sans y être tout en y étant pourtant, surement... Je suis vide et creux et pourtant débordant de cet amour dont jeune puits me remplir... Mon coeur
saigne de cet amour en trop peu dont je déborde pour te noyer... me noyer. Tu m'es si vitale, si nécessaire toute entière, de ne pouvoir avoir le plein de toi je choisis le vide de moi,
parfois...
Mais quelle heure est elle ? Quel temps fait il ? La nature est belle et j'aime être entouré, comme un enfant placard enfin libre. Je troque ma liberté psychotique, sur la pointe des pieds,
un pied de nez dans une main, dans l'autre une rose, le regard facétieux et l'âme désinvolte qui de nouveau se désélectrise et s'épuise de l'Autre...
Comme on s'emparfume de fleur je m'ensommeille de toi dans le froissement soyeux d'une étoffe légère.Une brise marine te déposa, papillonne surprise, au bord de mon âme éffarée... puis te voila
paisiblement endormie contre mon coeur, ta peau carressant la mienne à la mesure de ton souffle. Si d'aventure je me languis de toi, lointaine et divine psychée, je ferme les yeux zé t'hologrammise
à tendre la main et je tais mes silences au son de tes couleurs de rêves.
Loran
(Publié dans l'Anthologie poétique - Francopolis 2008-2009, Ed Clapàs)
Publié dans : Poétique 2
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