Dimanche 7 février 2010
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Par Loran
Au soleil haut
Je plaisantais
avec la belle argiope
étalant ses dentelles
à l'ombre d'un rosier.
Une abeille qui faisait son marché
un instant se posa
pour me saluer
puis regagna ses pénates.
Soudain une rumeur
dans les brins d'herbe tendre
vint égrener les accents
d'une chanson paillarde
quand une troupe colorée
de cherche-midis en vadrouille
apparut au pied d'une pivoine.
Les gendarmes en rouge livrée
revenaient d'un banquet
copieusement arrosé
chez les fourmis voisines
pourvoyeuses réputées
en liqueur de pucerons.
Midi sonna,
j'entendis les glaçons.
Loran
Publié dans : Poétique 1
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Je te souhaite une bonne soirée, bises
- l’auteur de ce poème ailé,
lui, qui butine les métaphores
à l'ombre des rayons sonores.
Amitié...
Merci pour cet éclat de verdure et cet éclat de rire au milieu d'une saison qui se veut blanche et immobile et qui recèle néanmoins des trésors cachés de mots tels ceux que je viens de lire...
J'adore la fin qui peut laisser présager un liquide plus ou moins doré au creux d'un "vert"...
Bises.
TON SITE COMMENCE A AVOIR DE LA GUEULE
C EST PEUT ETRE DEPUIS QUE TU ME FREQUENTES LO LO LOL !
" Bonjour,
je ne conçois pas un "vrai" poète qui ne serait un homme constamment soucieux de la plus grande sincérité. Comme il a le souci d'extraire l'essentiel de ses émotions pour qu'après affinage elles soient universellement recevables, perceptibles, il ne peut surtout pas éviter une éthique implacable : être vrai, à tout prix, à tout moment; avec soi-même, avec les autres. Ce n'est pas la qualité de l'écriture qui fait le poète, c'est la qualité de l'homme. Ca ne sert à rien d'apprendre à écrire si l'on n'apprend pas concouramment à ETRE.
Pour être franc avec vous : comme la plupart des créateurs je PATAUGE quand je me penche sur ma production. Il y a 35 ans que je m'empoigne avec la poésie... il y a 35 ans que je tremble de ne pas arriver. Mais arriver à quoi. Bien sûr il y a la joie. La joie indicible du créateur. Et puis, ce qui, disait Nietzsche, n'est pas un argument : la souffrance. Et toutes les âmes des morts qui se bousculent dans celle du poète!
On doute. On doit douter. Si l'on devait ne plus douter (n'est ce pas, mon cher Loran) il serait vain de reprendre la plume : le doute est ce qui féconde...
Vos paroles me rassurent en partie... à bientôt avec mes amitiés
"
Ophélie
À bientôt