Aux barbelés du temps
les mois d'insouciance
mon âme ecchymose
lambeaux de peau
Écorchures amantes
Aux barbelés du temps
la mort égratignée
déchira sa toge
et toute dévêtue
jusqu'à moi
yeux noirs de jais
et lèvres amarantes
Elle accouru
Je lui ouvris les bras
Aux barbelés du temps
j'ai pendu mes haillons
et frayeurs viscérales
elle posa ma main
sur sa peau douce
et dans un souffle
à mon oreille murmura :
Prends moi...
Aux barbelés du temps
je ne m'écorche plus
A chaque année
A chaque jour qui passe
Au fil du temps
Dans l'ivresse de son corps
Je meurs et je renais
en attendant la noce
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