Partager l'article ! Jeanne: Au pied de la lettre inutile, des mots semelles Et des phrases mises en tropes ivres de voyelles, Vers le point culminant o ...
Au pied de la lettre inutile, des mots semelles
Et des phrases mises en tropes ivres de voyelles,
Vers le point culminant où flotte mon drapeau,
Cheminent aux jardins de ma mémoire d'émaux.
Dans un rire en cascade elle m'offrit un blanc-seing
Puis se coucha fraiche et presque nue, envoutante
Au creux du lit de pierres où sa source ruisselle.
J'ai plongé mes doigts dans l'onde frémissante
Et ma bouche cueillit une langue nouvelle
Ses mots comme du miel se mélangeant aux miens.
Mélange étincelant en quête d'absolu,
Vers le ciel étendit ses ailes et disparut...
Au pied de la lettre inutile, des mots se trainent
Et mes phrases au jardin attendent qu'elle revienne.
Loran
.
tout est donc déjà dit... c'est bien ainsi
Si tu le dis :)
Après Roland, que dire, qu'écrire...
Bô texte ?
Ne pas se laisser impressionner par les commentaires de Roland même lorsqu'ils sont (comme toujours) fort beaux. :)
c'est un bien joli monde, votre monde de poètes.
Cependant, il ne fait pas bouffer grand monde.
Pourtant bouffer, vos enfants en on besoin.
Elle est nature, mots, femme. Tu as raison, Laurent, tout cela est une seule et même chose. Je t'embrasse. Ophélie
Que d'images surgissent à la lecture de ton poème, véritable ruisseau de sensations mêlées, au travers desquelles toutes les métaphores sont habillées de sensualité. Jeanne est vraiment là, Femme-Femme, Femme-Muse dans son jardin multicolore qui inspire ta plume légère comme ses ailes et profonde comme sa source. Et je me trouve spectatrice de mille et un langages au pied d'une lettre merveilleuse.
Merci, Loran, pour ce voyage ...
Bises
Brigitte
Bonjour Loran,
Ah, belle jeanne !!! J'apprécie beaucoup le mariage des métaphores. Bel écrit. Gros bisous de Jyckie♥
Mon passage du soir pour te souhaiter une bonne soirée
merci pour le partage
@++
biz*
Bises + clic de la Colline !
Merci de ce si beau plongeon dans l'antre de tes mots, dans l'antre ou dans le ciel...J'aimerai être une phrase pour attendre qu'ils reviennent...
Bises.
Superbe texte loran :)
Bonjour Loran, un grand plaisir de revenir sur ta page et lire des sublimes vers, merci pour ce beau partage, bises.
Délicieux!.. j'aime... bisous..
Chère Jeanne, cher Laurent,
Vous semblez tous deux « curieux de découvrir quel genre de commentaire » Jeanne m’inspire, je ne sais si le mien sera « une douce musique », mais sachez, ami Laurent et chère muse, que d’emblée je me suis moi...-même étonné de découvrir « Au pied de la lettre » ce derrière les fagots de Courbet qui illustre si bien tes mots, des « mots semelles » je l’entends bien, pour marcher à ta suite sur les lignes, « aux jardins de ma mémoire d'émaux. », ou plus haut, « Vers le point culminant où flotte (ton) drapeau » aux couleurs de dame poésie.
Comme il y a des mots semelles, il y a aussi des mots chemises pour vêtir la nudité, et à ce sujet, les fesses de Jeanne en disent long sur le secret « des phrases mises en tropes ivres de voyelles » ! Et ce n’est pas une métaphore, mais deux métaformes qui ne peuvent que susciter des commentaires doublement élogieux, aux fondements inspirés !
Merci à toi Laurent, de me donner de l’ouvrage, en cas ou je m'embêterais, on ne sait jamais ? Pauvres bêtes de traits et de lecture que nous sommes, par les formes des muses, la force des vents, et le roulis des rêves.
À ta suite dirais-je, j’ai trempé ma plume dans l’encrier et comme toi, à la lecture de ces quelques vers guillerets « J'ai plongé mes doigts dans l'onde frémissante». Les mots coulaient, de toute leur fraicheur « Dans un rire en cascade », offrant l’offrande d’« un blanc-seing » à la nature, à l’écriture et à la culture, et quel sein à vouer ! Avouez-le vous-mêmes « Des Mélanges étincelant en quête d'absolu », tout ça pour que le langage des poèmes prenne la forme des corps jusqu’aux courbes de Courbet !
Vers quelle source se courber ? Oh Jeanne ! Pourquoi persécutes-tu les porteplumes dressés vers le ciel ? Oh Ciel ! « … elle étendit ses ailes et disparut... », S’abandonnant las, et laissant à la page blanche le soin d’accueillir son repos, entre quelques marges défaites comme un lit trop petit, où elle « se coucha fraiche et presque nue, envoûtante.»
« Et ma bouche cueillit une langue nouvelle » cria le poète perdu. Oui ! à quel vocable irrépressible, puiser les mots, le Verbe serait-il avare de ses propres locutions salée pour que les « mots se trainent » ?
Espérance, présence, silence … « Et mes phrases au jardin attendent qu'elle revienne » d’une escale trop longue. Dans la suspension, dans la grâce de l’apesanteur, ses mots sont comme les nôtres : sensualité, corporéité du phrasé, douceurs des échanges « comme du miel se mélangeant aux miens », « Au creux du lit de pierres où sa source ruisselle » goutte à mot entre ses lèvres ouvertes comme des mains à l’inspiration.
Roland