Mardi 9 février 2010
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20:40
Par Loran
Les beaux jours arrivérent
doucement
évaporant le froid.
Les recroquevillés s'étirant
incendièrent, ventre creux,
leurs paillasses de carton
puis vinrent alimenter
le cours grossissant de la rue.
Ce fut une éclosion
il en venait de toute part
et de mémoire de fleuve
de crue similaire
on ne connut point.
Les rues se mirent à enfler
inondant les places
les boulevards.
d'une marée humaine colorée
souriante.
Partout déjà
les molah, les molosses
les seigneurs de la pub
et les princes du négoce
s'étaient éclipsés.
Les faux philosophes
et les prêcheurs se turent.
Brongniart déserté
s'écroulait, les banques
s'éteignirent.
Toi
Triomphale
toute à l'ivresse de ces heures
tu accourus vers moi
dégrafant ta chemise.
C'est là,
à cet instant précis
que mon réveil sonna.
Loran
Publié dans : Poétique 1
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