Partager l'article ! Quand sert au logis: Quand sert au logis Le froid mordant de l'hiver, Que le vieux poele s'époumone d'une buche encore verte cra ...
Quand sert au logis
Le froid mordant de l'hiver,
Que le vieux poele s'époumone
d'une buche encore verte
crachant sa sève mousseuse
aux flammes chancelantes,
Les corps se resserrent
à la chaleur des jours
qu'on a laissés fuir
et prolifèrent des mots
qui ne se diront plus.
Des mots en trop
des moribonds
à couvrir le silence
qu'enserrent déjà
les ombres des jours
sans partage
Loran
Magnifique texte qui trransporte amitié dominique
Amis du monde entier, venez nombreux à participer, à un concours de poésie sur le site « RIMES ET DÉRAISON : « Poètes, à vos papiers » crée par Bernard Bonnejean.
Vous aimez la poésie :
Pas celle qui uniformise, celle qui neutralise, celle qui tétanise, celle qui généralise, celle qui organise, celle qui s’éternise, celle qui mécanise, celle qui automatise, celle qui sécurise...
Non ! Celle qui déstabilise, celle qui mobilise, celle qui monopolise, celle qui personnalise, celle qui cosmopolitise, celle qui universalise, celle qui magnétise, celle qui électrise, celle qui spiritualise, celle qui vampirise, celle qui tyrannise ;...
Pour toutes les informations, rendez-vous ici:
Fathia Nasr
"Membre fondatrice et juré du groupe "Rimes et déraison".
Bonjour Loran,
La chute de ton poème est tout simplement....vertigineuse ! Bon choix des mots !
Gros bisous, Jyckie.
Merci beaucoup chère Jyckie, à bientôt.
Bisous
Bonne soirée Loran, bises
Et quoi donc, Laurent se serait-il soudain senti trop près de lui, ou à l'inverse, complètement perdu, qu'il ait soudain cédé l'illusion de croire savoir pourquoi il écrit,
ce qu'il cherche, et dans quel horizon figer son pas?
Non, je n'ai pas eu le sentiment d'avoir affaire au poète.. car un poète qui saurait pourquoi il écrit, et qui croirait tenir la poésie en un projet serait un homme bien malheureux.. une sorte de pirate sans île mystérieuse au trésor incertain.. un pirate sans piraterie.
Mais je reviens à ce petit poème, qui me rassure alors.. je vois cette parole encore verte, qui est jetée trop tôt dans le poële,
et c'est déjà trop tard, elle prend feu tout de même, même si elle y rechigne, elle se consumme dans l'incertitude des cendres à venir, dans l'improbabilité de l'instant même de cette parole, qui se brûle jusqu'à la désespérance des ombres.. c'est bien un poète que je vois là, crachant l'hésitation de sa flamme..
Et comme déjà souligné, tout ceci dit avec une suave sensualité qui te colle à la peau.
Alors je réitère ici mon affirmation : non, cette poésie qui vient à nous selon la délicatesse de l'évidence sensuelle n'est pas réductible à une simple description d'états subjectifs sensualistes.
Mais le vieux Pan qui se sert de sa flûte comme d'une trique a raison. Il est probable que je déconne en me tenant un peu trop prêt d'un vol secret qui n'est pas le mien.
Le vertige Eric, celui du vide quand il te tombe dessus ou quand il remonte en toi, celui qui te repousse les tripes et te vide la tête... Ce vertige là me pousse régulièrement au naufrage volontaire, aux remontées acides autolytiques.
Je ne sais pas ce qu'a compris ou non ce cabochon de vieux Pan avec sa foutue trique et je ne sais pas pourquoi Valnerbauch déconnerait... Une chose me semble claire au moins, vous êtes là tous les deux.
Désolé pour ces conneries mais ravi que tu les aies relevées.
Merci de cet intérêt cher Loran
Lilith
Imaginez une vieille tête de mule avec des cornes et des pieds de vieux bouc, une longue barbe et des cheveux crépus ! Voyez le aux aguets derrière les rochers et les buissons, fulminant et profèrant ses aggraves à quelques nymphes ou jeunes faunes de passage...
Le vieux Pan n'est pas mort et s'il a la dent dure et l'âme taciturne, le pétard est mouillé, le coeur est adoucit, bouffé par ses vers aiguisés de passion... Si vous l'entendez grogner n'ayez crainte, il ne vous bouffera pas...
C'est un gars sympa !
Appelez le par son nom : C.E.A...
qui nous rent' dans le lard..
Ceci dit, vieux pétard,
on verra bien si l'temps d'la douce noirceur
y s'interrompt ou s'y s'interrompt pas.
Gros bisou même si tu piques.
IL A DIT ON LA MINE ALTIERE
ET IL BROIE CEPENDANT DU NOIR
Face à la dentelle du ciseau,
quand le ciseau pénètre la chair des doigts,
et qu'aussitôt, la suture,
redouble de caresses;
Y-aurait-il ici une résurgence de la poésie
ininterrompue?
Pardon, je dérive, à ne presque plus y croire _