Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 20:51

Par Loran

Quand sert au logis
Le froid mordant de l'hiver,
Que le vieux poele s'époumone
d'une buche encore verte
crachant sa sève mousseuse
aux flammes chancelantes,
Les corps se resserrent
à la chaleur des jours
qu'on a laissés fuir
et prolifèrent des mots
qui ne se diront plus.
Des mots en trop
des moribonds
à couvrir le silence
qu'enserrent déjà
les ombres des jours
sans partage


Loran

Publié dans : recueil - Communauté : Poésie française
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Commentaires

Magnifique texte qui trransporte     amitié   dominique

Commentaire n°1 posté par dominique.royer le 02/04/2011 à 20h32

Amis du monde entier, venez nombreux à participer, à un concours de poésie sur le site « RIMES ET DÉRAISON : « Poètes, à vos papiers » crée par Bernard Bonnejean.

 

Vous aimez la poésie :

 

Pas celle qui uniformise, celle qui neutralise, celle qui tétanise, celle qui généralise, celle qui organise, celle qui s’éternise, celle qui mécanise, celle qui automatise, celle qui sécurise...

 

Non ! Celle qui déstabilise, celle qui mobilise, celle qui monopolise, celle qui personnalise, celle qui cosmopolitise, celle qui universalise, celle qui magnétise, celle qui électrise, celle qui spiritualise, celle qui vampirise, celle qui tyrannise ;...

 

Pour toutes les informations, rendez-vous ici:

 

Fathia Nasr

"Membre fondatrice et juré du groupe "Rimes et déraison".

Commentaire n°2 posté par Fathia.Nasr le 03/09/2010 à 04h30

Bonjour Loran,

La chute de ton poème est tout simplement....vertigineuse ! Bon choix des mots !

Gros bisous,   Jyckie.

Commentaire n°3 posté par Jyckie le 01/09/2010 à 17h00

Merci beaucoup chère Jyckie, à bientôt.

Bisous

Réponse de Loran le 02/09/2010 à 08h13
oui, c'est si bon l'hiver de se lover er de s'aimer...c'est ma saison favorite..les corps transpirants de l'été ne m'inspirent pas...
Commentaire n°4 posté par la Cotentine le 31/01/2010 à 18h28
oui, c'est si bon l'hiver de se lover er de s'aimer...c'est ma saison favorite..les corps transpirants de l'été ne m'inspirent pas...
Commentaire n°5 posté par la Cotentine le 31/01/2010 à 18h27
Très beau mais triste pour un anniversaire !
Bonne soirée Loran, bises
Commentaire n°6 posté par nathalie1962 le 30/01/2010 à 19h52
Cher Loran, je reviens du côté de ce logis ce soir parce que je dois avouer que ton dernier commentaire m'a laissé quelque peu perplexe : ".. la recherche de l'écriture... Je cherche à me faire du bien, parce que charité bien ordonnée, je m'aime(...)Tiens! Je devrais faire de la poésie sociale, populaire.."

Et quoi donc, Laurent se serait-il soudain senti trop près de lui, ou à l'inverse, complètement perdu, qu'il ait soudain cédé l'illusion de croire savoir pourquoi il écrit,
ce qu'il cherche, et dans quel horizon figer son pas?

Non, je n'ai pas eu le sentiment d'avoir affaire au poète.. car un poète qui saurait pourquoi il écrit, et qui croirait tenir la poésie en un projet serait un homme bien malheureux.. une sorte de pirate sans île mystérieuse au trésor incertain.. un pirate sans piraterie.

Mais je reviens à ce petit poème, qui me rassure alors.. je vois cette parole encore verte, qui est jetée trop tôt dans le poële,
et c'est déjà trop tard, elle prend feu tout de même, même si elle y rechigne, elle se consumme dans l'incertitude des cendres à venir, dans l'improbabilité de l'instant même de cette parole, qui se brûle jusqu'à la désespérance des ombres.. c'est bien un poète que je vois là, crachant l'hésitation de sa flamme..

Et comme déjà souligné, tout ceci dit avec une suave sensualité qui te colle à la peau.

Alors je réitère ici mon affirmation : non, cette poésie qui vient à nous selon la délicatesse de l'évidence sensuelle n'est pas réductible à une simple description d'états subjectifs sensualistes.

Mais le vieux Pan qui se sert de sa flûte comme d'une trique a raison. Il est probable que je déconne en me tenant un peu trop prêt d'un vol secret qui n'est pas le mien.
Commentaire n°7 posté par Eric Valnerbauch le 30/01/2010 à 18h51
Eric, mes alcoves pleines d'exotisme et d'encens sont aussi parfois des goufres vertigineux d'une blancheur sanitaire... Je m'y retourne jusqu'à la couture, et mesurant le chemin accompli je sonde mes reliefs en quête d'une possible plaine... Eluard devait vomir sa fibre aussi, certains soirs fatigués, quand les ficelles se détendent et que le bateau cogne, imbibé de vieilles huiles...  Quand le sabordage s'impose comme issue temporaire au reflet nauséeux du miroir... Et puis, reprenant son souffle, par sacades, comme un presque noyé, sans doute buvait il enfin comme une eau  lustrale cet air trop chargé.
Le vertige Eric, celui du vide quand il te tombe dessus ou quand il remonte en toi, celui qui te repousse les tripes et te vide la tête... Ce vertige là me pousse régulièrement au naufrage volontaire, aux remontées acides autolytiques.
Je ne sais pas ce qu'a compris ou non ce cabochon de vieux Pan  avec sa foutue trique et je ne sais pas pourquoi Valnerbauch déconnerait... Une chose me semble claire au moins, vous êtes là tous les deux.
Désolé pour ces conneries mais ravi que tu les aies relevées.
Réponse de Loran le 30/01/2010 à 22h47
Dans le logis de Nana (tata paternelle en kabyle), se retrouvaient autour du L-Kanoun (foyer de feu), durant les longues nuits d’hiver, grands et petits pour se réchauffer du froid intenable… A la veillée, Djidda (la grand-mère) racontait des contes (Thimouchouha) venus d’anciens temps… Elle ponctuait ses narrations avec des chants profonds, rituels qui seraient sacrés selon la tradition. Parfois ce sont des Achewek (chants dénonçant les conditions de vie et de souffrances), en l’occurrence la condition féminine dans une société tribale à dominance masculine. Sinon ce sont des Adhekar (chants religieux), telles des musiques processionnelles ou alors des musiques captivantes comme serait le Boléro de Ravel…
Commentaire n°8 posté par Lila le 30/01/2010 à 00h33
L'hiver est long et nous avons quand même de la chance de pouvoir nous réchauffer ouf !
Commentaire n°9 posté par Defresne le 29/01/2010 à 15h32
Un logis bien glacial....Mais qui m'attire quand meme....:))
Commentaire n°10 posté par ralda karam le 29/01/2010 à 12h06
Une faiblesse passagère sans doute ! Une paresse verbale ... rien de méchant !
Merci de cet intérêt cher Loran
Lilith
Commentaire n°11 posté par Lilith le 28/01/2010 à 21h49
Le grand Pan n'est pas mort ! J'ai parlé avec lui... S'il fut jadis un beau jeune homme aux cheveux flottants, reconnaissable seulement à ses petites cornes, sa syrinx et sa houlette il n'en est plus de même aujourd'hui...

Imaginez une vieille tête de mule avec des cornes et des pieds de vieux bouc, une longue barbe et des cheveux crépus ! Voyez le aux aguets derrière les rochers et les buissons, fulminant et profèrant ses aggraves à quelques nymphes ou jeunes faunes de passage...

Le vieux Pan n'est pas mort et s'il a la dent dure et l'âme taciturne, le pétard est mouillé, le coeur est adoucit, bouffé par ses vers aiguisés de passion... Si vous l'entendez grogner n'ayez crainte, il ne vous bouffera pas...

C'est un gars sympa !
Appelez le par son nom : C.E.A...
Commentaire n°12 posté par Loran le 28/01/2010 à 18h50
V'la not' bon vieil anart
qui nous rent' dans le lard..

Ceci dit, vieux pétard,
on verra bien si l'temps d'la douce noirceur
y s'interrompt ou s'y s'interrompt pas.

Gros bisou même si tu piques.
Commentaire n°13 posté par Eric Valnerbauch le 28/01/2010 à 16h43
ERIC MON PETIT CHAMILLOU TU DECONNES MAIS JE T AIME BIEN AVEC TES ROSES DES SABLES DANS LES CHEVBUX POUR SEDUIRE LE CHAINEUX
Commentaire n°14 posté par andersen le 28/01/2010 à 15h49
LAURENT BRONZE A LA PLOMBAGINE
IL A DIT ON LA MINE ALTIERE
ET IL BROIE CEPENDANT DU NOIR
Commentaire n°15 posté par andersen le 28/01/2010 à 15h46
si chaque fois que je veux te balancer une de mes conneries je dois comme face aux flics décliner mon identité je vais craquer ... c'qui faut souffrir pour être beau ! un vrai piège à nanas ton site ... musique douce... je te conseille le bolero de ravel, ça marche à tous les coups ... et à tous les coûts aussi si tu les veux à ton cou pour un coup
Commentaire n°16 posté par andersen le 28/01/2010 à 15h43
Une interrogation commence à poindre,
Face à la dentelle du ciseau,
quand le ciseau pénètre la chair des doigts,
et qu'aussitôt, la suture,
redouble de caresses;

Y-aurait-il ici une résurgence de la poésie
ininterrompue?

Pardon, je dérive, à ne presque plus y croire _
Commentaire n°17 posté par Eric Valnerbauch le 28/01/2010 à 13h18

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