Partager l'article ! Rêve sanglant: ...
Rêve sanglant
l'acier froid de l'hiver
à poignardé le ciel
juste après ton départ.
Et sur mes rives exsangues
où cristallisent mes vers
s'est déposé le gel
de ma morte langue
et de ses rêves barbares.
Là, sous ce lac rubicond
où saigne le remord
des soleils moribonds,
ultime offrande,
j'irai glacer le sang
que tes oiseaux morts
attendent
furibonds
Loran
Déchirure pleine, à la limite de la rupture _
Cette corde tendue entre un départ et des attentes
fait vibrer ses couleurs, sans les nommer. Elles n'en
sont que plus frappantes. Quel empoignement
de l'absence! On dirait que le ciel et la terre se s'empoignent
que pour se déchirer plus encore.
Belle photo ! et ton poème est glacial à souhait !
Bonne fin de soirée, bisous
"l'acier froid de l'hiver
a poignardé le ciel
juste après ton départ....". Ton texte est poignant Laurent... Le coeur saigne, pleure et se vide de sa mémoire... Les soleils agonisants ne verront pas (ou ne verraient pas...) l'ultime espoir... Merci pour ce poème
Dans le froid de l'esprit coule toujours une rivière de sang, celle qui emporte nos blessures quand l'hiver est en nos coeurs...
Quel beau contraste que cette photo et tes mots en sont une superbe parure...
Bravo... Bises et bon week end.
J'ai lu les autres, c'est le tien que je préfère...
bisous et bon week end pascal, attention pas trop de chocolats...