Lundi 11 janvier 2010
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09:52
Par Loran

Un mètre quatre-vingts au garrot environ
un cul comme un fourgon
il
était à dix pas
en contrebas
dans le parc à Rhinos.
De dos,
une énorme
vache
en combinaison de plongée
aux bourrelets de locomotive.
Je ne voyais pas sa tête
il
somnolait sans doute
après un tel banquet.
Elle, mignonne se penche
évaluant la taille de la bête
à la profondeur de l'enclos
et, dans la
fosse
laisse tomber les clés du carrosse.
Il faisait un temps de chien
et pas un chat à la palmyre
encore moins de palefrenier.
La belle
s'inquiète,
Non ! je n'ai pas le double...
elle tergiverse.
Son oeil humide repeint l'horizon
mais à l'horizon personne.
En bas sol
mou
et l'autre dort...
J'enjambe la bordure.
Sur le sol battu
deux mètres
cinquante plus bas
mes semelles ont fait un plat
réveillant l'omnibus.
Lancer à la blonde son trousseau,
les quatre tonnes au quart de tour.
Je saute la main
tendue
vers la barre de fer qui rampe sur le mur
quand un maladroit venu je ne sais d'où
voulant sans doute me porter secours
rate mon poignet qui rate la prise.
Je ne me retourne pas touchant le fond,
je bondis une dernière fois.
On m'attrape, me
propulse
on m'expulse et dans mon ascension
la corne dressée
telle un sabre luisant de samouraï
passe à deux millimètres de mon cul.
Je vole par dessus la
clôture
et me pose sur les genoux.
Mon sauveur
se dissout sans un mot.
Personne ne se souvient de son visage.
Parfois la
nuit
quand je fais le compte de mes vies
je pense à lui.
Loran