Lundi 11 janvier 2010
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13:00
Par Loran
Sous la neige
j'avais allumé
l'essence des parchemins
de bouleau roulés
embrasant des mélèzes
la brassée de brindilles,
un fagot de bois mort.
Trois patates cendrées
frissonnent sous la braise
et mes vers s'immolent
aux sorcières vapeurs
des langues incendiaires
qui montent aux ramures givrées
leurs paillettes dorées.
Tu ne parles pas,
comme à la messe
où tes pieds ne t'ont jamais porté.
Le feu balance ses pétons
comme des fusées d'artifice
à la rencontre des flocons,
le bois susure et chuinte
et dans ton oeil unique
celui qui brille
délavé par le temps
luisent l'or de la flamme
et le bonheur de l'instant.
J'ai dix ans encore ce soir
Grand père
les patates
Crois-tu qu'elles sont cuites ?