Partager l'article ! Sous les branches: Sous les branches d'un tamaris elle avait suspendu sa toile et s'y balançait nonchalante. Là bas, près ...
Sous les branches d'un tamaris
elle avait suspendu sa toile
et s'y balançait
nonchalante.
Là bas, près du feu,
autour des flammes folles
les chants créoles
résonnaient encore.
J'avais pris le large.
Le rhum sans doute
et les parfums de la nuit
avaient fini par me griser.
Je m'étais fondu au décors
flânant parmi les fleurs
dans l'ombre de la nuit.
Personne ne la cherchait,
je ne l'avais pas vue.
Elle murmura mon nom...
Dans un rayon de lune
elle était là, sur son hamac,
entièrement dévêtue,
ruisselante, ses petits seins
dressés comptant les étoiles.
Sous les branches d'un tamaris
elle avait tissé sa toile
et m'y attendait
languissante...
Elle me tendait ses bras
Elle me tendait ses jambes
et moi, prenant racine,
ma raison vacilla
au rythme des chants lancinants,
du grincement de la branche
et des hallucinantes plaintes.
Loran
Hé! hé! d'une branche de cerisier à celle d'un tamaris...
amusant effectivement ! ta poésie est très sensuelle
mais normal c'était au clair de lune et le rhum peut-être...J'aime beaucoup : elle avait tissé sa toile...c'est très rythmé et très jolie comme poésie. Merci de ta visite sympathique Loran, à
bientôt. Stella
que se passe-t-il au matin?
Bonne soirée
Et-ce qu'elles sont l’introduction/ germination d’un futur poème qui suivrait celui-ci?
Amitié
Tu y tisses admirablement l'indénouable caresse.
La trame n'y est pas seulement érotique,
même si Eros règne ici en maître.
Mon cher Loran, la sensualité te va comme
un gant.
Ophélie
j'en avais un autrefois, dans mon jardin en Provence...aujourd'hui...j'ai de grands ormes..et mon hamac, l'été, profite de leur ombre...
bon WE a bientot