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Esoterisme

Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /Déc /2009 10:37

Par Loran
Radiesthésie ?

 

"C'est l'art très ancien de trouver de l'eau, des minerais et d'autres objets qui semblent avoir en commun un magnétisme (ou une énergie) naturel. Une énergie que le corps semble être capable de détecter, il la détecte aussi bien que l'oreille un bruit ou les yeux une couleur. Beaucoup de gens peuvent développer leurs sens avec de l'entraînement, il en va de même dans la pratique de la radiesthésie." pendulum.gif

 

A tous ceux qui aimeraient expérimenter cet "Art" du pendule je recommande la lecture de la "Lettre à Robin" disponible sur ce site :

http://renaud91.free.fr/Radiesthesie/fr/robin/robinfr.html#1

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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 17:32

Par Loran

L'univers serait une énorme éponge qui ne cesse de gonfler depuis 13,7 milliards d'années. D'abord de la taille d'une tête d'épingle au moment du « big bang » selon nos scientifiques, il ne cesse depuis d'étirer les distances qui unissent les galaxies pourtant immobiles.

 

bigbang

 

L'avant Big Bang et l'au-delà de l'univers ne trouvent pour le moment aucune réponse dans la science actuelle. Considérant les connaissances étonnantes de certaines civilisations anciennes qui pourtant ne disposaient pas de notre technologie j'ai voulu vérifier dans l'extrême richesse symbolique de la Genèse hébraïque si je pouvais y déceler quelques réponses.

 

Le premier verset de la Genèse est généralement traduit comme suit : "Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre." Pour ce qui est des mots "commencement" et "terre" chacun voit aisément de quoi il peut s'agir. "Cieux" pose déjà un problème, ainsi il y aurait plusieurs "ciel" ! Quant au mot "Dieu" à aucun moment avant ce verset n'est proposé de définition. Qu'est-ce donc que ce Dieu du commencement ? A ce stade je serais tenté de répondre qu'il s'agit peut être d'une évocation du Big bang... Au commencement, Big Bang créa les cieux et la terre...

 

Voici la version hébraique de ce verset :

"Bereshit bara Elohim et hashamayim ve'et ha'arets."

"Au commencement créa Elohim les ciels et la terre"

 

 

Elohim

Comme Yahvé (yhwh), Elohim serait un nom de dieu (il semble qu'il y ait dans la bible deux grandes périodes l'Elohisme et le Yahvisme).

 

En dépit du -im, terminaison habituelle de nombreux pluriels en hébreu, le mot Elohim, lorsqu'il se réfère au Dieu d'Israël, est grammaticalement singulier, le verbe qui le suit l'étant aussi. Certains y voient une preuve d'un polythéisme originel mais pour les savants juifs et chrétiens, ce pluriel apparent n'a jamais posé problème et un midrash rapporté par Rachi met en scène Moïse attirant l'attention de Dieu sur le fait que les adversaires du monothéisme pourraient en tirer quelque argument. "Écris!, lui est-il répondu, ceux qui veulent errer erreront".

Voyons comment le ZOHAR nous explique ce mot ELOHIM

  • « Rabbi Eléazar ouvrit une de ses conférences par l'exorde suivant : « Levez les yeux et considérez qui a créé ces choses. Là vous apprendrez que le mystérieux Ancien, éternel objet des recherches, a créé ces choses. Et qui est-il ? Mi (Qui)» C'est parce qu'il est éternel objet de recherches et qu'il ne se dévoile pas qu'il est appelé Mi...

Le Zohar ajoute un peu plus loin :

Rabbi Chiméone dit :  Eleazar, que signifie le mot élé (ces choses) ?...

  • Ce mystère ne m'avait pas été révélé jusqu'au jour où le prophète Elie m'apparut, tandis que j'étais au bord de la mer, Il me parla ainsi : « Rabbi, sais tu ce que signifient les mots : « Mi bara élé ? » (Qui a créé ces choses) Je lui répondis élé désigne les cieux et les corps célestes, Elie me répliqua : Rabbi, ce mot renferme un secret,,, Lorsque le Mystère de tous les mystères voulut se manifester il se revêtit d'un vêtement précieux et resplendissant et créa élé (cela, ces choses) qui s'ajoutèrent à son nom, Elé ajouté à Mi inversé (im) a formé Elohim.


à suivre : Bereshit (prochainement)
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 17:50

Par Loran

Le mot « talion » vient du latin talis qui signifie « tel », « pareil », « de ce genre ».

Mal interprété par une lecture chrétienne qui la réduisait à l'expression « œil pour œil » la loi du talion fut l'un des arguments de poids contre la thora et donc contre le judaisme.

Exode chapitre XXI
23- Mais si un malheur s'ensuit, tu feras payer corps pour corps;
24- oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied;
25- brûlure pour brûlure, plaie pour plaie, contusion pour contusion.

Il est évident que dans ce texte nous sommes loin de tendre l'autre joue conformément à ce qu'aurait préconisé le Messie des Chrétiens.

     Pour la tradition juive, c’est un contre sens de traduire ainsi, car la vengeance ne peut constituer un acte de justice. La justice consiste à dédommager le blessé, et la loi du Talion préconise une évaluation financière extrêmement scrupuleuse du préjudice subi par la victime.

Il serait donc plus juste de traduire ainsi :

- tu feras payer un corps pour ce que vaut un corps; un oeil pour ce que vaut un oeil, une dent pour ce que vaut une dent.


     Selon Maïmonide au lieu de lire "oeil pour oeil" il faudrait lire « œil sous œil »  or la tradition orale nous apprend que « sous » signifie : payer en argent.

      Quant au Gaon de Vilna, grand maître du XVIIIe siècle, il lisait la formule « œil sous œil » au premier degré.
« Lis les lettres qui sont « sous » celles du mot aïn (œil). Sous la lettre aïn il y a pé ; sous le youd, il y a kaf ; sous noun, il y a samekh. En associant les trois lettres qui sont sous aïn (œil) tu trouves kessef « argent ».

     C’est pour sortir du cycle de la violence, (inscrite dans le code d'Hammourabi) que la Torah introduit l’argent comme moyen de réintroduire de la pacification. Chalem = « payer » pour faire le chalom, la « paix».


Mishna Baba Kama, chapitre 8 mishna 1
« Cinq obligations incombent à celui qui blesse son prochain, il doit réparer : le dommage
physique, la douleur, les soins médicaux, la cessation de travail, le préjudice moral (honte,
humiliation)
Dommage : comment ? Il lui a crevé un oeil, coupé la main ou brisé une jambe, on le considère (le blessé) comme un esclave vendu sur le marché et on estime «combien il était bon » (il valait avant) et « combien il est bon » (vaut) maintenant.

Douleur : il l’a brûlé avec une broche ou un clou, même si c’est sur ses ongles à un
endroit où il n’y a pas de lésion, on évalue combien un homme semblable serait prêt à accepter pareille souffrance (sans avoir recours à une anesthésie)

Soins médicaux : Il l’a frappé, il est obligé de lui assurer la guérison et d’accepter le
médecin choisi par la victime

Inactivité : on le considère comme s’il était gardien d’un champ de courges ou de concombres, car il lui a déjà donné la valeur de sa main ou de sa jambe.

Préjudice Moral :  tout selon l’offenseur et l’humilié. ( Il est en effet lié à la condition sociale de l’offenseur et à l’état psychosociologique de la victime) »


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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 23:21

Par Loran
Ceci est l'introduction du livre numérisé de Stéphane Née "La substance de Pi"
auquel vous pourrez accèder directement en cliquant sur son titre ci dessous.
Bon voyage !


LA
SUBSTANCE
DE Pi

 

 

 

INITIATION METAPHYSIQUE
 Sur Base de Kabbale Hébraïque

 

Stéphane Née


On ne saurait confondre metaphysique et philosophie, bien que certains rapports puissent parfois rapprocher ces deux disciplines.

 

La metaphysique est la science de l'Existence, à savoir la recherche des causes et des buts de l'Existence, pour autant que ces causes et ces buts existent. On comprendra facilement que la metaphysique peut être en mesure de fournir des références pertinentes à la philosophie. On peut en déduire que la seule philosophie pertinente est celle qui tire ses références d'une correcte démarche metaphysique.

 

Dans ce livre, il sera donc question d'initiation, ce qui signifie que les concepts exposés ne seront pas, dans une large mesure, présentés comme possibles ou probables, mais bien comme fondés et véritablement opérants En d'autres termes, ce travail n'est pas un essai, mais une profession de foi. Le lecteur reste évidemment libre de ses choix et mon objectif n'est donc pas du tout de le convaincre, mais d'aménager, si possible, une ouverture de Conscience permettant la levée d'une série de questions nouvelles.

 

Car, au fond, le scepticisme n'est autre qu'une fermeture, une protection illusoire brandie par certains avec une fierté qui n'a d'égale que l'appréhension qui en est la source. La crédulité n'est pas non plus une solution et celui qui penserait qu'il est demandé à l'Homme de croire sans savoir se trompe! La seule option appropriée est donc l'ouverture d'esprit:

il est vain de tout nier a priori, et tout aussi stérile de tout croire ou accepter. On le verra bientôt, la spécificité humaine émane de son libre-arbitre. Cependant, faut-il encore que l'être humain en fasse usage. Celui qui, par scepticisme ou par crédulité, se refuse la possibilité d'envisager certaines questions, abdique son libre-arbitre en vertu d'à-priori dont la pertinence est plus que douteuse.

 

Lorsqu'on propose à un enfant un plat nouveau, on constatera souvent une réticence à expérimenter un goût inédit. Il dira, à priori, qu'il n aime pas et ne veut pas goûter. L'attitude correcte de l'adulte sera, alors, de l'inciter à goûter (sans violence bien sûr!). Lorsqu'il aura goûté, l'enfant saura alors, et alors seulement, s'il aime ou pas: il fera son choix en connaissance de cause On pourra aussi s' apercevoir que les goûts évoluent, et qu'un plat réputé pour ne pas être apprécié... puisse un jour être réclamé!

 

Le sceptique n'est autre qu'un enfant refusant de goûter une saveur inconnue. Il manque, d'autre part, au crédule, une sensibilité gustative certaine et il avale dès lors avec la même avidité tout ce qui passe sur sa table! Le passage d'un extrême à l'autre est toujours possible et l'on peut comprendre qu'un être dont on a abusé de la crédulité, se réfugie soudain derrière un scepticisme acharné. L'ouverture d'esprit apparait bien comme la seule attitude progressiste car elle permet le choix en connaissance de cause.

 

Or, d'un point de vue existentiel, la cause est précisément cherchée par la metaphysique. Il importe donc à l'Homme qui désire vraiment comprendre sa nature au sein de l'Existence, de ne se fermer, ni de se livrer a aucune éventualité sans l'avoir longuement pesée.

 

Je me propose de livrer ici la compréhension metaphysique qu'il m'a été permis d'acquérir. Il va sans dire qu'en ce qui me concerne, le choix est fait et que j'adhère entièrement aux notions que j'exprime.

Lorsqu'il s'agit d'analyser rien moins que l'Oeuvre, on se heurte à plusieurs problèmes. Le premier est que l'expression d'une vérité altère systématiquement ladite vérité. A tel point que l'on peut affirmer que Expression = Altération. Une autre difficulté réside dans le fait que la Création (terme biblique qui sera justifié plus loin) est une unité synchrone. Ce qui signifie qu'il n'y a pas une parcelle de la Création qui soit isolée, indépendante du Tout. La nature même de chaque élément existentiel dépend essentiellement de la totalité de l'Oeuvre, donc de l'Unité.

 

Dès lors, la réflexion métaphysique amène fréquemment a envisager un même concept selon plusieurs "éclairages" différents à divers moments du développement. Si, dans une pièce obscure, vous désirez observer a l'aide d'une lampe-torche un objet tridimentionnel aussi complexe et subtil qu'un visage humain, vous comprendrez rapidement qu'un seul angle ne suffit pas. Et certains angles inhabituels, tel l'éclairage par le bas, seront éventuellement nécéssaires à une perception correcte du visage.

 

La nécéssité de présenter ces différents "éclairages" provient du fait que d'une part l'éclairage parfait émanant de l'Unité universelle n'est accessible qu'au plus haut degré de Conscience, degré auquel l'auteur de ces lignes ne saurait avoir accès, et d'autre part un tel éclairage serait tout simplement aveuglant pour la plupart des lecteurs.

 

Enfin, je voudrais ajouter qu'il n'y a pas un seul élément nouveau dans ce livre, car la Connaissance prend sa source dans la nuit des temps. Nul ne peut donc prétendre être novateur dans sa compréhension de l'Existence. Tout a déja été compris... et depuis très longtemps!

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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 19:25

Par Loran

Le Nuctéméron d'Apollonius emprunté à la théurgie des Grecs, complété et expliqué par la hiérarchie assyrienne correspond parfaitement à la philosophie des nombres telle que nous la trouvons exposée dans les pages les plus curieuses de l'ancien Talmud.

 

Ainsi les traditions pythagoriciennes remontent plus haut que Pythagore, ainsi la Genèse est une magnifique allégorie, qui, sous la forme d’un récit, cache les secrets, non-seulement d'une création accomplie autrefois, mais de la création permanente et universelle, de l'éternelle génération les êtres.

 

Or il y a douze heures dans la journée où s’accomplit la création de l’homme.

 

Ces douze heures symboliques, analogues aux signes du Zodiaque magiques et aux travaux allégoriques d'Hercule, représentent la série des œuvres de l'initiation

 

 

PREMIERE HEURE

A la 1 ère heure du 6ème jour Dieu réunit les fragments épars de la terre, il les pétrit ensemble, il en forme une masse qu’il veut animer.


1er degré - Dompter les passions mauvaises et forcer suivant l'expression du sage Hiérophante, les démons eux-mêmes à louer Dieu.

 

EXPLICATION

 

L’homme est la synthèse du monde créé, en lui recommence l’unité créatrice, il s’est fait à l’image et à la ressemblance de Dieu. Dans l’unité, les Démons chantent les louanges de Dieu, ils perdent leur malice et leur colère.

 

DEUXIEME HEURE

Dieu ébauche la forme du corps, il la sépare en deux pour que les organes soient doubles, car toute force et toute vie résultent de deux, et c’est ainsi que les Elohims ont fait toute chose.

 

2ème degré -Étudier les forces équilibrées de la nature et savoir comment l'harmonie résu1te de l'analogie des contraires. Connaître le grand agent magique et la double polarisation de la lumière universelle.

 

EXPLICATION

 

Tout vit par le mouvement, tout se maintient par l’équilibre, et l’harmonie résulte de l’analogie des contraires; Cette loi est la forme des formes, c’est la première manifestation de l’activité et de la fécondité de Dieu. Par le binaire, les poissons du Zodiaque chantent les louanges de Dieu, les serpents de feu s’enlacent autour du caducée et la foudre devient harmonieuse.

 

 

TROISIEME HEURE

Les membres de l’homme obéissant à la loi de vie, se produisent d’eux-mêmes et se complètent par l’organe générateur qui est composé d’un et de deux, figure du nombre ternaire.

 

3ème degré - S’initier au symbolisme du ternaire principe de toutes les théogonies et de tous les symboles religieux.

 

EXPLICATION

 

Le ternaire sort de lui-même du binaire; Le mouvement qui produit deux produit trois; Trois est la clef des nombres, car c’est la première synthèse numérale, c’est en géométrie le triangle, première figure complète et fermée, génératrice d’une infinité de triangles, soit dissemblable soit pareils. Les serpents du caducée d’Hermès s’entrelacent trois fois, Cerbère ouvre sa triple gueule et le feu chante les louanges de Dieu par les trois langues de la foudre.

 

QUATRIEME HEURE

Dieu souffle sur la face de l’homme et lui donne une âme.

 

4ème deg- Savoir dominer tous les fantômes de l’imagination et triompher de tous les prestiges.

EXPLICATION

 

Le quaternaire qui donne en géométrie la croix et le carré est le nombre parfait, or c’est dans la perfection de la forme que l’âme intelligente se manifeste, suivant cette révélation de la Mischna, l’enfant ne serait animé dans le sein de sa mère qu’après la forme complète de tous ses membres. À la quatrième heure, l’âme retourne visiter les tombeaux. C’est le moment où s’allument les lampes magiques aux quatre coins des cercles, c’est l’heure des enchantements et des prestiges.

 

CINQUIEME HEURE

L’homme se tient sur ses pieds, il se détache de la terre, il marche, il va où il veut.

5ème degré - Comprendre comment l’harmonie universelle se produit au centre des quatre forces élémentaires.

EXPLICATION

 

Le nombre cinq est celui de l’âme figurée par la quintessence qui résulte de l’équilibre des quatre éléments, dans le tarot, ce nombre est figuré par le grand prêtre ou l’autocrate spirituel figure de la volonté humaine, cette grande prêtresse qui décide seule de nos destinées éternelles. La voix des grandes eaux chante le Dieu des sphères célestes.

 

SIXIEME HEURE

Les animaux passent devant Adam et il donne à chacun d’eux le nom qui lui convient.

6ème degré - Devenir inaccessible à la crainte

 

EXPLICATION

 

L’homme par le travail soumet la terre et dompte les animaux, en manifestant sa liberté il produit son verbe ou sa parole et la création lui obéit, ici la création primordiale se complète. Dieu a créé l’homme le sixième jour, mais à la sixième heure de ce jour, l’homme achève l’ouvrage de Dieu et se crée de nouveau lui-même en quelque sorte, puisqu’il se fait roi de la nature qu’il assujettit à sa parole. L’esprit se tient immobile, il voit les monstres infernaux marcher contre lui et il est sans crainte.

 

SEPTIEME HEURE

Dieu donne à Adam une compagne tirée de la substance même de l’homme.

 

7ème degré - S’exercer à la direction de la lumière magnétique.

 

EXPLICATION

 

Dieu, après avoir créé l’homme à son image, s’est reposé le septième jour, car il s’était donné une épouse féconde qui allait travailler sans cesse pour lui; la nature est l’épouse de Dieu et Dieu se repose sur elle. L’homme devenu créateur à son tour par le verbe se donne une compagne semblable à lui et sur l’amour de laquelle il pourra désormais se reposer; la femme est l’œuvre de l’homme, c'est lui qui, en l’aimant, la rend belle, c’est lui qui la rend mère; La femme est la véritable nature humaine fille, et mère de l’homme, petite-fille et petite mère de Dieu. Un feu qui donne la vie à tous les êtres animés est dirigé par la volonté des hommes purs. L’initié étend la main et les souffrances s’apaisent.

 

HUITIEME HEURE

Adam & Ève montent sur le lit nuptial, ils sont deux lorsqu’ils se couchent, et lorsqu’ils se lèvent, ils sont quatre.

 

8ème degré - Apprendre à prévoir les effets par le calcul de pondération des causes.

 

EXPLICATION

 

Le quaternaire joint au quaternaire représente la forme équilibrant la forme, la création sortant de la création, la balance éternelle de la vie, sept étant le nombre du repos de Dieu, l’unité qui vient après représente l’homme qui travaille et qui coopère avec la nature à l’œuvre de la création. Les étoiles se parlent, l’âme des soleils correspond avec le soupir des fleurs, des chaînes d’harmonie font correspondre entre eux tous les êtres de la nature.

 

NEUVIEME HEURE

Dieu impose à l’homme sa loi.

 

9ème degré - Comprendre la hiérarchie de l’enseignement, respecter les mystères du dogme et se taire devant les profanes.

 

EXPLICATION

 

Neuf est le nombre de l’initiation parce que, étant composé de trois fois trois, il représente l’idée divine et la philosophie absolue des nombres, c’est pourquoi Apollonius dit que les mystères du nombre neuf ne doivent pas être révélés.

 

DIXIEME HEURE

A la dixième heure, Adam tombe dans le péché.

 

10ème degré - Étudier à fond l’astronomie.

 

EXPLICATION

 

Suivant les cabalistes dix est le nombre de la matière dont le signe spécial est le zéro, dans l’arbre des Séphiroth, dix représente Malchut ou la substance extérieure et matérielle; le péché d’Adam est donc le matérialisme et le fruit qu’il détache de l’arbre représente la chair isolée de l’esprit, le zéro séparé de son unité, la scission du nombre dix qui donne d’un côté l’unité dépouillée et de l’autre le néant ou la mort. La dixième heure est la clé du cycle astronomique et du mouvement circulaire de la vie des hommes.

 

ONZIEME HEURE

A la onzième heure, le coupable est condamné au travail et doit expier le péché en subissant la peine.

 

11ème degré- S’initier par l’analogie aux lois de la vie et de l’intelligence universelle.

 

EXPLICATION

 

Onze dans le tarot représente la force, or la force s’acquiert dans les épreuves, Dieu donne à l’homme la peine comme un moyen de salut, il faut donc lutter et souffrir pour conquérir l’intelligence et la vie. Les ailes des génies s’agitent avec un bruissement mystérieux, ils volent d’une sphère à l’autre et portent de monde en monde les messages de Dieu.

 

 

DOUZIEME HEURE

L’homme et la femme subissent leur peine, l’expiation commence et le libérateur est promis.

 

12ème degré - Opérer les grandes œuvres de la nature par la direction de la lumière.


EXPLICATION

 

Ici s’accomplissent par le feu les œuvres de l’éternelle lumière.

 

Tel est le complément de la naissance morale, l’homme est achevé, car il est voué au sacrifice qui le régénère, l’exil d’Adam est semblable à l’exil d’Œdipe; Comme Œdipe, Adam est père de deux ennemis; Œdipe a pour fille la pieuse et virginale Antigone et de la race d’Adam sortira Marie.

 

Ces mystérieuses et sublimes révélations de l’unité religieuse dans les anciens mystères se trouvent dans le Talmud.

 


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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 08:30

Par Loran

Le Sepher Yetsirah (Livre de la création) est apparu sous ce titre en Italie vers la fin du 10ème siècle chez Sabbataï Donnolo. Il se compose des 6 chapitres ci-dessous.

Pour ceux qui voudraient s'y intéresser d'un peu plus près je recommande la lecture des commentaires éclairés qu'en fait Monsieur Albert Soued ici.



CHAPITRE 1

1-1 Par trente-deux sentiers merveilleux de la Sagesse s'établit : Yah Yhwh Dieu d'Israël, Elohim vivant, roi de l'univers El Shaddaï. Miséricordieux et clément, suprême et élevé résidant éternellement en permanente élévation. Saint est son Nom. Son univers fut créé par trois mesures : le nombre, l'écrit et le commentaire.

1-2 Dix Séphiroth dans le néant et vingt-deux lettres de fondements : trois mères, sept doubles et douze simples.

1-3 Dix Séphiroth dans le néant selon le nombre des dix doigts : cinq en face de cinq, alliance unique de l'axe central par le mot de la langue et l'incision de peau.

1-4 Dix Séphiroth dans le néant, dix et pas neuf, dix et pas onze. Discerne avec Sagesse et pénètre avec Intelligence. Examine-les, interroge-les, ainsi la Parole s'élèvera vers son créateur et le Formateur sera replacé sur sa base.

1-5 Dix Séphiroth dans le néant, correspondant à dix choses infinies, sans limites : profondeur de commencement, profondeur de fin, profondeur de bien, profondeur de mal, profondeur du haut, profondeur du bas, profondeur d'Orient, profondeur d'Occident, profondeur du Nord, profondeur du Sud. Le Maître Unique, Dieu roi fidèle, domine sur toutes de sa demeure sainte pour l'éternité des éternités à jamais.

1-6 Dix Séphiroth dans le néant. Leur apparition a l'aspect d'un éclair dont les extrémités sont sans terme. Son Verbe court continuellement en elles et lorsqu'Il parle tel un ouragan, elles s'inclinent devant son Trône et ils festoient.

1-7 Dix Séphiroth dans le néant. Leur fin réside dans leur début et leur début dans leur fin tel l'embrasement consumant le charbon. Car Il est Maître Unique sans second et seul Face à lui pourquoi comptes-tu ?

1-8 Dix Séphiroth dans le néant. Retiens ta bouche pour ne pas en parler et ton cœur pour ne pas y réfléchir et si ton cœur s'emporte, reviens à l'endroit où il est dit "Les vies allaient et venaient". Sur cette parole sera conclue l'alliance.

1-9 Dix Séphiroth dans le néant. Une : "Souffle d'Elohim Vivant", béni et glorifié soit le nom de Celui qui vivifie les mondes. La voix, le souffle et la parole sont l'Esprit Saint.

1-10 Deux : "Souffle issu du Souffle". Avec, Il traça et sculpta 22 lettres fondamentales, trois mères, sept doubles et douze simples, qu'un seul souffle anime.

1-11 Trois : "Eaux issues du Souffle", Il traça et sculpta 22 lettres sorties d'un Tohu Bohu de boue et d'argile. Il les traça comme une sorte de jardin. Il les sculpta comme une sorte de mur. Il les déploya comme une sorte de toit. Il versa de la neige et elles devinrent poussière, car il est écrit : "Il dit à la neige : Tombe sur la terre !"

1-12 Quatre : "Feu issu des Eaux". Avec, Il traça et sculpta le Trône de Gloire, les Sérafim, les Ofanim, les H'ayoth haQodésh et Ses anges de service. Sur ces trois, Il établit sa demeure, ainsi qu'il est écrit : "Il fait des souffles ses messagers, des flammes de feu ses serviteurs".

1-13 Il choisit trois lettres parmi les simples dans le mystère des trois mères : Aleph, Mem, Shin. Il les fixa dans son Grand Nom et scella avec elles six extrémités.

Cinq : Il scella le dessus et tourné vers le haut, il le fixa avec YHV.
Six : Il scella le dessous et tourné vers le bas, il le fixa avec HYV.
Sept : Il scella l'Est et tourné vers l'avant, il le fixa avec VYH.
Huit : Il scella l'Ouest et tourné vers l'arrière, il le fixa avec VHY.
Neuf : Il scella le Sud et tourné vers la droite, il le fixa avec YVH.
Dix : Il scella le Nord et tourné vers la gauche, il le fixa avec HVY.
1-14 Telles sont les dix Séphiroth dans le néant : Souffle d'Elohim Vivant, Souffle issu du Souffle, Eaux issues du Souffle, Feu issu des Eaux, Haut, Bas,Ouest, Nord, Est, Sud.


CHAPITRE 2

2-1 Vingt-deux lettres fondamentales : trois mères, sept doubles et douze simples. Les trois mères sont Aleph, Mem, Shin. Elles reposent sur le plateau du mérite et sur le plateau du devoir ; la langue du pacte est l'équilibre entre les deux. Trois mères, Aleph, Mem, Shin. Mem est bourdonnant, Shin est sifflant et Aleph est le souffle de l'air qui équilibre les deux.

2-2 Vingt-deux lettres fondamentales : Il les a gravées, sculptées, permutées, pesées, transformées. Avec elles, il a représenté tout ce qui a été formé et tout ce qui sera formé.

2-3 Vingt-deux lettres fondamentales : Ils les a gravées avec la voix, les a sculptées avec le souffle, Il les a fixées dans la bouche, en cinq endroits : Aleph, H'eith, Hé, Ayin dans la gorge ; Guimel, Yod, Kaph, Qof dans le palais ; Daleth, Teith, Lamed, Noun, Tav dans la langue; Zayin, Sameck, Shin, Reish, Tsadé dans les dents ; Beith, Vav, Mem, Pé dans les lèvres.

2-4 Vingt-deux lettres fondamentales : Il les plaça dans un cercle tel un mur ayant 231 portes. Le cercle oscille de l'avant vers l'arrière. Un signe explique cela : Rien n'est supérieur dans le bien que la joie et rien n'est inférieur dans le mal que la peste.

2-5 Comment ? Il les permuta, les pesa et les transforma. Aleph avec toutes et toutes avec Aleph. Beith avec toutes et toutes avec Beith. Elles se renouvellent dans un cycle et existent dans 231 portes. Tout ce qui est formé et tout ce qui est parlé émane du Nom Unique.

2-6 Il a formé la substance à partir du chaos et a tiré l'existence de la non-existence. Il a taillé de grands piliers à partir de l'air insaisissable. Voici est un signe : Aleph avec toutes et toutes avec Aleph. Il a contemplé, transformé et fabriqué tout ce qui est formé et tout ce qui est parlé : un seul Nom. Il y a un signe à cela : 22 objets dans un seul corps.


CHAPITRE 3

3-1 Trois mères : Aleph, Mem, Shin. Elles se tiennent entre le plateau du mérite et le plateau du devoir que le langage équilibre.

3-2 Trois mères : Aleph, Mem, Shin. Un grand et merveilleux secret y est dissimulé et scellé par six formes naturelles. D'elles émanent : Air, Eau, Feu. D'elles sont nés les Pères et des Pères, les engendrements.

3-3 Trois mères : Aleph, Mem, Shin. Il les a gravées, les a taillées, les a permutées, les a pesées, les a transformées. Par elles Il a représenté : Trois mères AMSh dans l'univers, trois mères AMSh dans l'année, trois mères dans Néfesh mâle et femelle.

3-4 Trois mères : Aleph, Mem, Shin, dans l'univers ce sontl' Air, le Feu, l'Eau. Les cieux sont créés à partir du Feu. La terre est créée à partir des Eaux et l'air se place entre les deux.

3-5 Trois mères : Aleph, Mem, Shin, dans l'année ce sont le Chaud, le Froid, le Tempéré. Le Chaud est créé à partir du Feu. Le Froid est créé à partir des Eaux et le Tempéré de l'air qui se place entre les deux.

3-6 Trois mères : Aleph, Mem, Shin, dans Néfesh mâle et femelle, ce sont la Tête, le Ventre, la Poitrine. La tête est créée à partir du Feu. Le ventre à partir des Eaux et la poitrine à partir de l'air qui se place entre les deux.

3-7 Il fabriqua la lettre Aleph afin qu'elle règne sur l'air. Il la couronna. Il la combina avec toutes les autres. Avec elle Il forma l'air dans l'univers, le tempéré dans l'année et la poitrine dans le mâle avec AMSh et la femelle avec AShM.

3-8 Il fabriqua la lettre Mem afin qu'elle règne sur les eaux. Il la couronna. Il la combina avec toutes les autres. Avec elle Il forma les eaux dans l'univers, le froid dans l'année et la ventre dans le mâle avec MASh et la femelle avec MShA.

3-9 Il fabriqua la lettre Shin afin qu'elle règne sur le feu. Il la couronna. Il la combina avec toutes les autres. Avec elle Il forma le feu dans l'univers, le chaud dans l'année et la tête dans le mâle avec ShAM et la femelle avec ShMA.


CHAPITRE 4

4-1 Sept doubles : BGD KPRT. Elles s'expriment dans deux niveaux du langage : B-V G-GH D-DH K-KH P-F R-RH T-TH. D'après la structure : doux et dur, fort et faible.

4-2 Sept doubles : BGD KPRT. Elles reposent sur la sagesse, l'opulence, la semence, la vie, la domination, la paix et la grâce.

4-3 Sept doubles : BGD KPRT. Par le langage et par la substitution. Substitution de sagesse : folie. Substitution d'opulence : misère. Substitution de semence : désert. Substitution de vie : mort. Substitution de domination : servitude. Substitution de paix : guerre. Substitution de grâce : laideur.

4-4 Sept doubles : BGD KPRT. Haut et bas, Est et Ouest, Nord et Sud. Le Saint Palais est situé au centre et les supporte toutes.

4-5 Sept doubles : BGD KPRT. Sept et pas six, sept et pas huit. Examine-les, scrute-les. Place la parole sur cette essence et restitue le Formateur sur sa base.

4-6 Sept doubles : BGD KPRT fondamentales. Il les a gravées, les a sculptées, les a permutées, les a pesées, les a métamorphosées. Puis avec elles Il a formé sept planètes dans l'univers, sept jours dans l'année, sept portes dans l'âme mâle.

4-7 Sept planètes dans l'univers : Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure, Lune. Sept jours dans l'année les sept jours de la semaine. Sept portes dans Néfesh mâle et femelle : deux yeux, deux oreilles, deux narines et une bouche.

4-8 Il fit régner la lettre Beith par la sagesse, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma la Lune dans l'univers, le jour 1 dans l'année, l'œil droit dans Néfesh mâle et femelle.

4-9 Il fit régner la lettre Guimel par l'opulence, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma : Mars dans l'univers, le jour 2 dans l'année, l'oreille droite dans Néfesh mâle et femelle.

4-10 Il fit régner la lettre Daleth par la fécondité, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma le Soleil dans l'univers, le jour 3 dans l'année, la narine droite dans Néfesh mâle et femelle.

4-11 Il fit régner la lettre Kaph par la vie, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma Vénus dans l'univers, le jour 4 dans l'année, l'œil gauche dans Néfesh mâle et femelle.

4-12 Il fit régner la lettre Pé par la domination, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma Mercure dans l'univers, le jour 5 dans l'année, l'oreille gauche dans Néfesh mâle et femelle.

4-13 Il fit régner la lettre Reish par la vie, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma Saturne dans l'univers, le jour 6 dans l'année, la narine gauche dans Néfesh mâle et femelle.

4-14 Il fit régner la lettre Tav par la grâce, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma Jupiter dans l'univers, le jour 7 dans l'année, la bouche dans Néfesh mâle et femelle.

4-15 Sept doubles BGD KPRT. Avec elles ont été gravés sept univers, sept firmaments, sept terres, sept mers, sept fleuves, sept déserts, sept jours, sept semaines, sept années, sept cycles sabbatiques, sept jubilés et le Palais sacré. C'est pourquoi il aima faire des septénaires sous tous les cieux.

4-16 Deux pierres bâtissent deux maisons. Trois pierres bâtissent six maisons. Quatre pierres bâtissent vingt-quatre maisons. Cinq pierres bâtissent six cent vingt maisons. Sept pierres bâtissent cinq mille quarante maisons. A partir d'ici continue, calcule ce que la bouche ne peut exprimer et ce que l'oreille ne peut entendre.


CHAPITRE 5

5-1 Douze Simples : H, V, Z, H, T, Y, L, N, S, A, Ts, Q. Elles reposent sur : parole, pensée, locomotion, vue, ouïe, action, copulation, odorat, sommeil, colère, goût.

5-2 Douze Simples : H, V, Z, H, T, Y, L, N, S, A, Ts, Q.

Les douze limites diagonales sont leur fondement : Limite supérieure Est, limite Nord-Est, limite inférieure Est. Limite supérieure Sud, limite Sud-Est, limite inférieure Sud. Limite supérieure Ouest, limite Sud-Ouest, limite inférieure Ouest. Limite supérieure Nord, limite Nord-Ouest, limite inférieure Nord. Elles s'étendent sans cesse dans l'éternité des éternités, ce sont les limites de l'Univers.

5-3 Douze Simples : H, V, Z, H, T, Y, L, N, S, A, Ts, Q. Fondées, gravées, sculptées, permutées, pesées, transformées. Par elles sont formées douze constellations dans l'Univers, douze mois dans l'Année et douze dirigeants dans l'Ame, mâle et femelle.

5-4 Douze constellations dans l'Univers, Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire, Capricorne, Verseau, Poissons.

5-5 Douze mois dans l'année, Nissan, Iyar, Sivan, Tamouz, Av, Eloul, Tishri, H'éshévan, Kislév, Tévéth, Shevat, Adar.

5-6 Douze dirigeants dans Néfesh, deux mains, deux pieds, deux reins, vésicule biliaire, intestins, foie, estomac, kivah, rate.

5-7 Il fit la lettre Hé, la fit régner sur la parole, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Bélier dans l'Univers, Nissan dans l'Année et le pied droit dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Vav, la fit régner sur la pensée, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Taureau dans l'Univers, Iyar dans l'Année et le rein droit dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Zayin, la fit régner sur la locomotion, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma les Gémeaux dans l'Univers, Sivan dans l'Année et le pied gauche dans l'Ame mâle et femelle.

5-8 Il fit la lettre H'éith, la fit régner sur la vue, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Cancer dans l'Univers, Tamouz dans l'Année et la main droite dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Teith, la fit régner sur l'ouïe, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Lion dans l'Univers, Av dans l'Année et le rein gauche dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Yod, la fit régner sur l'action, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma la Vierge dans l'Univers, Eloul dans l'Année et la main gauche dans l'Ame mâle et femelle.

5-9 Il fit la lettre Lamed, la fit régner sur la copulation, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma la Balance dans l'Univers, Tishri dans l'Année et la vésicule biliaire dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Noun, la fit régner sur l'odorat, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Scorpion dans l'Univers, H'éshévan dans l'Année et le petit intestin dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Sameck, la fit régner sur l'odorat, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Sagittaire dans l'Univers, Kislév dans l'Année et le pancréas dans l'Ame mâle et femelle.

5-10 Il fit la lettre Ayin, la fit régner sur la colère, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Capricorne dans l'Univers, Tévéth dans l'Année et le foie dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Tsadé, la fit régner sur le goût, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Verseau dans l'Univers, Shevat dans l'Année et l'estomac dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Qof, la fit régner sur le rire, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma les Poissons dans l'Univers, Adar dans l'Année et la rate dans l'Ame mâle et femelle. Il les forma en creux, Il les disposa comme une muraille, Il les fit s'opposer au-dessus.


CHAPITRE 6

6-1 Il y a Trois Mères AMSh. D'elles émanent Trois Pères, et ce sont air, eau, et feu. Les Pères engendrent. Trois Pères et leurs engendrements. Sept planètes et leurs hôtes, douze limites diagonales. Il y a des témoins pour le prouver, ce sont l'Univers, l'Année, l'Ame et une loi de douze, de sept et de trois, qu'il a établis dans le Téli, le Cycle, et le Coeur.

6-2 Trois Mères AMSh air, eau, et feu. Le feu est au-dessus, l'eau est en dessous, et le souffle de l'air légifère entre eux. Il y a un signe à cela, le feu soutient l'eau. Mem est bourdonnant, Shin est sifflant et Aleph est le souffle de l'air qui les départage.

6-3 Le Téli dans l'Univers est comme un roi sur son trône. Le Cycle dans l'Année est comme un roi dans la province. Le Cœur dans l'Ame est comme un roi en guerre.

6-4 "Ainsi Dieu a fait correspondre l'un à l'autre". Le bien est contraire au mal. Le mal est contraire au bien. Le bien est issu du bien. Le mal est issu du mal. Le bien définit le mal. Le mal définit le bien. Le bien est préservé par le bien. Le mal est préservé par le mal.

6-5 Trois : Chacun se tient seul, un défenseur, un accusateur, et médiateur. Sept: Trois contre trois et un qui les tient en équilibre. Douze en guerre : Trois aiment, trois haïssent, trois donnent la vie et trois tuent.
Trois aiment : le cœur et les oreilles.
Trois haïssent : le foie, la vésicule biliaire et la langue.
Trois donnent la vie : les deux narines et la rate.
Trois tuent : les deux orifices et la bouche.
Et Dieu, Roi fidèle, gouverne sur eux tous par Sa sainte Demeure pour l'éternité des éternités.
Un sur trois, trois sur sept, sept sur douze, Et tous sont liés l'un à l'autre.

6-6 C'est avec les vingt-deux lettres qu'est gravé Ehyeh, Yah, YHVH Elohim, YHVH, YHVH-Tzavaot, Elohim-Tzavaot, El Shaddaï, YHVH Adonaï. Avec elles Il a fait trois Livres, et avec eux Il a créé Son Univers. Avec elles il a formé tout qui a été formé et tout ce qui sera formé.

6-7 Lorsque Abraham notre père, puisse-t-il reposer en paix, regarda, il vit, comprit, sonda, grava et sculpta, Il fut fructueux dans la création, comme il est écrit, "Et les âmes qu'ils faisaient dans Haran". Aussitôt qu'il se révéla à lui le Maître de tout, puisse Son nom être éternellement béni, le plaça sur Sa poitrine, l'embrassa sur la tête et l'appela, "Abraham mon bien-aimé". Il fit un pacte avec lui et avec ses enfants et leurs descendants, comme il est écrit, "Et il eut foi en Yhwh, et Yhwh lui en fit un mérite". Il faisait un pacte avec lui entre les dix doigts de ses mains - c'est le pacte de la langue, et entre les dix orteils de ses pieds - c'est le pacte de la circoncision. Il attacha les 22 lettres de la Torah sur sa langue et lui révéla Son mystère. Il les plongea dans l'eau, les brûla avec le feu, les agita avec le souffle, les enflamma avec les sept (planètes) et les dirigea avec les douze constellations.


lettres

finale

Nom

Valeur

Valeur alph

symbole

1

א

א

aleph

1 - 1000

mère

boeuf

2

ב - בּ

 

Beth / veth

2

double

maison

3

ג

 

ghimel

3

double

chameau

4

ד

 

dalet

4

double

porte

5

ה

 

5

simple

souffle

6

ו

 

waw

6

simple

crochet

7

ז

 

zayin

7

simple

arme

8

ח

 

heth

8

simple

barrière

9

ט

 

teth

9

simple

serpent

11

י

 

yod

10

simple

main

11

כ - כּ

ך

Kaf / khaf

20 - 500

double

Creux de la main

12

ל

 

lamed

30

simple

Aiguillon enseigner

13

ם

ם

mem

40 - 600

mère

eaux

14

נ

ן

noun

50 - 700

simple

poisson

15

ס

 

samekh

60

simple

Soutien appui

16

ע

 

ayin

70

simple

Oeil, source

17

ף - פּ

ף

Pé / phé

80 - 800

double

bouche

18

ץ

ץ

tsadé

90 - 900

simple

Bras ou côté divin

19

ק

 

qof

100

simple

Singe, chas de l'aiguille

20

ר

 

resh

200

double

tête

21

שׁ - שׂ

 

Sin / shin

300

mère

Dent

22

ת

 

tav

400

double

signe






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Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 18:09

Par Loran
"Les nombres sont dans notre plan physique la représentation symbolique des lois du plan de création.
C'est un des langages directs du Verbe...
Le chiffre 1 est la représentation de l'unité...
Le chiffre 2 correspond au premier nombre féminin...  C'est le nombre de la création
Le chiffre 3 représente le neutre et la transition vers le deuxième ternaire...

1 2 3
4 5 6
7 8 9
10 11 12

Les nombres ne cessent de nous surprendre...
Par exemple vous verrez dans le tableau suivant que la somme de tous les nombres de 1 à l'infini produit après réduction ( ex: 1958 = 1+9+5+8 = 23= 5 ) une séquence qui se répète sans cesse.
Cette séquence est : 1 - 3 - 6 - 1 - 6 - 3 - 1 - 9 - 9

Ce qui est surprenant ce sont les figures géométriques obtenues grâce à cette séquence et un angle de rotation comme par exemple 36° ou 45 °...

Faites l'essai, tracez un segment de 1 cm puis un second de 3 cm formant un angle de 36° avec le précédent et ainsi de suite.... La patience est toujours payante 


n n(n+1)/2 Réduction
1 1 1
2 3 3
3 6 6
4 10 1
5 15 6
6 21 3
7 28 1
8 36 9
9 45 9
10 55 1
11 66 3
12 78 6
13 91 1
14 105 6
15 120 3
16 136 1
17 153 9
18 171 9
19 190 1
20 210 3
21 231 6
22 253 1
23 276 6
24 300 3
25 325 1
26 351 9
27 378 9
28 406 1
29 435 3
30 465 6
31 496 1
32 528 6
33 561 3
34 595 1
35 630 9
36 666 9
37 703 1
38 741 3
39 780 6
40 820 1
41 861 6
42 903 3
43 946 1
44 990 9
45 1035 9
46 1081 1
47 1128 3
48 1176 6
49 1225 1
50 1275 6
51 1326 3
52 1378 1







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Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /Mai /2009 12:25

Par Loran

Dans le texte de la Thora, lorsque Moise est appelé à partir en Egypte pour libérer le peuple Hébreu, il est dit dans l’Exode Ch 4 verset 20: «Il a pris sa femme et ses deux enfants, il les a fait chevaucher l’âne, et s’est mis en route pour l’Egypte.»

 


A propos de ce texte Rachi, un commentateur de la bible qui vécu à Troyes dans l'aube au 12 ème siècle cite un midrash, une explication, qui est la suivante:
- cet âne qu’emmène Moïse, cet âne là, n’est pas n’importe quel âne… il s’agit de l’âne d’Abraham lorsqu’il emmenait son fils sur les lieux du sacrifice. Mais il s’agit aussi de l’âne sur lequel viendra le Messie.

Alors, ce verset pose un problème.

Dans une école juive, le professeur d’une classe de CM 2, explique ce verset. Un enfant lève la main et demande: Monsieur, où se trouve cet âne? -On ne sait pas très bien répond le professeur mais il est quelque part! Mais monsieur dit l’élève comment se fait-il qu’un âne puisse vivre aussi longtemps depuis Abraham jusqu à la venue du messie?
Le professeur ne s’est pas démonté et lui à répondu que c’était un miracle, que c’était un âne miraculeux… Bien sur, l’élève n’a rien dit, mais il n’était pas satisfait de cette réponse.

Et bien, si ce professeur avait connu l’enseignement du Maharal de Prague il aurait sûrement donné une autre réponse.
Les sages, dit le Maharal, n’ont pas parlé d’une façon matérielle, mais d’une façon spirituelle, c’est à dire, leur expression, la façon dont ils se sont exprimés, ne concerne pas des faits, mais en parlant de faits matériels ils veulent dégager la signification spirituelle de ce fait.
Ils le disent, par conséquent, dans un certain langage qui était connu lorsque les sages discutaient entre eux dans leur yeshiva… et ce langage était un langage particulier, que tous les sages connaissaient sans avoir besoin de l’expliquer.
Langage des branches puis langue des oiseaux on a finit par oublier ce langage, on n’a plus compris ce qu’ils voulaient dire. C’est un langage perdu…

Il faut donc retrouver le sens profond de cette langue prophétique pour comprendre ce que les sages du talmud voulaient dire. Lorsqu’ils parlent de l’âne, par exemple, il faudrait savoir ce qu’ils veulent dire.
Il ne s’agit jamais d’un fait.  Ils n’ont jamais pensé que cet âne existait quelque part et qu’il était en même temps celui d’Abraham, celui de Moise et celui du messie.

Qu’est ce que c’est que cet âne qui aurait le mérite de vivre aussi longtemps?.

Les sages en parlant ainsi veulent nous donner une idée, une explication qu’il s’agit de comprendre.
Lorsqu’ils parlent de l’âne il ne parlent pas de cet animal avec des grandes oreilles qu’on ridiculise habituellement. Mais le mot âne (hakhamor en hébreu) a le même radical que le mot (khomer) et Khomer, c’est la matière…

Donc quand le texte parle d’un âne, en fait ce n’est pas d’un âne qu’il parle mais de l’idée de ce qu’est la matière.

Le problème du rapport a la matière est un problème capital.
Pourquoi? .
Et bien parce que dans la réflexion philosophique, si nous acceptons que ce qu’on nomme dieu est un être immatériel, le problème essentiel qui se pose est d’où vient la matière ? Si Dieu est spirituel, uniquement, comment se fait-il qu’il y ait la matière? D’où vient elle? Cette question du rapport entre le matériel et le spirituel s’est posé tout au long de la philosophie.

Quel doit être notre rapport à la matière?

Il faut considérer que dans l’histoire des idées, l’humanité d’une manière générale s’est d’abord prosternée devant la matière. La matière existe, le spirituel, on ne le voit pas.
Par conséquent la tendance première est de dire quoi? Ce qui existe vraiment c’est la matière… l’idolâtrie au fond c’est se prosterner devant des idoles, devant des statuettes, donc de la matière.
Plus tard avec le progrès de l’humanité nous avons abandonné les statues des idoles mais l’idée est restée la même. On se prosterne toujours devant la matière.
Voyons, par exemple, l’idéologie récente du communisme et du marxisme, qui était le matérialisme historique: Qu’est ce qu’elle dit? l’histoire fonctionne d’après les règles de la matière et non celles des idées spirituelles qui ne sont qu’une illustration, un épiphénomène de la matière et pour le marxisme en particulier qu’est ce que c’était que la matière, c’était l’économie, la loi du marché, et par conséquent le matérialisme historique signifie que l’histoire fonctionne, en fonction de l’économie. C’est à dire d’une réalité matérielle.
Les grandes idées, disait Marx, ne sont que le résultat d’une confrontation de l’économie et du marché.
Le prolétaire est asservi parce que l’économie l’asservit, et lorsque nous aurons résolu les problèmes de l’économie nous aurons résolu tous les problèmes… il s’agit là d’une «matérialisation», qui fait de la matière une divinité existant seule.

En face de cela il y a une deuxième position qui est exactement inverse où on nous dit que la matière n’est qu’ illusion et que seul compte le spirituel. Certaines croyance méprisent le corps et les biens matériels.

Dans la philosophie du kabbaliste, la matière n’est pas tout, mais elle n’est pas non plus, rien du tout.
Le but de la matière est d’être chevauchée (du verbe RaKhoV qui veut dire chevaucher, gouverner), la matière est un moyen permettant d’arriver à un but, c’est un instrument qui doit nous permettre de développer la spiritualité.
C’est à dire qu’il faut donc ne pas laisser la matière être une divinité, mais qu’il ne faut pas non plus laisser la matière se dissoudre et disparaître, qu’il faut se servir de la matière comme d’un moyen de transport, exactement comme le cavalier chevauche sa monture pour arriver à destination.
Cette idée de ne pas considérer la matière comme quelque chose de capital mais comme un moyen nécessaire pour atteindre le spirituel à été illustré pour la première fois dans la Bible par Abraham…
En prenant l’âne pour se rendre au pied de la montagne où il doit sacrifier son fils Isaac, le texte dit qu’il chevauché son âne pour se rendre au lieu d’accomplissement de la volonté divine. Il s’est servit de la matière symbolisée par l’âne pour atteindre le but
Mais Abraham était un individu. C’était une action individuelle. Ce même phénomène va se reproduire à une dimension collective quand Moïse va prendre son âne pour se rendre en Egypte afin de libérer le peuple hébreu et de l’emmener vers un but. Et ce but sera de témoigner que la matière est une préparation pour atteindre un but spirituel.
Enfin, la tradition juive dit qu’un jour viendra ou cette expérience qui chez Abraham était individuelle, qui après la sortie d’Egypte était collective du peuple juif, cette expérience sera universelle et concernera toute l’humanité à l’arrivée du Messie… et c’est pourquoi il est écrit que le messie sera un homme humble chevauchant un âne, sachant que cet âne pourrait aussi bien être une bicyclette qu’un hélicoptère.
Il s’agit donc bien du même âne pour Abraham et pour Moise et pour le Messie, mais d’une manière spirituelle et non pas physique, matérielle. Et en allant encore plus loin, à chaque fois que ce mot âne apparaît dans la bible, il est question de la matière…
Dans la tradition biblique l'âne représente la patience, la compréhension des choses, le travail obstiné et la paix. Au point qu'on a accusé les Hébreux d'adorer l'âne ou de l'avoir adopté comme animal totem, tradition qu'ils auraient hérité du séjour en Egypte.
L'âne de l'ancienne Egypte était assimilé aux forces obscures de l'ignorance et il était dédié à Typhon-Set. L'âne était aussi l'image de l'homme profane, l'homme de la glèbe qui n'a pas quitté son lieu de naissance (allusion à l’injonction faite à Abraham: «vas vers toi même») et qui n'est pas initié aux mystères des dieux. L’arrivée du Messie sur un âne signifie que l’humanité est prête à s’élever spirituellement, à être initiée…

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Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /Avr /2009 12:05

Par Loran
La croisée d'un axe vertical et d'un axe horizontal constitue l'épure symbolique de l'expérience humaine.

"La perpendiculaire est le fil à plomb fixé au centre d'un arceau, et le niveau un fil à plomb fixé au sommet d'un triangle. Ces deux instruments sont des schématisations des deux fonctions de  l'archipendule des batisseurs, seul outil pouvant assurer une construction en parfait équilibre des deux plans, horizontal et vertical. En effet, L'archipendule servait de niveau et d'équerre et pouvait aussi être utilisée pour mesurer des pentes grâce à des repères sur la traverse." (Truthlurker)


Le niveau symbolise l'égalité,le fil à plomb symbolise la justice, Ils forment un couple qu'on pourrait représenter (après l'archipendule) par l'image de la balance... Un fléau vertical et la ligne horizontale formée par les deux plateaux en équilibre. Il est également envisageable de disposer ainsi le Tétragramme Divin : le Yod au sommet, le vaw comme fléau et les deux Hé en guise de plateaux...

yod Hé Vaw Hé

L'homme évolue dans un repère orthonormé dont les deux axes, horizontal et vertical, pourraient représenter respectivement la matière et l'esprit, le matérialisme et le spirituel, le plan terrestre et le plan celeste ou bien encore l'immanence et la transcendance...

Dans le Tétragramme, le Vaw relie les deux Hé comme dans le schéma du corps il relie les deux poumons, il est la trachée mais il est aussi la colonne vertébrale qui réunit les deux côtés du corps. Le Vaw est le fil à plomb qui relie le ciel à la terre, vecteur selon lequel le yod a opéré ses séparations dans les deux pôles de la dualité de la Création.  C'est aussi par lui que les deux pôles de la dualité retournent leurs forces et les réintègrent à leur unité originelle, le Yod.

Loran






 
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Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /Avr /2009 11:10

Par Loran

כה הראני והנה אדני נצב על־חומת אנך ובידו אנך׃

Traductions

Amos 7:7 French: Louis Segond (1910)
Il m'envoya cette vision. Voici, le Seigneur se tenait sur un mur tiré au cordeau, Et il avait un niveau dans la main.

Amos 7:7 French: Darby
Ainsi il m'a fait voir; et voici, le Seigneur se tenait sur un mur bâti d'aplomb, et il avait un plomb à sa main.

Amos 7:7 French: Martin (1744)
[Puis] il me fit voir cette vision : et voici, le Seigneur se tenait debout sur un mur fait au niveau, et il avait en sa main un niveau.

Amos 7:7 French: Ostervald (1744)
Puis il me fit voir ceci: voici, le Seigneur se tenait debout sur un mur fait au niveau, et dans sa main était un niveau.



      Le mot אנך  anakh signifie en hébreu "fil à plomb" ... 

"La loi est simple : nous ne pouvons "connaître" qu'en communiquant avec nous-mêmes. Nous ne pouvons communiquer avec nous-mêmes qu'en prenant conscience de notre "féminin" et en l'épousant. C'est une oeuvre d'amour.
La loi est la même en ce qui concerne notre rapport au monde et à ces "autres" extérieurs à nous (bien qu'encore "nous" aussi, dans la mesure où adam est un !) Nous ne pouvons appréhender l'autre dans sa profondeur que dans la mesure où nous avons appréhendé en nous-mêmes telle profondeur. Et ceci ne s'apprend pas dans les livres. Jusqu'à aujourd'hui malheureusement, les sciences humaines ne s'apprennent que dans les livres : compensation extérieure à notre endormissement intérieur !

Dans ce même esprit, il devient clair qu'aucune démarche d'éveil ne peut se faire sans l'éducation préalable du contrôle des pensées. L'homme qui se laisse aller toute la journée à un vagabondage cérébral entretient un discours mental qui solidifie sa prison.(car les pensées non contrôlées ressortissent aux catégories mentales esclaves des énergies qui, dans ce cas, non "épousées", jouent en négatif et sont génératrices d'émotions, d'angoisses, de peurs et, par conséquent, sont génératrices de maladies, de souffrance et de mort).

Epouser ces énergies, ce "féminin" en nous, c'est aller vers le vrai "Moi" qui appartient à l'homme-dieu, et en regard dequel notre petit "moi", pensant et agissant à un niveau banal, appartient à l'homme-animal.

Le "Je" hébreu, אני ani,  témoigne de ce "Moi" unique et contradictoirement participant à l'Universel. En lui, le aleph se cache dans le yod propre à chacun de nous, nousdonnant la possibilité de le devenir grâce au noun, ce germe en lequel se joue toute notre économie.

Mais, ce même אני ani   est participant du mystérieux Nom divin אין ayin dont il est l'anagramme, donc co-énergétique à Lui. אין ayin est le "rien" , première et incontestable manifestation divine, au-delà de l'ETRE et du NON-ETRE et qui, cependant, déjà se nomme.

Ani est lui même la contraction du mot Anoki qui signifie "Je, moi" mais aussi la "perpendiculaire". La racine Aleph, Noun, Kaph dont il dérive, donnele mot  אנך  anakh  qui est le "fil à plomb", la "sonde". Notre vrai "Moi", caché dans le yod  י  est "à la perpendiculaire" d'Elohim א  Admirable expression de ce qu'est l'Homme en tant qu'"icône" de Dieu ! " Annick de Souzenelle "La lettre chemin de vie"



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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 23:11

Par Loran
    Tout le monde a déjà entendu parler des Templiers... Tout le monde connait au moins le nom de Jacques de Molay ainsi qu'une date peut être : LE VENDREDI 13 OCTOBRE 1307... Tout le monde encore à entendu ces horreurs qu'on leur attribua ou qu'on leur fit avouer sous la torture. Ainsi auraient ils adoré un certain Baphomet... Mais qu'est-ce vraiment que ce Baphomet prétenduement satanique ?

     Le frère occitan Gaucerand de Montpezat du Quercy, ancêtre de l'actuel prince consort du Danemark, fut le seul au cours de son procès à avouer avoir adoré  une "image bafométique". En langue d'Oc Bafomet est une déformation de Mahomet tel qu'il apparait dans un poème de 1265 : Ira et Dolor, E Bafomet obra de son goder, "Et Mahomet fait briller sa puissance".
    Le témoignage du frère Gaucerand  fut ainsi à l'origine d'un malentendu qui permit à ses accusateurs d'y voir une "preuve", de l'adoption par le Temple de rites musulmans. Hugh Schonfield quant à lui pensait que Baphomet était un mot codé qui une fois décrypté à l'aide du code Atbash (système de cryptage très ancien) se lisait «sophia», qui signifie sagesse en grec. Selon M. Schonfield, en vénérant Baphomet, les Templiers auraient voué en vérité un culte au principe de sagesse voire à la gnose.

    Eliphas Lévi, l'illustre philosophe hermétique a sa propre interprétation qui, à défaut d'être vérifiable, est très intéressante.

"Il existe plusieurs figures du Baphomet. Parfois il a la barbe et les cornes d'un bouc, la face d'un homme, le sein d'une femme, la crinière et les ongles d'un lion, les ailes d'un aigle, les flancs et les pieds d'un taureau.
C'est le sphinx ressuscité de Thèbes ; c'est le monstre tour à tour captif et vainqueur d'OEdipe. C'est la science qui proteste contre l'idolâtrie par la monstruosité même de l'idole. Il porte les cornes et le flambeau de la vie, et l'âme vivante de ce flambeau, c'est dieu. Il avait été défendu aux Israélites de donner aux conceptions divines la figure de l'homme ou celle d'aucun animal ; aussi n'osaient-ils sculpter sur l'arche et dans le sanctuaire que des Chérubins c'est-à-dire des Sphinx à corps de taureau et à têtes d'homme, d'aigle ou de lion.
Ces figures mixtes ne reproduisent dans leur entier ni la forme de l'homme, ni celle d'aucun animal. Ces assemblages hybrides d'animaux impossibles faisaient comprendre que le signe n'était pas l'idole ou une image d'une chose vivante, mais un caractère ou une représentation d'une chose pensée.
On n'adore point le Baphomet : on adore le Dieu sans figure devant cette forme informe et cette image sans ressemblance avec les êtres créés. Le Baphomet n'est pas un dieu : c'est le signe de l'initiation ; c'est aussi la figure hiéroglyphique du grand tétragramme divin… (Eliphas Lévi, La Clef des Grands Mystères)



       Voyons à présent ce qu'en dit le dictionnaire de l'ésotérisme de Michel Mirabail :

     Le Baphomet est l'emblème des Templiers.  Signe de leur reconnaissance des "pauvres soldats", il est aussi l'image synthétique de toute leur science et de leur tradition.
La description du Baphomet est malaisée. Il a l'aspect extérieur d'un animal à forme grossière et inderminée. Il rappelle le bouc par son visage cornu, mais aussi Satan. C'est la raison pour laquelle on a accusé l'ordre de culte démoniaque.

 En réalité, la figuration externe nous paraît vouloir gauchir la présence pourtant indubitable de symboles, et dérouter l'attention profane.
La tête de bouc représente un triangle dont la pointe est tournée vers le bas, signe de la puissance de l'esprit créateur.
Le nez a la structure d'un triangle qui, plus petit que le premier, est inscrit à l'interieur du visage, pointe en haut : il s'agit de la remontée initiatique de la créature qui possède en elle-même l'étincelle divine.
Les deux cornes sises sur la base du grand triangle représentent l'autorité et la puissance. Moïse descendant de la montagne les portes sur son front. Mais elles correspondent aussi aux lettres du mot inri, qui, regroupées, se fondent en un signe rappelant le H.
Ce sont ces mêmes lettres qui furent gravées au-dessus de la tête de Jésus en croix.

 De part et d'autre du petit triangle, à la place des yeux, le croissant lunaire à gauche et le cercle solaire à droite résumment la science à ses deux principes masculin et féminin.

 Le Graal, comme l'Eucharistie, se rattache à cette tradition initiatique dont Melchisedeck est le grand prêtre, Abraham et Jésus les sacrificateurs. L'un comme l'autre sacrifient à Dieu leur intimité profonde.
La réunion symbolique du pain et du vin, de l'eau (grand triangle) et du feu (petit triangle), de la chair et du sang, justifie la rencontre d'Abraham et du Christ, et des deux confessions, l'islam et le christianisme : ou bien c'est la personne du fils qui est sacrifiée, ou bien c'est elle qui se sacrifie pour le culte de Dieu.

 Le Baphomet et la quête du Graal représentent donc les cheminements initiatiques sinon identiques, du moins convergents. D'ailleurs, l'identification de l'Ordre du Graal avec celui du Temple dans le Parzival ne fait aucun doute. Trévizent dit à Parzival : "De vaillants chevaliers ont leur demeure à Montsalvage où l'on garde le Graal.

 
Ce sont les templiers (die selben Templeise); ils vivent d'une Pierre (sie leben von einem Steine) ; son essence est toute pureté... On l'appelle lapsit excillis . "

Cette pierre cubique est sous le Baphomet. La barbe rattache la tête à la pierre, signe de la matérialisation de ce qui est en haut. Bien plus, la pierre elle-même est posée sur un globe : la terre.

L'objectif de l'ordre est ici indiqué dans l'unité même des niveaux de l'initiation.
Il s'agit de conquérir le Temple; mais ce temple est l'homme intérieur, régénéré, androgyne, et uni à Dieu.
L'association des symboles comme le cube, la sphère, le soleil, la lune et les triangles annonce les consignes de M. Maïer pour le Grand Oeuvre :
" D'un homme et d'une femme fais un cercle, ensuite un carré, puis un triangle, enfin un cercle, et tu auras la pierre (Voir la gravure dont ces lignes sont les commentaires : par exemple, Masson, dictionnaire initiatique, edition P.Belfond, p 112.
Le Baphomet réalise dans le sens de la verticalité ce que la figure de M. Maïer réalise de façon immanente par emboîtement des figures et des symboles.)
Ceci autorise une interprétation alchimique du Baphomet. Fulcanelli la livre par l'analyse, en kabbale phonétique, du nom lui - même (Fulcanelli, les demeures philosophales, edition JJ Pauvert, tome I,pp 202 sqq). Baphomet vient des racines grecques "Baoeùs", teinturier, et "uns" mis pour "unv", la lune, à moins qu'on ne pense à "untns", génitif "untqos", mère ou matrice.
"La lune est véritablement la mère ou la matrice mercurielle qui reçoit la teinture ou semence du souffre représentant le mâle, le teinturier - "Baoeùs"- dans la génération métallique."


Si l'on prend le mot latin "bapheus", le teinturier, et le verbe "meto", cueillir, la même idée apparaît qui dote le mercure ou "lune des sages" de la propriété de "capter, au fur et à mesure de son émission, et cela pendant l'immersion ou le bain du roi, la teinture qu'il abandonne et que la mère conservera dans son sein durant le temps requis. C'est là le Graal, qui contient le vin eucharistique, liqueur de feu spirituel, liqueur végétative, vivante et vivifiante, introduite dans les choses matérielles".
Le Baphomet contient aussi l'indice d'un baptême initiatique, du "baptême symbolique de Mètè". Il s'agit du baptême ésotérique des Templiers, analogue au baptême de la lumière des Francs-maçons. Mètè est la divinité androgyne figurant la Nature naturante, la "natura germinans", "dieu hermaphrodite des adorateurs du Serpent" dont parle Proclus à propos de Metis. Pierre Dujols en conclut : "(...) le Baphomet était l'expression païenne de Pan". Le baptême initiatique comme le bain alchimique sont donc des traductions de l'exigence de purification qui livre à la conscience clarifiée la science sacrée. Une science dont le Baphomet est à la fois le résumé et la clef (Voir la figure qu'en dessine Eliphas Levi en la surchargeant de symboles dans "Dogme et Rituel de la haute magie", édition Niclaus, page 180 et commentaire page 399).
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 22:46

Par Loran
    Si la liberté de la presse avait existé aux temps d'Henri de Navarre et de Louis le 14 ème cela se saurait, c'est probable. Par conséquent, et sans sombrer trop facilement dans la complotomania, je crois pouvoir dire que l'Histoire, celle qui est écrite dans les manuels scolaires, n'est qu'une version sujette à caution... Dans ma quête d'une intime conviction il me fut donné de lire un ouvrage estimable que je vous recommande : "Récits des temps Mérovingiens" et  "Considérations sur l'histoire de France " de AUGUSTIN THIERRY.

Lecture faite de ces temps Mérovingiens, une fable de Monsieur De La Fontaine qui jusqu'ici ne m'avait pas sauté aux yeux semble s'éclairer d'une lumière nouvelle... La voici :


Les Grenouilles qui demandent un roi


Les Grenouilles, se lassant
De l’état démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique.
Il leur tomba du Ciel un Roi tout pacifique :
Ce Roi fit toutefois un tel bruit en tombant
Que la Gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S’alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, dans les roseaux,
Dans les trous du Marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu’elles croyaient être un géant nouveau :
Or c’était un soliveau,
De qui la gravité fit peur à la première
Qui de le voir s’aventurant
Osa bien quitter sa tanière.
Elle approcha, mais en tremblant :
Une autre la suivit, une autre en fit autant,
Il en vint une fourmilière ;
Et leur troupe à la fin se rendit familière,
Jusqu’à sauter sur l’épaule du Roi.
Le bon Sire le souffre, et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue :
« Donnez-nous, dit ce peuple, un Roi qui se remue. »
Le Monarque des Dieux leur envoie une Grue,
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe à son plaisir,
Et Grenouilles de se plaindre ;
Et Jupin de leur dire :
« Eh quoi ! votre désir
À ses lois croit-il nous astreindre ?
Vous avez dû premièrement
Garder votre Gouvernement ;
Mais, ne l’ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier Roi fût débonnaire et doux :
De celui-ci contentez-vous,
De peur d’en rencontrer un pire.
»


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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 01:45

Par Loran
Voici deux correspondances de Jean De La Fontaine pour ceux que l'affaire de Vaux le Vicomte intrigue...


A MONSIEUR DE MAUCROIX


Ce samedi matin.  (septembre 1662)
Je ne puis te rien dire de ce que tu m'as écrit sur mes affaires, mon cher ami; elles me touchent pas tant que le malheur qui vient d'arriver au surintendant. Il est arrêté, et le roi est violent contre lui, au point qu'il dit avoir entre les mains des pièces qui le feront pendre. Ah! s'il le fait, il sera autrement cruel que ses ennemis, d'autant qu'il n'a pas, comme eux, intérêt d'être injuste. Mme de B.*  a reçu un billet où on lui mande qu'on a de l'inquiétude pour M. Pellisson** : si ça est, c'est encore un grand surcroît de malheur. Adieu, mon cher ami; t'en dirais beaucoup davantage si j'avais l'esprit tranquille présentement; mais, la prochaine fois, je me dédommagerai pour aujourd'hui.
.... Feriunt summos Fulmina montes.
 
*  Mme de B. : Mme de Bellière, amie et confidente de Nicolas Fouquet
** M. Pelisson : Secrétaire de Nicolas Fouquet, il est embastillé en 1661 suite à la disgrâce de son maître. Il reste incarcéré quatre ans, ayant refusé de renier Fouquet et rédigé un Discours au roi, par un de ses fidèles sujets sur le procès de M. de Fouquet puis Seconde défense de M. Fouquet en sa faveur. Libéré en 1666, il devient historiographe du roi. Son abjuration en 1670 lui obtient de riches bénéfices ecclésiastiques.)



A FOUQUET

Paris, ce 30 janvier 1663.

MONSEIGNEUR,

    J'ai toujours bien cru que vous sauriez conserver la liberté de votre esprit dans la prison même; et je n'en veux pour témoignage que vos défenses: il ne se peut rien voir de plus convaincant, ni de mieux écrit. Les apostilles que vous avez faites à mon ode ne sauroient partir nou plus que d'un jugement très solide et d'un goût extrêmement délicat. Vous voulez, Monseigneur, que l'endroit de Rome soit supprimé ; et vous le voulez, ou parce que vous avez trop de piété, ou parce que vous n'êtes pas instruit de l'état présent des affaires. Ceux qui vous gardent ne font que trop bien leur devoir. L'exemple de César étant chez les anciens, il vous semble qu'il ne sera pas assez connu. Cela pourroit arriver, sans le jour que les écrivains lui ont donné : ils ne manquent jamais de l'alléguer en de pareilles occasions. Je m'en suis servi, parce qu'il est consacré à cette matière. D'ailleurs, ayant déjà parlé de Henri IV dans mon élégie, je ne voulois pas proposer à notre prince de moindres modèles que les actions de clémence du plus grand personnage de l'antiquité. Quant à ce que vous trouvez de trop poétique pour pouvoir plaire à notre monarque, je le puis chauger en cas que l'on lui présente mon ode ; ce que je n'ai jamais prétendu. Que pourroient ajouter les Muses aux sollicitations qu'on fera pour vous? car je ne doute nullement que les premières personnes du monde ne s'y emploient. J'ai donc composé cette ode à la considération du Parnasse. Vous savez assez quel intérêt le Parnasse prend à ce qui vous touche. Or, ce sont les traits de poésie qui font valoir les ouvrages de cette nature. Malherbe en est plein, même aux endroits où il parle au Roi. Je viens enfin à cette apostille, où vous dites que je demande trop bassement une chose qu'on doit mépriser. Ce sentiment est digne de vous, Monseigneur; et, en vérité, celui qui regarde la vie avec une telle indifférence ne mérite aucunement de mourir : mais peut-être n'avez-vous pas considéré que c'est moi qui parle, moi qui demande une grâce qui nous est plus chère qu'à vous. Il n'y a point de termes si humbles, si pathétiques et si pressants, que je ne m'en doive servir en cette rencontre. Quand je vous introduirai sur la scène, je vous prêterai des paroles convenables à la grandeur de votre âme. Cependant, permettez- moi de vous dire que vous n'avez pas assez de passion pour une vie telle que la votre. Je tâcherai pourtant de mettre mon ode en l'état où vous souhaiterez qu'elle soit; et je serai toujours, etc.

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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 08:32

Par Loran

Les 72 Noms de Dieu, dont dérivent les 72 Génies de la Kabbale
chrétienne et occultisante, ont toujours fait rêver les mages,
magiciens et occultistes, modernes ou anciens.

artiste : Linda Saskia Menczel
Le Shem haMephorash dont la connaissance fut possible grâce aux
commentaires du Rashi, se retrouve, dès la Renaissance, dans les
oeuvres de Cornelius Agrippa, de Pic de la Mirandole et des autres
philosophes de l'hermétisme. On retrouvera plus tard ces 72 Génies
dans de nombreux grimoires et ouvrages de magie ou même de
sorcellerie !      

Au 19e siècle, les membres de diverses sociétés occultes et
pratiquant la magie cérémonielle tentèrent de récupérer ces 72
Génies en les incorporant dans leurs cérémonies et rituels. Biensûr,
ils se gardèrent bien de donner à leurs adeptes l'origine de ces
« génies ». En France, on vit même paraître un ouvrage dédié à la
Kabbale pratique cherchant à nous faire croire que les 72 génies ou
Noms divins participaient des rites d'illustres ordres. Son auteur,
Robert Ambelain pour ne pas le citer, sera même assez charitable
pour nous donner les sceaux associés à 72 esprits, avant il est vrai
de se rétracter et d'annoncer dans les rééditions le caractère
démoniaque de ces sceaux (!)

L'occultisme contemporain ne restera pas en marge de cette
récupération, puisqu'aujourd'hui, on trouve dans toutes bonnes

librairies ésotériques de gros livres nous vantant les vertus de ces 72
anges et de leurs implications dans notre vie de tous les jours.
Grâce aux travaux d'auteurs modernes comme Aryeh Kaplan, Uri
Raz et Virya, mais aussi en retournant aux ouvrages de Reuchlin et
d'autres kabbalistes chrétiens, nous pouvons aujourd'hui voir une
parcelle de la « vérité » dissimulée derrière ces Noms qui devinrent
esprits, puis anges puis sources de profits pour des auteurs aimant
profiter du besoin de merveilleux de l'homme de notre siècle.


Dossier agencé par Spartakus FreeMann, janvier 2006 – octobre
2007 e.v
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 18:15

Par Loran

Relisant l'article précédant je me dis que finalement toute cette histoire est bien indigeste et que ce dialogue entre l'hôte et l'invité est plutôt du genre à vous couper l'appétit.

C'est sans doute à cause du style, peut être est-ce prémédité histoire d'évoquer en douce les réelles embuches de la spiritualité, laïque ou non...


Le texte qui suit, toujours provenant de la même source, devrait sans doute vous aider à y voir plus clair...

 

 

«la Lumière émane du Créateur», c'est ce que désigne le désir de créer les créatures et de faire leur délice. Cette phase est appelée point zéro (Chorech) ou Keter.

Puis cette lumière qui émane du Créateur crée un récipient qui lui correspond totalement par son désir de se délecter, emplit ce récipient et fait son délice. Cette phase est appelée phase un (alef) ou Hokhma.

L'attribut de cette lumière est de donner sans réserve, de faire plaisir, l'attribut du récipient est de recevoir, de se délecter. Quand la lumière pénètre le récipient, elle commence à lui transmettre ses attributs, et le récipient souhaite alors être semblable à cette lumière, il veut donner sans réserve, mais il refuse de recevoir car il n'a rien à donner. Ce processus correspond à la phase deux (bet), ou Bina.

Le récipient qui éprouve alors de l'abattement commence à réfléchir à propos du but de la création qui est de le créer et de faire ses délices. Cependant, ce récipient ne peut se délecter que s'il reçoit une certaine portion de lumière. La phase suivante correspond donc au désir de recevoir, disons, 10 % de lumière, de délices, mais dans une intention orientée vers le Créateur, sans recevoir le reliquat de lumière. Ce processus correspond à une phase mixte, la troisième (guimel), ou ze''ïr anpin (petit visage).

Après être parvenu à ce degré qui est constitué de deux éléments antagonistes, le récipient désir découvre qu'il est plus naturel pour lui de recevoir que de donner sans réserve, ce qui équivaut à ne pas recevoir. L'attribut originel renaît en lui, celui de recevoir et de se délecter. La lumière des Hassadim, qui n'a empli que 10 % du récipient, ne peut pas transmettre à celui-ci ses attributs du donner sans réserve, cet attribut originel qu'est le recevoir prédomine par conséquent sur les transformations extrinsèques de l'ancien désir de se délecter.

Suite à ce processus, le récipient décide de s'emplir, de se délecter à 100 %, de recevoir toute la lumière. Ceci correspond à la phase 4 (dalet), ou Malkhout. Ce récipient alors empli totalement de lumière est qualifié d'authentique, c'est une vraie créature parce que ses désirs émanent de lui-même, ce qui est différent du récipient de la phase alef qui, dépourvu d'aspirations personnelles, était passivement empli de lumière parce que tel était le désir de la lumière, du Créateur.

C'est seulement au cours de la phase quatre que la créature choisit véritablement de recevoir la lumière, de recevoir ce qui émane du Créateur. Ce premier désir de recevoir les délices procurés par la lumière apparaît alors à l'intérieur de la créature elle-même.

Les phases de Hokhma, Bina, Ze''ir anpin et Malkhout sont appelées les quatre phases de la diffusion de la lumière directe qui émane du Créateur pour créer le désir de recevoir, c'est-à-dire pour créer une créature authentique.

Il n'existe rien hormis le désir du Créateur consistant à faire plaisir, et le désir de la création consistant à recevoir, à éprouver des délices. Tout est subordonné à ce processus. Quoi que nous puissions dire de la création, de toutes les phases de son développement: minéral, végétal, animal et humain, tout est désir de recevoir une certaine portion de lumière, désir de se délecter.

Le Créateur a créé la création pour que, quand elle reçoit la lumière, elle se délecte non pas égoïstement, mais avec une perfection absolue: qu'elle éprouve des délices infinis et illimités. Si la lumière pénètre le récipient et l'emplit totalement, ce récipient ne peut plus rien recevoir, car la lumière éteint le désir, et la délectation disparaît avec l'extinction du désir.

Il n'est possible de recevoir sans limites que dans le cas où l'homme reçoit dans une intention non orientée vers soi-même, autrement dit quand il se délecte pour faire plaisir à celui qui donne. Par expérience, nous savons tous que même lorsque nous avons très faim et que nous commençons à manger, au bout d'un certain laps de temps, nous apaisons notre faim au point de ne plus désirer manger, même si les mets proposés sont les plus délicieux.

Le plaisir n'est pratiquement éprouvé qu'à la limite entre le plaisir lui-même et le désir d'éprouver du plaisir. Dès que le plaisir pénètre dans le désir et commence à le satisfaire, le désir d'éprouver du plaisir s'éteint progressivement. Si le plaisir est plus grand que le désir, il provoque même de la répulsion.

Comment transformer le plaisir en quelque chose de parfait et d'illimité? Un schéma particulier a été mis au point par le Créateur. Selon ce schéma, si l'homme éprouve du plaisir non pas de recevoir pour soi-même, mais de faire plaisir à autrui, ce plaisir est infini parce qu'il dépend de la quantité et de la personne à qui il peut faire plaisir, plus la quantité donnée est grande, plus cet homme éprouve de plaisir. Cet état engendre une existence éternelle, la perfection, et correspond aux attributs divins. C'est précisément à cet état que le Créateur souhaite amener l'ensemble de la création.

Si la créature souhaite exclusivement recevoir, elle se trouve naturellement dans un cercle fermé et a bien la sensation qu'elle est à l'intérieur de ce cercle. Si elle ressentait le plaisir que le Créateur éprouve quand elle se délecte, elle se délecterait infiniment, à l'image de la mère qui donne sans réserve à son enfant.

Le schéma optimal correspond à la perfection. La lumière ne porte pas de simples délices en elle, il s'agit des délices procurés par la connaissance illimitée, l'existence infinie, la connaissance de soi, l'analyse de soi, par la sensation d'éternité, de perfection et de délectation qui imprègne tout. Ce schéma idéal correspond au Créateur qui donne sans réserve la lumière à la créature. Cette créature consent à recevoir la lumière à la condition qu'elle fasse ainsi plaisir au Créateur. Ce schéma est qualifié de réciproque, porte le nom de lumière réfléchie, à la différence de la lumière directe qui émane du Créateur.

Pour réaliser ce schéma, il faut, avant tout, qu'il y ait un désir qui attire la lumière directe vers la créature. Ensuite, la créature place un יcran sur le trajet de cette lumière, un écran qui fait obstacle à la pénétration de la délectation éprouvée à des fins personnelles et qui dirait en quelque sorte qu'il peut recevoir les délices en lui, mais seulement dans une portion équivalant à ce qu'il peut donner sans réserve, autrement dit dans une intention orientée vers le Créateur. En d'autres termes, l'échange suivant a lieu: le Créateur procure du plaisir à la créature, celle-ci consent à éprouver, à recevoir ce plaisir à la condition exclusive que, ce faisant, elle fasse plaisir au Créateur.

La Baal HaSoulam prend l'exemple très simple de l'hôte et du maître de maison. Le maître de maison offre à son hôte une table garnie de mets. L'hôte s'assoit, mais il n'ose pas manger, tout d'abord parce qu'il ne veut pas se sentir en position de recevoir, puis il ne sait pas très bien à quel point le maître de maison est sincère dans son désir de le régaler. L'hôte éprouve de la honte d'être en position de recevoir tandis que le maître de maison donne; c'est pourquoi cet hôte refuse ce qui lui est proposé afin de connaître le véritable désir du maître de maison.

Si le maître de maison se met à insister, demande à son hôte de faire honneur à ce qu'il lui propose, en assurant que cela lui ferait plaisir, alors, après avoir refusé à maintes reprises, mais convaincu totalement maintenant qu'il ferait plaisir au maître de maison, l'hôte se met à manger, mais cette fois, il se sent dans la position d'une personne non plus qui reçoit, mais qui donne au maître de maison.

Les rôles ont été inversés. Même si c'est le maître de maison qui a préparé tous les mets dans sa propre maison et invite à sa propre table, il comprend que son désir de faire plaisir dépend uniquement de son hôte qui détient le succès de l'entreprise et, par conséquent, peut diriger la situation.

Le Créateur a créé la créature spécialement pour que, sous l'action de la lumière, elle commence à éprouver un sentiment de honte en recevant et, en ayant recours à son droit de choisir, à son libre arbitre, elle parvienne au degré qui se caractérise par le fait que les créatures reçoivent, éprouvent des délices dans une intention non pas personnelle, mais orientée vers le plaisir du Créateur. Dans ce cas, la créature devient l'égale du Créateur, Malkhout s'élève au niveau de Keter et acquiert les attributs divins.

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