Mardi 21 juin 2011
2
21
/06
/Juin
/2011 06:04
Par Loran
Il y a des jours ou je ne suis pas d'accord avec le Littré, ça peut sembler
absurde.
Et bien justement aujourd'hui c'est la définition du mot "Absurde" qui me gène, ou du moins l'étymologie qu'en donne le Littré.
"Etymologie : Absurdus. On fait venir habituellement absurdus de ab et surdus, sourd; mais on ne voit pas comment cela pourrait signifier absurde. Dès lors on a
cherché ailleurs : absurdus a le même sens que absonus, et signifie par conséquent qui sonne mal, d'où absurde. Le surdus de absurdus est rattaché au radical sanscrit sur, sonner, avec un
suffixe, dus." (Littré)
Il me semble que le préfixe latin "ab" indique l’éloignement, la séparation (donc la provenance) et/ou l’achèvement... par exemple :
ab + complir = accompli, totalement complété.
ab + errant = aberrant, complètement égaré.
ab + origine = aborigènes, qui sont (proches de, issus) de nos lointaines origines.
Par conséquent, il ne me semble pas aberrant de dire qu'Absurdus désigne un dialogue de sourds qui disons le est souvent absurde.
Bien entendu, si je puis dire, "dialogue" doit être compris comme un échange modulé entre deux locuteurs (lat. locutor « celui qui parle »)
Loran
Publié dans : Jardin Motager
-
8
Dimanche 28 novembre 2010
7
28
/11
/Nov
/2010 13:09
Par Loran
L'asperge n'asperge pas, ce serait une erreur de le croire !
Le mot asperge vient du latin asparagus, lui-même dérivé du grec asparagos.
Au XIIème siècle, cette plante herbacée vivace de la famille des liliacées était désignée en France sous le nom d’esparge. Elle fut ensuite appelée esperge puis
asperge. (Rabelais, Quart liv., ch. VII ds Gdf. Compl. : Vous en voirez naistre les meilleurs asperges du monde).
Le verbe Asperger quant à lui est issu du latin spargere qui signifie «répandre un liquide sous forme de gouttes ou par
la projection d’un jet ».
Les origines de ces deux mots sont donc différentes et le Petit Robert renvoie, à l'entrée "asperger", le mot "épars" auquel il consacre un encadré intéressant
: "épars : participe passé de l'ancien français "espardre", répandre, disperser, du latin "spargere", répandre, éparpiller, semer. Du grec,
nous tenons "sperme", "spore", "diaspora" = dispersion."
Le verdict est clair ! Selon nos savants Asperge et Asperger n'ont aucun lien et il serait ridicule de vouloir en trouver un...
Pourtant je m'obstine....
Quoi ?
Est-ce qu'on oublierait les propriétés diurétiques de l'asperge ?!
Loran
Publié dans : Jardin Motager
-
3
Lundi 21 décembre 2009
1
21
/12
/Déc
/2009 00:40
Par Loran
"Hauteroche a fait de myrobolan le nom d'un médecin qui guérissait tout par des pilules, et, comme cela semblait miraculeux, on a pris en ce sens le terme
myrobolan." citation de LEGOARANT
Myrobolan et mirobolant, une fois n'est pas coutume, ne sont pas du tout de la même famille selon nos savants du dictionnaire...
Tout ça demande réflexion...
Mirobolant est un adjectif signifiant : "qui émerveille, qui étonne" et qu'on peut remplacer par un de ses nombreux synonymes tels que époustouflant, fabuleux ou fantastique.
Myrobolan est le nom du fruit comestible du badamier utilisé autrefois en pharmacie pour ses propriétés purgatives.
On sait qu'il n'y a pas si longtemps la médecine connaissait essentiellement deux grands remèdes à tous les maux : les saignées et les purges.
Dés lors on comprend mieux pourquoi Hauteroche nomma ainsi son médecin qui guérissait tout par des pilules à base de myrobolan.
C'était un traitement extraordinaire en effet car la constipation était tellement préoccupante que le bonjour matinal fut remplacé par la traditionnelle question :
- comment ça va ce matin ? " (aller... sous-entendu : à la celle)
Quand le remède n'était pas le bon vous imaginez la reponse du pauvre constipé...
- Bah ! dame, c'est pas mirobolant !
Pourtant... Quand ça fait chier, c'est pas non plus mirobolant....
Loran
Publié dans : Jardin Motager
2
Vendredi 30 octobre 2009
5
30
/10
/Oct
/2009 22:58
Par Loran
Elle commence à me courir sur le haricot...
J'ai toujours aimé cette locution qui pour moi rime avec
bonne humeur. Sans doute parce qu'elle était une des expressions favorites de ma mère qui la prononçait toujours avec le
sourire.
Elle me court sur le haricot, en moins élégant : "elle me gonfle..."
Vous noterez au passage que le lien entre le haricot et le fait qu'elle me gonfle est purement accidentel.
Les anglais disent : she's beginning to get up my nose... De deux choses l'une, ou bien les anglais ont le nez en forme de haricot ou bien... ça sent déjà moins bon et on serait en droit de
traduire par "elle commence à me polluer" qui impliquerait aussitôt qu'elle me pompe l'air...
J'ai lu bien sur les différentes définitions étymologiques de "haricot" et de l'expression "courir quelqu'un" et je ne vais pas ici m'amuser à vous les recopier, elles sont accessibles très
facilement sur Google.
Je vais seulement décortiquer tout ça d'une manière plus intuitive que scientifique avec candeur et naïveté.
Courir quelqu'un c'est l'importuner dit-on alors que courir les musées ou courir les bistrots signifie les fréquenter. On peut aussi courir les jupons, courir les filles (les courtiser) dans
l'espoir de courir le guilledou (les séduire).
Si je retiens cette idée de courtiser il se pourrait bien alors que le haricot puisse prendre une connotation sexuelle. Sachant que le haricot se décline en une infinité (ou presque) de forme et de
taille pourquoi ne pas y voir une allusion à cette partie érectile de l'individu, mâle ou femelle, qui supporte fort bien d'être agacé, lorsqu'on est dans de bonnes dispositions...
Etre dans de bonnes dispositions voilà peut être une clé... et j'imagine fort bien notre coureur piétinant, tenter d'agacer le haricot sans succès et provoquant de ce fait chez sa propriétaire une
certaine lassitude...
Je vous laisse y réfléchir pour le moment. Le sujet n'est pas épuisé et nous y reviendrons.
Loran
Publié dans : Jardin Motager
3
Vendredi 6 février 2009
5
06
/02
/Fév
/2009 09:59
Par Loran
La paraphilie est un terme utilisé par certains milieux psychiatriques aux États-Unis à la place de perversion dont le sens est devenu
péjoratif.
Une liste classée des paraphilies relevée sur Wikipédia
Sexualité de groupe [modifier]
-
Le candaulisme : excitation provoquée par le spectacle d'une relation sexuelle de son partenaire habituel avec une tierce personne (ou
plusieurs).
- L'échangisme, ou la sexualité de groupe avec échange de partenaire.
-
Le mélangisme, ou la sexualité de groupe sans échange de partenaire.[
- La scopophilie, ou l'attirance fortement marquée pour tous les spectacles sexuels : en support média (revues,
cinéma, vidéo, internet, …) ou en réel (strip-tease,
peep show, …) ; le scopophile ne cherche pas à se cacher ni à surprendre et se distingue en cela du voyeurisme.
Corps : morphologie
- L'abasiophilie, ou l'attirance sexuelle
pour les personnes infirmes, éprouvant des difficultés à se mouvoir.
-
L'acomoclitisme, ou l'attirance sexuelle pour les pubis rasés
-
L'acrotomophilie, ou l'excitation par l'idée d'avoir des relations sexuelles avec une personne amputée[réf. nécessaire].
- L'andromimetophilie,
l'attirance sexuelle pour les femmes qui s'habillent en hommes.
- L'apotemnophilie, ou excitation
sexuelle à l'idée de se faire amputer.
-
L'asthénéophilie, ou excitation sexuelle provoquée par le fait d'être
malade
-
L'axilisme, ou l'attirance sexuelle pour les aisselles
-
Le bouboupisme : excitation provoquée par le pincement des tétons par un partenaire ou par
soi-même.
-
La chronophilie, ou l'attirance pour un partenaire d'âge complètement différent.
- La gérontophilie, c'est-à-dire l'attirance sexuelle pour les personnes âgées.
- La gynandromorphophilie,
l'attirance sexuelle pour les hommes qui s'habillent en femmes ou les transsexuelles (MTF).
- L'hirsutophilie, ou l'attirance sexuelle pour les poils des aisselles.
-
La maïeusophilie, ou l'attirance sexuelle pour les femmes enceintes.
-
La nanophilie, ou l'attirance sexuelle pour les gens de petite taille.
- La stigmatophilie, ou l'attirance
sexuelle pour les gens possédant des tatouages, des scarifications ou des cicatrices.
-
La tératophilie, ou l'attirance pour des êtres socialement considérés comme difformes, monstrueux,
voire inhumains.
-
La trichophilie, ou l'excitation sexuelle par les poils, les cheveux.
-
La trimammophilie, ou le fantasme de la femme à trois seins.
Corps : dynamique et positions
- L'asphyxiophilie, ou excitation
sexuelle par le fait d'être privé d'oxygène.
-
La knismolagnie, ou excitation sexuelle par des chatouilles.
-
La lactophilie, ou l'attirance sexuelle pour les femmes allaitantes. à ne pas confondre avec la maïeusophilie.
- La lictiophilie, ou l'excitation
sexuelle provoquée par le fait de lécher ou d'être léché.
-
La météorophilie, ou excitation sexuelle provoquée par le fait d'être suspendu.
-
La phillipinophilie, excitation sexuelle pour les personnes vues de dos, attirance sexuelle pour ces
personnes
-
La podophilie, ou le fait d'être excité par les pieds
-
La somnophilie, excitation érotique provoquée par une personne qui dort, attirance sexuelle pour cette
personne.
Corps : sécrétions
-
L'émétophilie, ou l'excitation sexuelle pour le vomi.
-
L'hygrophilie (comprenant la nasomycinophilie, la dacryphilie, la salirophilie, l'urophilie, la coprophilie, etc.), ou l'attirance pour les sécrétions
corporelles humides, gluantes ou visqueuses.
- La nasomycinophilie, ou
l'excitation sexuelle provoquée par les sécrétions nasales.
- L’ondinisme, ou l'excitation provoquée par l'urine.
-
L'olfactophilie ou osmolanie est une paraphilie dans laquelle l'excitation sexuelle est obtenue par les odeurs
corporelles.[réf. nécessaire]
-
La spermophilie, attirance sexuelle du sperme (et par extension de sa manipulation et de son ingestion).[réf. nécessaire]
-
Le vampirisme, ou excitation sexuelle provoquée à l'idée de sucer le sang de son/sa partenaire (ou vice versa) pendant l'acte
sexuel.[réf. nécessaire]
- La vorarephilie (ou voraphilie), excitation sexuelle à l'idée de manger une autre personne ou d'être mangé(e) par
elle
Relations de type social
- L'agrexophilie, forme particulière
d'exhibitionnisme, ou l'excitation procurée par le fait de faire l'amour de façon à ce que d'autres personnes l'entendent.
- L'autoagonistophilie, ou
excitation provoquée par le fait d'être filmé.
- La baubophilie, ou excitation provoquée
par le fait d'exhiber ses organes génitaux chez la femme.
- La chrématistophilie, ou
l'excitation provoquée par le fait de payer pour avoir des relations sexuelles.
- La coprolalie, ou l'excitation provoquée par le fait d'insulter ou d'être insulté.
-
Le cuckolding, excitation à l'idée d'être cocufié.
- L'érotophonophilie, ou
l'attirance sexuelle pour les tueurs en série, voire excitation provoquée par le meurtre d'un partenaire non-consentant.
-
L'excessivophilie, ou l'excitation sexuelle provoquée par des pratiques à l'origine 'normales' mais portées à un degrés excessif.
-
L'harpaxophilie, ou l’excitation sexuelle à l’idée d’un vol.
-
L' hybristophilie, (du grec hybrizein, « commettre un outrage contre quelqu'un » et de phile, « qui aime »),
ou l'attirance pour les personnes ayant commis des crimes (vol, viol, meurtre).
Objets et machines
- La vincilagnia : excitation sexuelle obtenue par l'entravement (bondage) ;
- Le Self-Bondage : excitation sexuelle par entravement (bondage) sans partenaire ;
- La hiérophilie, ou l'attirance
sexuelle pour les choses sacrées.
- L'hyphéphilie, une forme particulière
de fétichisme, ou l'excitation ressentie au contact de certaines matières.
-
La loutérophilie, ou excitation sexuelle provoquée par le frottement dans
une baignoire.
-
La pédiophilie, ou l'attirance sexuelle pour les poupées, les ours en
peluche et autres jouets zoomorphes ou anthropomorphes.
-
La pygmalionisme, ou le fétichisme des statues
- La rhabdophilie, ou excitation sexuelle
due à la pratique de la flagellation.
-
La schoïnopentaxophilie, ou l'attirance pour les cordes de pendus
-
La sidérodromophilie, ou l'excitation sexuelle procurée par les trains; ce fantasme conjugue plusieurs facteurs : l'intimité du
compartiment et sa promiscuité obligée, l'exhibitionnisme sans risque du train passant devant les habitations
mais aussi les trépidations du train ; de nombreux récits érotiques ont le train pour cadre (notamment les toilettes des trains).
-
la sitophilie, ou l'utilisation de la nourriture à des fins sexuelles.
- La staurophilie, ou l'attirance sexuelle
pour les croix et crucifix.
- La taphophilie, ou excitation sexuelle
provoquée par le fait de faire l'amour près des morts (tombes, cimetières…).
Habillement - déguisement
-
L'apodysophilie, dans laquelle le sujet éprouve le besoin de se déshabiller
entièrement et de se montrer nu dans n'importe quel endroit
-
L'autonepiophilie (infantilisme) est l'attirance sexuelle pour les couches-culottes et par le désir d'être traité comme un enfant
-
L'infantilisme, ou l'excitation ressentie en jouant le rôle d'un enfant ou d'un bébé.
Nature et environnement
-
La cryophilie, excitation due au froid.
-
La dendrophilie, excitation sexuelle provoquée par le fait d'avoir des
relations sexuelles en contact avec les arbres et les plantes.
- L'électrophilie, excitation sexuelle provoquée par des décharges
électriques sur certaines parties du corps.
-
La nécrodendrophilie, ou l'excitation provoquée par les actes sexuels en
contact avec les arbres morts.
- La thalpotentiginie, ou
l'excitation due à la chaleur.
Improbable ou imaginatif
-
L'exobiophilie, ou le fantasme d'avoir des relations avec une créature
extraterrestre.
-
Le godivisme, pulsion conduisant à s'exhiber à cheval et qui peut être
considérée comme l'une des formes de l'apodysophilie (cf. § habillement). Par extension, amateur/voyeur de cavalières nues (le mot est construit en référence à la légende de Lady Godiva). L'exhibition à bicyclette peut être considérée comme une forme de godivisme
- La spectrophilie, ou le fantasme
d'avoir des relations avec des fantômes ou des démons.
Publié dans : Jardin Motager
0