Mercredi 14 décembre 2011
3
14
/12
/Déc
/2011
11:17
Par Loran
Trop d'ailes
J'ai appris si tôt dans mon enfance,
ce pas en retrait de moi même,
pour me regarder,
pour me prendre dans mes propres bras
et tutoyer l'autistique frontière,
que parfois le monde où je gravite,
ce monde dans lequel je vis
n'a plus aucune prise...
aucun sens,
aucun intérêt...
Je me soustrais,
me dérobe,
me dégravite...
Je suis un électron libre.
Quelle heure est elle ?
Maison smoke de l'heure...
Le temps s'est cool de mes yeux,
s'inspire de mes narines
Le temps perd son temps à repeindre mes cheveux...
Quel temps fut-il ?
Je suis un photon, ici et là en même temps,
sans y être
tout en y étant pourtant...
Je suis vide et creux
débordant de cet amour
dont jeune puits me remplir...
Mon coeur saigne
de cet amour en trop peu
dont je déborde pour te noyer
me noyer.
Tu m'es si vitale, si nécessaire toute entière
que sans plénitude de toi
je choisis le vide.
Mais quelle heure est elle ?
Quel temps fait il ?
Comme un enfant placard enfin libre
je troque ma liberté psychotique,
sur la pointe des pieds,
un pied de nez dans une main
et dans l'autre une rose,
le regard facétieux et l'âme désinvolte
qui de nouveau
se désélectrise et s'épuise de l'Autre...
Comme on s'emparfume de fleur
je m'ensommeille de toi
dans le froissement soyeux d'une étoffe légère.
Une brise marine te déposa,
papillonne surprise,
au bord de mon âme éffarée... puis te voila
paisiblement endormie contre mon coeur,
ta peau carressant la mienne à la mesure de ton souffle.
Si d'aventure je me languis de toi,
divine psyché,
je ferme les yeux et t'hologrammise
à tendre la main.
Et je tais mes silences
au son de tes couleurs de rêves.
Loran (février 2010)
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6
Vendredi 11 novembre 2011
5
11
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/Nov
/2011
11:52
Par Loran
L'endroit était accueillant
on y avait suspendu
les heures.
Des ilots de lumière
tamisée de rouge
accueillaient ça et là
quelques ombres chinoises
aux bois acajou des moucharabieh.
Mon cerveau était en pause
On m'attendait, quelqu'un me fit entrer.
Sur le sable chaud des secondes inutiles
jonchant le sol
De lourds et riches tapis levantins
encombrés de larges coussins
s'étiraient parmi les soieries.
Elle m'attendait là, à demi dévêtue
buvant du vin de Parme
sur un lit de dattes et raisins de corinthe.
Nos corps enchevêtrés
avaient gouté mille extases
lorsqu'au matin épuisé
Collant ses lèvres à mon oreille
elle murmura son nom "Azrael"
L'endroit était désert quand sur la dune bleue
j'aperçus des hommes chameaux.
Loran
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15
Lundi 4 juillet 2011
1
04
/07
/Juil
/2011
14:22
Par Loran
Oser rare : free vol
Arrose les mots des sens
Que brûlent les idées indécentes
en incandescentes paroles.
Ose ce ventre en prières
assoiffé d'effervescentes caresses
et d'impudiques envolées.
Ose l'obcène
et la langue folle
de l'érotisme affranchi
à la page incendiaire.
Ose les délices subtiles
Les désirs pénétrants
que dessinent tes doigts.
Que ruisselle ta quintessence
entre mes lignes sèches
et dépose son sel
au crayon monolithe
de mon désir de prose.
Loran
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9
Jeudi 28 avril 2011
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/Avr
/2011
09:00
Par Loran

Haut veuvage inhalé
sous le voile
Une vierge noire
en grand deuil
paupière sourde
visage pâle.
A la tristesse de son oeil
quelque diablerie
s'immisce
envoûtant
mon regard.
Déraisonnables prémisses,
Dents
sang
soir.
Qu'à la braise
de ton oeil
souffle
un vent d'état
d'urgente
vengeance
que ton ventre affamé
réclame
incendiant ton calice
d'un brûlant
dessein
qui soupire.
Loran
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15
Jeudi 28 avril 2011
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28
/04
/Avr
/2011
08:32
Par Loran
Rêve sanglant
l'acier froid de l'hiver
à poignardé le ciel
juste après ton départ.
Et sur mes rives exsangues
où cristallisent mes vers
s'est déposé le gel
de ma morte langue
et de ses rêves barbares.
Là, sous ce lac rubicond
où saigne le remord
des soleils moribonds,
ultime offrande,
j'irai glacer le sang
que tes oiseaux morts
attendent
furibonds
Loran
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6
Jeudi 28 avril 2011
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28
/04
/Avr
/2011
08:30
Par Loran

L'arbre est dans le fruit
mon amour
bien avant le ver.
Un beau jour vers midi
au sortir de l'hiver,
peut être t'en souviens tu,
au coeur d'une pomme
ses pépins en offrande
une étoile apparut.
L'arbre est dans le fruit
mon amour
bien avant l'hiver.
Une pomme au jardin
attendait ton retour
et t'attendrait encore
aujourd'hui.
Mais dans le fruit fatigué
que les mois décomposent
L'étoile a filé.
Et dans la chair putréfiée,
Comme un reste de toi,
Un arbre a germé,
ce matin
Loran
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9
Jeudi 31 mars 2011
4
31
/03
/Mars
/2011
20:51
Par Loran
Quand sert au logis
Le froid mordant de l'hiver,
Que le vieux poele s'époumone
d'une buche encore verte
crachant sa sève mousseuse
aux flammes chancelantes,
Les corps se resserrent
à la chaleur des jours
qu'on a laissés fuir
et prolifèrent des mots
qui ne se diront plus.
Des mots en trop
des moribonds
à couvrir le silence
qu'enserrent déjà
les ombres des jours
sans partage
Loran
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17
Mardi 14 décembre 2010
2
14
/12
/Déc
/2010
15:44
Par Loran
Si j'étais dieu je prendrais incognito
des vacances au Liban...
Ou bien à Téhéran.
Sous les traits d'une femme
j'irais tirer quelques barbes et botter quelques culs bénis
puis raviver la flamme
En Olympie.
Je me baladerais les seins nus dans les rues de Riyad,
de Kaboul, d'Atlanta ou d'Islamabad
Si j'étais dieu
j'habillerais les afghanes en Coco Chanel
les Talibans en Burkacharel.
Si j'étais dieu
j'irais sonner quelques cloches
distribuer quelques taloches
et des preservatifs blancs
dans les salons du Vatican.
Mais vraiment si j'étais dieu,
Si j'étais dieu...
J'ordonnerais à mes fidèles pas très à l'aise
La laïcité à la française
Puis je partirais passer mes vacances ailleurs.
Loran
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27
Mardi 14 décembre 2010
2
14
/12
/Déc
/2010
12:04
Par Loran
Nos chaudes larmes mêlées
coulent dans tes rivières
et l'écho de nos fous rires
raisonne encore d'hier.
Argentine mon amour
Par dessus tes Andes
aux dents de nacre,
ombres envoûtantes
de mes souvenirs,
deux noirs condors
ont pris les airs,
pour d'autres cieux.
Nos chaudes larmes mêlées
coulent dans tes tangos
Et sans vergogne
les vigognes légères de tes doigts
courent sur mon visage.
A l'heure de tes sortilèges
Mes pas s'effacent
sous la neige.
Loran
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-
10
Mardi 14 décembre 2010
2
14
/12
/Déc
/2010
11:00
Par Loran
J'entends déjà les mots
désormais incongrus
s'étrangler dans ma voix,
Et ce bonheur nouveau
qui fait battre ton coeur.
Je ne te dirai plus
ces choses d'autrefois
mon tendre amour, mon coeur.
Je resterai au port
attendant une escale
en chérissant le sort
qui te mit sur ma voie
le jour de mon naufrage.
Tu vas tourner la page
et larguer la grand-voile,
mon tendre amour, mon coeur
Je suis heureux pour toi.
Loran
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13
Mercredi 8 décembre 2010
3
08
/12
/Déc
/2010
12:15
Par Loran
Je te parlerai
Je te raconterai des histoires
Comme tu les aimes
Le soir
A la veillée.
Je te parlerai
De nous
Je te parlerai
De tout
Pourtant je sais
Que derrière tes grands yeux étoilés
Si tu m'écoutes quand même
Tu ne m'entends pas.
Tu glisses doucement
Dans cet autre monde
Où tes démons abondent.
Tu pars inexorablement.
Bientôt
tu t'effraieras
De cet étranger
Assis à tes côtés
Et j'aurai peur
De ta frayeur.
Loran
(J'ai eu la surprise de découvrir sur le site "La Promenade des Eaux Vives" un enregistrement de
mon poème, le voici ici... et ça me donne des idées... Je cherche des voix ! )
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10
Mardi 30 novembre 2010
2
30
/11
/Nov
/2010
18:30
Par Loran
Dentelures cuivrées de tes remparts
se mirent aux rivières effilochées,
paroles bleutées débordantes
des fontaines de ton art.
Au vitrail de l'infante
Les canons ont tonné
fondant en neige
griffes et plombs
qui passaient en cortège
aux couleurs de tes ponts.
Le jour se perd
aux anneaux sans attache
Versailles désespère
Soleil de gouache
Roture
Loran
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-
7
Mardi 30 novembre 2010
2
30
/11
/Nov
/2010
18:25
Par Loran
Plus de pieds
et pas de ciel
des glaçons aux narines
et des givres aux lèvres.
Je trainais mes guenilles
la poudreuse aux genoux
songeant aux heures paresseuses
à l'ombre des filles.
Je marchais hagard
sur cette neige de voyelles
déchirées aux ramures
des syllabes noires.
Je n'avais pas vu
sous le blizzard
cet abri de fortune
soudain incendiant mes pupilles
d'ors et de carmins.
Un versailles Algonquin
rougeoyant de braises
où se tendaient les bras
d'une belle algonquine.
Tu as la fièvre dit-elle
reprends un peu de soupe.
Loran
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-
7
Lundi 8 novembre 2010
1
08
/11
/Nov
/2010
19:12
Par Loran
Au vin de la haine
La griserie du pouvoir,
les harangues assassines.
Aux réunions inter-minables
Les minables expéditions,
Olympiades de l'horreur.
expéditions punitives
pogroms
ratonnades
déchirures
La chasse au nègre
chasse à l'indien
aux tondues
boiteux
bossus
miséreux hérétiques
chasse à l'autre
Lhassa Shalom
Loran
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12
Lundi 19 juillet 2010
1
19
/07
/Juil
/2010
14:00
Par Loran
Des mots cris fusent en flot lacrymal
C'est écrit là, sur la page du journal
L'écriveur s'éteint
L'écrivain s'endort
La mort survient
Des cris vains au corps
L'écrit vain s'efface
L'écrivain passe
à l'heure pile
il avait choisi face
C'est pile
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-
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