Lézardes et murmures
Je te parlerai
Je te raconterai des histoires
Comme tu les aimes
Le soir
A la veillée
Je te parlerai
De nous
De tout
Pourtant je sais
Que derrière tes grands yeux étoilés
Si tu m'écoutes quand même
Tu ne m'entends pas.
Tu glisses doucement
Dans cet autre monde
Où tes démons abondent
Tu pars inexorablement.
Bientôt
tu t'effraieras
De cet étranger
Assis à tes côtés
Et j'aurai peur
De ta frayeur.
Loran
Je te raconterai des histoires
Comme tu les aimes
Le soir
A la veillée
Je te parlerai
De nous
De tout
Pourtant je sais
Que derrière tes grands yeux étoilés
Si tu m'écoutes quand même
Tu ne m'entends pas.
Tu glisses doucement
Dans cet autre monde
Où tes démons abondent
Tu pars inexorablement.
Bientôt
tu t'effraieras
De cet étranger
Assis à tes côtés
Et j'aurai peur
De ta frayeur.
Loran
Ven 1 mai 2009
9 commentaires
L'amour ?? c'est comme un feu de paille, lorsqu'il reste trop longtemps éteint... il est entièrement consumé et on n'est pas certain de pouvoir le réanimer :))
Chatou - le 19/02/2009 à 20h33
Malgré la tristesse de l'histoire, la chute m'a fait beaucoup rire.... un rire rempli de tendresse et de mélancolie. Peut être à la prochaine lecture j'en pleurerai... C'est ça qui fait la magie et la beauté de ce poème.... Merci Loran :)
Patricia - le 20/02/2009 à 01h02
Bonsoir Loran, quel triste poème à la fin de ses vers, j'espère que toute histoire d'amour ait une jolie fin, bonne soirée
Samia Nasr - le 20/02/2009 à 03h13
Un très beau poème ! Bonne soirée !
nathalie1962 - le 20/02/2009 à 21h42
J'y vois l'émouvante évocation de la maladie d'Alzheimer. "Bientôt tu t'effraieras de cet étranger assis à tes côtés et j'aurai peur de ta frayeur". C'est tellement vrai et d'une grande pudeur. Merci Loran.
George - le 18/03/2009 à 17h28
Quand un visage et une mémoire se consument, il faut que l'maour de l'autre reste puissant pour que l'histoire ne s'oublie pas, mais une mémoire est-elle suffisante pour contenir les souvenirs de
deux êtres?...
J'aime ce texte intense qui allie l'mour et l'oubli...
J'aime ce texte intense qui allie l'mour et l'oubli...
Loukristie - le 21/01/2010 à 12h45
loran,
accroche toi de toutes tes forces,
de tout ton amour,
retiens la au bord du gouffre,
tu peux compter sur nous,
avec toute notre affection
accroche toi de toutes tes forces,
de tout ton amour,
retiens la au bord du gouffre,
tu peux compter sur nous,
avec toute notre affection
josette - le 21/01/2010 à 21h31
la frayeur de l'oubli...
Patricia - le 21/01/2010 à 22h55
oui, moi aussi cela m'évoque la maladie d'Alzheimer...comme je m'occupe de maman, c'est toujours ce qui m'effraie le plus : qu'un jour, elle oublie tout..je saurai faire face à une perte
d'autonomie..mais qu'elle ne me reconnaisse plus...ça...
je pense à toi...
je pense à toi...
la cotentine - le 23/01/2010 à 14h25