Lézardes et murmures
כה הראני והנה אדני נצב על־חומת אנך ובידו אנך׃
Traductions
Amos 7:7 French: Louis Segond (1910)
Il m'envoya cette vision. Voici, le
Seigneur se tenait sur un mur tiré au cordeau, Et il avait un niveau dans la main.
Amos 7:7 French: Darby
Ainsi il m'a fait voir; et voici, le Seigneur se
tenait sur un mur bâti d'aplomb, et il avait un plomb à sa main.
Amos 7:7 French: Martin (1744)
[Puis] il me fit voir cette vision : et
voici, le Seigneur se tenait debout sur un mur fait au niveau, et il avait en sa main un niveau.
Amos 7:7 French: Ostervald (1744)
Puis il me fit voir ceci: voici, le
Seigneur se tenait debout sur un mur fait au niveau, et dans sa main était un niveau.
Le mot אנך anakh signifie en hébreu "fil à plomb" ...
"La loi est simple : nous ne pouvons "connaître" qu'en communiquant avec nous-mêmes. Nous ne pouvons communiquer avec nous-mêmes qu'en prenant conscience de notre "féminin" et en l'épousant. C'est une oeuvre d'amour.
La loi est la même en ce qui concerne notre rapport au monde et à ces "autres" extérieurs à nous (bien qu'encore "nous" aussi, dans la mesure où adam est un !) Nous ne pouvons appréhender l'autre dans sa profondeur que dans la mesure où nous avons appréhendé en nous-mêmes telle profondeur. Et ceci ne s'apprend pas dans les livres. Jusqu'à aujourd'hui malheureusement, les sciences humaines ne s'apprennent que dans les livres : compensation extérieure à notre endormissement intérieur !
Dans ce même esprit, il devient clair qu'aucune démarche d'éveil ne peut se faire sans l'éducation préalable du contrôle des pensées. L'homme qui se laisse aller toute la journée à un vagabondage cérébral entretient un discours mental qui solidifie sa prison.(car les pensées non contrôlées ressortissent aux catégories mentales esclaves des énergies qui, dans ce cas, non "épousées", jouent en négatif et sont génératrices d'émotions, d'angoisses, de peurs et, par conséquent, sont génératrices de maladies, de souffrance et de mort).
Epouser ces énergies, ce "féminin" en nous, c'est aller vers le vrai "Moi" qui appartient à l'homme-dieu, et en regard dequel notre petit "moi", pensant et agissant à un niveau banal, appartient à l'homme-animal.
Le "Je" hébreu, אני ani, témoigne de ce "Moi" unique et contradictoirement participant à l'Universel. En lui, le aleph se cache dans le yod propre à chacun de nous, nousdonnant la possibilité de le devenir grâce au noun, ce germe en lequel se joue toute notre économie.
Mais, ce même אני ani est participant du mystérieux Nom divin אין ayin dont il est l'anagramme, donc co-énergétique à Lui. אין ayin est le "rien" , première et incontestable manifestation divine, au-delà de l'ETRE et du NON-ETRE et qui, cependant, déjà se nomme.
Ani est lui même la contraction du mot Anoki qui signifie "Je, moi" mais aussi la "perpendiculaire". La racine Aleph, Noun, Kaph dont il dérive, donnele mot אנך anakh qui est le "fil à plomb", la "sonde". Notre vrai "Moi", caché dans le yod י est "à la perpendiculaire" d'Elohim א Admirable expression de ce qu'est l'Homme en tant qu'"icône" de Dieu ! " Annick de Souzenelle "La lettre chemin de vie"
Sam 25 avr 2009
3 commentaires
tres tres bien, décidement il faut que je me replonge dans les livres et ...le travail.
Arnaud - le 25/04/2009 à 12h31
J'ai commencé à lire "Le symbolisme des lettres hébraïques" de Annick de Souzenelle et j'avoue que je sature très vite. Ce livre est sans doute bien fait, je ne conteste nullement la chose mais, il me semble qu'il est aussi prétentieux que ridicule de vouloir expliquer en quelques mots ce que les kabbalistes étudient pendant une vie entière.
De plus, il y a autant d'interprétations de la kabbale qu'il y a de kabbalistes, ce qui ne simplifie pas l'approche de cette tradition occulte...
Ce que je retiens jusqu'à présent (sourire), c'est que la kabbale revoie à nous-mêmes dans nos prises de conscience, devant les épreuves de notre destinée et le constat de notre évidente insuffisance...
De plus, il y a autant d'interprétations de la kabbale qu'il y a de kabbalistes, ce qui ne simplifie pas l'approche de cette tradition occulte...
Ce que je retiens jusqu'à présent (sourire), c'est que la kabbale revoie à nous-mêmes dans nos prises de conscience, devant les épreuves de notre destinée et le constat de notre évidente insuffisance...
Carine Geerts - le 26/04/2009 à 08h40
Mais encore, quelle rectitude de l'effort spirituel dans l'équilibre que le fil à plomb! révélation de deux points cardinaux qui agissent en interaction, découverte de l'axe du monde par la voie du mitan ou milieu. Clémence et justice en verticale avec le ciel. C'est aussi la flèche qui introduit la pensée, la tienne et la mienne, celle des autres, la lumière de l'esprit qui œuvre pour féconder, le trait de lumière qui éclaire l'espace clos, pour que tout flamboie au travers du lac d'amour dans lequel l'homme est crée et vers lequel il part à nouveau affranchi du domaine humain et entrant dans la sphère céleste.
Ainsi j'ai vu la Lumière;
Baisers
Ainsi j'ai vu la Lumière;
Baisers
claudia - le 13/05/2009 à 19h25