Lundi 26 octobre 2009
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Par Loran
Ma vie était faite, toute de solitude et de livres que je n'ouvre plus...
Un seul livre m'obsède désormais dont nous venons d'écrire
à l'encre indélébile quelques chapitres maladroits...
L'inconnu familier qui s'annonce à des relents d'espoir...
Je ne veux rien oublier ni m'interdire aucune évocation...
Je ne serai pas résigné, la résignation est oubli de soi même,
elle est soumission...
C'est ça, je serai insoumis, je veux vivre debout...
Je n'ai rien...
Rien d'autre à te donner que mon souffle ou vibrent ces mots,
maladroits peut être mais sincères...
Oublier ? comment pouvoir, comment vouloir...
Comment vivre encore sans un voile sombre sur le coeur ?
L'oubli serait une prison, un abime, une tombe ...
Ouvrir puis fermer les yeux, les ouvrir encore et l'image se fait...
On n'oublie pas on superpose... tant mieux...
Cet autre, à la vie figée, coincé qu'il était dans un iceberg, il avance...
Il avance vers ces souvenirs de jours meilleurs
au soleil de ses yeux, aux soupirs de sa peau....
Elle, la moitié de sa réponse, navigue à l'amour mieux qu'à l'estime.
L'une vers l'un, je sais qu'ils se retrouveront...
Je sais qu'elle le retrouvera, son regard dans le mien, éclairé d'étoiles.
Moi, j'ai repris la barre au maître du temps
J'ai flingué mes hectopascals pour ses entrées maritimes...
Regarde mes grands arbres d'ordinaire irrévérencieux se plier jusqu'à terre à l'annonce de sa venue...
J'attends ce chaos sublime d'un temps qui se voulait perdu dans l'oeil de jade de mes chats abyssins.
C'est demain que ton fantôme prend corps et que le mien exulte aux vétustes caveaux...
Je me berce aux muets murmures de nos doigts enchevêtrés enfin, depuis tant de lustres, et
Je choisis la vie plutôt que l'enfermement, au poids des chaines je préfère le vent.
Dis, quand reviendras tu ?
Loran
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