Quelqu'un m'a dit

Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 09:33

Par Loran

POEME DE C.E. ANDERSEN à un ami...
"ma relation avec lui a commencé par un malendu puis il est devenu
un très bon ami aujourd'hui mon webmaster à laurent chaineux et aux siens"

- JOIE -

ici des portes

du vent

ainsi s'écrit l'histoire
par bourrasques

ainsi se conjure la mort
à petits coups de langue
rares
avec des mots

parfois un homme passe
ainsi interpellant :

alexandre le macédonien, boudha
jésus peut être, platon,
empédocle qui revendiquait lle droit
pour ses orteils
de s'exprimer
nietzsche et le cheval battu de Turin
julien l'apostat l'abbé meslier

vincent
lui ne parlait pas
il peignait
en diluant ses couleurs dans l'humeur
de son oreille coupée
il peignait des bombes
atomiques
sur fond de portes et de vent
sur le néant

14 octobre 2009

c.e.a

Publié dans : Quelqu'un m'a dit - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 21:04

Par Loran

 

 

Vidéo de mon amie Denise Michaud, artiste peintre

disant mon poème 'juste avant l'aurore"

 

Merci Denise !!

 

Publié dans : Quelqu'un m'a dit - Communauté : LA PLUME D'ARGENT
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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 10:36

Par Loran
DE ROLAND REUMOND
En commentaire des poèmes "sons d'émaux" et "La côte est en vue"


"Les mots tus, relus, tus tuent sais tu ! "
Quelles belles parures pour le langage des sons ! Quelle remarquable sonorité d’une image à offrir à ma sœur, à la vôtre, au « son des soupirs » chaleureux de ses émaux plein d’émois de ces mois pèlerins des beaux et gros mots.
Il y a des « tu qui tuent », souligne Jacques Salomé ; mais dans la Bible Salomé sur le conseil de sa mère, n’a-t-elle pas tuée et réclamé la tête de Jean-Baptiste, sur un plateau d’argent émaillé. Ne faut-il pas couper le son pour atteindre le Nirvana, et l’intériorité nécessaire au grand « frisson » des non-mots, à l’extase du non-chant des mots, celui qui se dit sirènes et nous « laisse sans voix » ?
«Le son des mots dits lus », qui diluent l’intelligence. Le son des mots tus nous charme de silence en son creux intérieur, là où « La parole circule et crée » pour « le meilleur ou le pire » avant de s’effacer dans une expiration « Comme fane une fleur », et tombe.
En un poème de vingt-six vers, laurent, parce que « La côte est en vue », se repend, mot à mot sur mon mur, face de bouc sur Facebook, mots que rie si beaux dans le miroir et à la lueur des vides, là où « la mer est pensive, et s'étale que l'étrave fend silencieuse », alors que les Papes en font leurs phylactères, « La parole dite s'envole sans bulle », préambule « se pose et déambule » avant d’imploser, d’exploser pétillante de mots au champagne des lignes.
Si beaucoup d’entre nous lisent tout haut ce que d’autres disent tout bas, certains écrivent tout bas ce que d’autres chantent tout haut ; Laurent Chaineux est de cette race là ! C’est qu’il existe entre les mots des espaces inconsidérés pour une dialectique du silence et du bruit, de la chanson et de la prière, des mots creux et pleins dans le cri et la nuit … Ainsi les mailles du langage sont faites d’un tissu subtil de va-et-vient et d’expressions en mal de diction, de motions pleines de ces douceurs et de ces douleurs à mi-maux.
« Les mots lus sont dits sans son ». Les mots dits ne sont pas toujours maudits, « Les mots lus sont dits, sans plus» alors que les malédictions sont toujours des articulations du malheur dans nos bouches critiques.
Les maux tus sont des mots cachés, secret de famille que l’on garde dérobé comme de lourds silences. Le son, ne fait pas la chanson, comme le cri peut se dire joie ou épreuve, douceur ou affliction, ainsi les pleurs sans mot creusent des blessures profondes dans les falaises du corps, elles sont des mots creux comme des tombes !
Ici, « le son des mots lus, tue-t-il ? », « Est ce que les mots dits tuent ? » Oui, bien sûr, tel le « frisson du chant des mots » qui ravine les visages et les paysages, ride l’un et brise l’autre ; ceux de la haine et de la guerre.
La mort elle-même n’est-elle pas un mot terrible dans la bouche des enfants, qui de par le monde, pleurent des sons comme des émaux sur des linceuls tâchés de sang ?
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 17:32

Par Loran
Revenant fouiller les ciseaux,
J'ai vu de beaux fragments disparaître.
Puis une photo est apparue.
Une photo de femme,
Une femme au corps de papier
Où un poème s'écrivait.
Ce n'était pas mon destin.
C'était celui d'un autre.
Il s'appelait Loran.
Il commençait son poème,
Et son poème ne nommait pas le sensuel,
Car son poème était le sensuel.
Dans l'abîme de sa douceur,
Les sensualistes n'avaient plus pied.
Il s'appelait Loran _

Eric Valnerbauch
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 20:04

Par Loran
    (à Loran)

    Comment ne pas voir dans ce nom l'une des plus grandes ironies
de l'exception littérale? Paul Eluard, archet en place du coeur, ne cesse
de découvrir la profonde figure du philanthrope souffrant, dont la douceur,
l'amabilité, émaillent le poing d'une révolte jamais finie, d'une révolte qui
prend tous les visages de l'espoir, et propage l'énergie volontaire d'équilibrer,
d'égaliser, de produire une poésie au nom de tous, puisqu'au nom de l'entière
humanité, et qui pourtant, se referma sur son seul nom. Cette douceur, il ne
nous en sépare jamais, même lors de ses plus indispensables violences,
même dans ses pointes les plus exacerbées; il pense aux autres. Si une
poésie communiste se révèle impossible, si comme le signale lucidement Artaud,
il eut fait beau voir le Communisme s'élever au Surréalisme alors que le Surréalisme
descendait dans le Communisme, Eluard en est désormais le seuil surréel. Mais
combien sommes-nous, aujourd'hui, à penser à lui?

Eric Valnerbauch -
voir son site Erosem


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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /Déc /2009 23:21

Par Loran

Profondeurs

Quelle est cette musique qui me rejoint la nuit
Quelle est cette voix qui chante sous ma fenêtre
et met mon âme en joie
Quelle est cette main qui érige mon palais
et cette vie apparue sous mon corps
qui  soulève la poussière à mes pieds
Qui m'aime plus fort que tous mes amants
et dissipe mes idées noires

Loran

ממעמקים

מי זה קורה לך בלילה - הקשיבי
מי שר בקול אלייך - אל חלונך
מי שם נפשו שתהיי מאושרת
מי ישים יד ויבנה את ביתך
מי ייתן חייו ישימם מתחתיך
מי כעפר לרגלייך יחייה
מי יאהבך עוד מכל אוהביך
מי מכל רוח רעה יצילך


Ruthie
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 16:47

Par Loran
Dès aujourd'hui et valable jusqu'au 31.5.2010
      Souscrivez au nouveau recueil de poèmes
de Christian.E. Andersen :


bris de verre / défenestration des anges

sortie de presse : mai 2010 / 160 pages / 80 poèmes
une préface de marcel moreau

AVEC : de nombreux documents inédits

- l'exorcisme du sable
- la norme jubilatoire
- le poète habite une étincelle
...
EN COMMANDANT ET PAYANT LE LIVRE MAINTENANT 
IL VOUS EN COÜTERA

EURO : 25
AU LIEU DE 35 DES LE PREMIER JUIN
-----------------------------------------------------------

POUR TOUTE INFORMATION :
C.E. A.   00 32 71 95 70 56   ou   00 32 488 231 906

son blog : http://bris-de-verre.over-blog.com/
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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /Août /2009 16:30

Par Loran
POEME DE C.E. ANDERSEN à un ami...
"ma relation avec lui a commencé par un malendu puis il est devenu un très bon ami aujourd'hui mon webmaster
à laurent chaineux et aux siens"

JOIE ..

ici des portes

du vent

ainsi s'écrit l'histoire
par bourrasques

ainsi se conjure la mort
à petits coups de langue
rares
avec des mots

parfois un homme passe
ainsi interpellant :

alexandre le macédonien, boudha
jésus peut être, platon,
empédocle qui revendiquait lle droit
pour ses orteils
de s'exprimer
nietzsche et le cheval battu de Turin
julien l'apostat l'abbé meslier

vincent
lui ne parlait pas
il peignait
en diluant ses couleurs dans l'humeur
de son oreille coupée
il peignait des bombes
atomiques
sur fond de portes et de vent
sur le néant

14 octobre 2009

c.e.a
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Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 19:11

Par Loran
PETIT ESSAI D'ECRASEMENT DE LA BLATTE A CHARLEROI
de    Christian-Erwin Andersen... poète, voyageur  et ami.  -

- Un fondement essentiel de ma pensée est la « norme jubilatoire ». Cela étant dit, je me trouve aussitôt tenu de préciser que c’est ici de ma pensée de poète qu’il s’agit et ce n’est pas innocent.

La fonction de la pensée poétique, dès qu’elle apparut, dans la plus haute antiquité, fut, notamment, d’organiser et « mettre en musique » le ballet des divinités, de conseiller sagement les maîtres avisés qui y recourraient, d’éloigner les ténèbres sans pour autant exposer aux coups de soleil.

C’est à quoi j’aimerais qu’elle retourne et c’est parce que malheureusement elle s’en éloigne que la remarque est d’importance. C’est pour ça que je crois nécessaire de vous préciser comment je vois les choses et comment je fonctionne….

La « norme jubilatoire » règle le souci permanent de ne prendre, le plus souvent et posément possible, pour repères pérennes fiables, soient-ils moraux , éthiques, philosophiques, politiques ou autres que ce qui n' exige ni efforts, ni sacrifices, ni renoncements, ni soumission, ni abandon, ni auto mutilation tout en participant harmonieusement au grand concert du renouvellement infini de la vie dont l' homme est partie, mais partie seulement, fondamentale bien sûr, mais pas davantage que la fourmi, que le saule, que le tungstène, etc ...

Nos règles de vie, selon cette norme (qui ne risque guère d'être publiée au journal officiel), doivent être souples et intimement adaptées à la volatilité de notre existence éphémère pour la faire resplendir jusqu' à fascination.

Chaque vie doit devenir, par son éclat, une invitation réitérée à l'éternité. Avant de vouloir le bonheur des autres, nous aurons soin de prendre notre pied et, surtout, nous le garderons.

Car il est grand temps, non seulement de rompre avec la morale du ressentiment et de la culpabilisation que nous tenons du judéo-christianisme, mais aussi de peaufiner et diffuser nos valeurs païennes aussi paillardes puissent-elles paraître.

Nous pourrons alors, et une fois pour toutes, aimer, vivre et mourir comme il est bon de le faire : follement, sans retenue, à pleine bouche, à pleins poumons !

J'aimerais que l'on enseigne à l'homme le "souci raisonnable de soi" (la raison n'étant en l'occurrence qu'un "grand bon sens incarné" dicté par l'enivrant breuvage de nos "sens" et de "nos chairs") avant le "souci fallacieux, souvent misérabiliste ou hypocrite de l'autre".

J'apprécierais davantage encore et dans le même esprit, que soient organisées, en forme de pieds de nez, de fréquentes saturnales afin de restaurer peu à peu le sens de la fête qui s'est disloqué chez nous au fil de siècles d'acculturation monothéiste et que l'on y rie symboliquement, avec des claquements de mains cadencés, du petit prophète galiléen à l'esprit étroit qui déclara "nous sommes tous frères".

Nous ne sommes pas frères. Nous sommes le même corps ... et il ne peut être souffreteux. Là est l'amour, ce que je sens être l'amour. Il faut que cette injonction à l'homme "sois heureux" devienne sa seule litanie et, une fois pour toutes, que les chants désespérés cessent d'être les plus beaux.

Il faut définitivement s'imprégner de ceci : lorsqu'un comportement entraîne de la souffrance c'est qu'il peut être suspecté d' hostilité à la vie. Il faut y réfléchir et le proscrire s’il récidive.

Saint-Exupéry a écrit "on va toujours vers où l'on incline". Et c’est vrai…

Le Christianisme nous a toujours intimé l'ordre de fuir ce vers quoi l'on va, ce vers quoi l'on incline.

Moi j'ai choisi et je conseillerais aux "autres" de m’imiter : ne faites jamais l’économie de vivre et vous, travailleurs obstinés, ne « perdez pas votre vie à la gagner ». La seule leçon que l'on puisse donner, sans se poser trop de questions, sans réflexion stérilisante et inhibitrice est celle-là car si « penser » n’est certes pas une pathologie, trop penser est nécrogène.

Il faut "prendre et créer du bonheur", un bonheur simple, situé aux antipodes de la boulimie consommatrice, le bonheur du guépard paresseusement allongé sur une branche d’arbre dans une nature intacte, le bonheur du pêcheur à la ligne, et le faire voir, le manifester, en concevoir une légitime fierté et souhaiter qu'il provoque chez l'autre le désir d'y goûter à son tour.

Il faut user du comportement mimétique de l'homme pour répandre "la joie de vivre". Il est grand temps que se vident hôpitaux, hospices et mouroirs de tout ordre dans lesquels s’accumule une humanité aigrie et rancie de n’avoir pas « vécu » lancée dans une course démente à la longévité, à l’espérance de vie que nos statisticiens mettent en exergue flatteur du « système »… Nous arriverons à la soixantaine perclus de bonheur, usés de jouissances, les yeux brûlés par la beauté de nos visions, le sexe inébranlablement dardé vers toutes les Marie-Madeleine passées et à venir...

Je suis un camelot du bonheur. Camelot parce que je ne vends pas du diamant mais distribue de petites choses, minuscules (pour tenir dans mes poches et en avoir toujours) mais combien nécessaires : une main sur l'épaule de l'autre, un sourire en croisant quelqu'un dans la rue, des attitudes engageantes comme la chaleur du soleil sur la peau ou celle du coeur pour calmer nos arthroses cérébrales.

Je suis un camelot et je cherche une tribu. Je danse en cercles concentriques qui me rapprochent du coeur des choses et du soleil éternel. Mon refrain est celui des quasars et des pulsars, des étoiles qui meurent ou enfantent dans les maternités neuronales de ma mémoire d'homme. Venez à la fête !


Christian-Erwin Andersen... poète et voyageur 
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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 00:02

Par Alice
Je pousse la porte tout doucement, avec les grandes espérances d'un Oliver Twist,  le grincement mystérieux et grave des gonds se fondant en  violoncelle au tam-tam de mon cœur... Je pénètre doucement,  avec la curiosité d'Alice, dans le monde merveilleux de Loran...  Un jardin de poésie ! Ici et là.... je cueille une âme cerise et danse au sonde et maux... Trop d'ailes je m'envole...  Je rencontre Yvette et Michel, je pleure avec eux leur solitude et la douleur d'une enfance perdue... Fariboles et dégringolades, folle passion et prisons raisonnables, de quoi se prendre la tête... et le cœur !  Versatile des écrits vains, je bois.... Recette en histoire courte, je savoure.... Enfin, je me berce aux fragments poétiques et m'endors aux côtés du l'ivre d'or , doux rêves dans un blog de rêves.   
Alice                                     
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7,00 € / 86 pages
  ISBN: 978-2-917745-24-3 

  Illustration © Laurent Chaineux

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agréable et astucieux :)

Lisabuzz.com parle de Lézardes et murmures : Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Lézardes et murmures, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Loran mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Lézardes et murmures et je suis loin d être seule ! signé http://blog.lisabuzz.com

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