
En chemin j’ai perdu l’étoile
Elle m’habitait au creux des yeux
Et y grinçait comme un essieu.
Berger sans maison ni voile
Je pais l’herbe brûlée des prés
D’août, en quête de l'après.
Qu’elle me pousse à trébucher
Cette bonne pierre de demain
Pour que vienne l’étoile du matin.
Illuminant ma tempe, battre
Le rouge du dernier tambour
Tel un vif et frais jeune amour.
Pierre Delcros
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