Top articles
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Naissance à l'écriture
Heureusement, en des temps re culés, ma découverte des mots fut érotique. Dans la bibliothèque du bourg, dans l'antre des bouqui nistes, l'odeur des livres qui avaient pris de l'âge et dont le papier se froissait tels des des sous de demi-mondaine m'inspi...
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à une morte
tu avances toujours aux confins de la nuitle feu s’est éteint où finit la patiencemême les pas sur des chemins imprévusn’éveillent plus la magie des buts braises braisesl’amour s’en souvient rien ne nous distrait de l’attente assisesur les genoux enfants...
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LA MAISON NATALE (Y Bonnefoy)
I Je m’éveillai, c’était la maison natale,L’écume s’abattait sur le rocher,Pas un oiseau, le vent seul à ouvrir et fermer la vague,L’odeur de l’horizon de toutes parts,Cendre, comme si les collines cachaient un feuQui ailleurs consumait un univers.Je...
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Quand la maison sera vendue - Diane Meunier
Quand la maison sera vendue... pour trois oranges et un verre de vinune miche de pain et un beau livrenous partironsémus, ivres et tout guilleretsen montgolfière aménagéeavec un lavabo-piscine dans la cuisineet un lit à baldaquin grand...comme une église...
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Lettre à l'ami d'occasion (L Ferré)
Lettre de Léo Ferré à André Breton - Cher ami, Vous êtes arrivé un jour chez moi par un coup de téléphone, cette mécanique pour laquelle Napoléon eût donné Austerlitz. Je n’aime pas cette mécanique dont nous sommes tous plus ou moins tributaires parce...
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salam
Mémoires de pierres Mémoire d'eau Mémoire d'hier gravée sur ta peau. Souvenirs de mots envolés dans l'exil. Des hommes chameaux sans remords de dunes, aux yeux des femmes paupières brunes, s'en viennent boire le sel de leurs eaux Et le vin de l'espoir...
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Je ne suis plus poète - de JC Mahy
Je ne suis plus poèteDevant la connerie humaineJ'ai rangé mon coeur et mes boyauxJ'ai rangé mon stylo et sorti mes couteaux Je ne suis plus poèteJe n'ai plus d'eau qui scintille dans les ruisseauxJ'ai du sang plein les godassesDu sang de YougoJ'ai un...
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Après la journée (Luc Durtain)
Dos voûté, front lourd, Membres imprécis de fatigue,Et la tâche rapide au-dedans tourne encore,Usant le repos et l'espoir. Voici que, gauche comme un crabe,La langue a remué ses pattes dans la gorge :Quel vocablePlus âpre et cordial qu'un vin,Quelle ivresse,...
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Il fait beau
Il fait beau. Le fouillis des feuilles endormies mélange une ombre tiède au jour chaud. Mes amies ont mis leurs beaux bras nus au frais dans leur corsage. L’enfant court à travers les pelouses et rit. Il va mouiller ses doigts tendus aux arrosages, les...
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Un Homme ivre sur le rail
Étendu sur le rail, un homme ivre reposeSon poing gauche est crispé sur la gourde qu'il tientIl ronfle et dort baigné dans le petit matinLa nuit sur le chemin fuit et se décompose.L'humble brise nocturne a paré tendrementSes cheveux dispersés de cendre...
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Si j'étais
S i j'étais dieu je prendrais incognito des vacances au Liban... Ou bien à Téhéran. Sous les traits d'une femme j'irais tirer quelques barbes et botter quelques culs bénis puis raviver la flamme En Olympie. Je me baladerais les seins nus dans les rues...
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Il est des nuits
Pour Alejo Carpentier Il est des nuits sans nom il est des nuits sans lune où jusqu'à l'asphyxie moite me prend l'âcre odeur du sang jaillissant de toute trompette bouchée Des nuits sans nom des nuits sans lune la peine qui m'habite m'oppresse la peine...
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Lettre à Martin Niemöller et à Mordekhaï Gebirtig
La clarinette de David Krakauer pleurecomme hurlerait un chien,son os de vie planté en plein cœur. «Ils brûlent brûlent notre bon village,proie des flammes, proie de carnage… vent de haine …C’est toute notre vie qui brûle»*1 La voix de Catherine Ringer...
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Comme un souffle sur ma nuque - Sabrina Challal -
Sabrina.challal (Extrait - "comme un souffle sur ma nuque" -) Dites-lui Dites A l’amant au souffle renaissant Que son infinie passion Fait écho à la mienne Ah ! Redites-lui Que je languis et meurs Dans les affres de son absence Dans ses caprices erratiques...
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L'autre (Poésies du cancer 1975)
Il est un monde ignoré de tous les vivants Le mien ! Jamais on n'a vu pareils sortilèges Que dans mon royaume et les plus vieux sortilèges Y reposent joyeux Parmi les savants de la mort Lecteur, il te suffit de me lire pour croire En moi-même L'adolescent...
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Poèmes pour l’Algérie heureuse
Neiges dans le Djurdjura Pièges d'alouette à Tikjda Des olivettes aux Ouadhias On me fouette à Azazga Un chevreau court sur la Hodna Des chevaux fuient de Mechria Un chameau rêve à Ghardaia Et mes sanglots à Djémila Le grillon chante à Mansourah Un faucon...
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Liberté (Andrée Chedid)
La peau minérale des tyrans emmaillote l'espace Multiplie ses écailles sur les cités avares de portes sur les bouches plâtrées Pourtant plus nue que l'herbe et grosse de printemps La Vie Trame sans fin la débâcle des idoles Ranime l'éclat de l'eau sur...
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la Belle Forêt de France ! C. Decamps
Rien ne va plus dans la Belle Forêt de France !... J'entends dire partout : « nous sommes tous frênes », et pourtant, j'ai entendu crier : « ... les érables dehors !!... » Il y a longtemps que les hêtres ne sont plus frênes, qu'ils ne vont plus au bouleau...
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Balkis - Nizzar Qabbani
BALKIS Merci à vous, merci à vous Assassinée, ma bien aimée ! Vous pourrez dès lors Sur la tombe de la martyre Porter votre funèbre toast. Assassinée ma poésie ! Est-il un peuple au monde, -Excepté nous- Qui assassine le poème ? O ma verdoyante Ninive...
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Ma bouche (Maram al Masri)
Ma bouchepleine de paroles geléesest une prisonde tempêtes retenues ma boucheest chanson d'Ishtaret contes de Shéhérazade ma boucheest le gémissement silencieux d'une plainte ma bouche est une fontaine coulant de plaisirle cantiquedu coeur et de la chair...
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Je lis ton corps... et me cultive
Le jour où s'est arrêtéLe dialogue entre tes seinsDans l'eau prenant leur bainEt les tribus s'affrontant pour l'eauL'ère de la décadence a commencé,Alors la guerre de la pluie fut déclaréePar les nuagesPour une très longue durée,La grève des vols fut...
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Elle, le soir
Elle est seule, le soir et moi, comme elle, je suis seul... Entre moi et ses chandelles dans le restaurant hivernal, deux tables vides. [Rien ne trouble notre silence] Elle ne me voit pas quand je la vois cueillir une rose à sa poitrine. Je ne la vois...
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Je vous souhaite de penser printemps
« Quand l'année tourne sur ses gonds, ce n'est plus le temps de gémir. Les vieilles feuilles sont enterrées, les vieilles branches sont brûlées. Les arbres font dentelle, et le ciel regarde la terre. Les bruits ne se perdent plus dans l'épaisseur ; ils...
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C'est pas beau de copier
C opiez la haine, copiez la colèreCopiez la misère, copiez les FemenCopiez le sourire d’un enfant du YemenCopiez les larmes d’une fille en burkaCopiez la femme lapidée des SaouditesCopiez la queue pour rien à Pôle EmploiCopiez les lacrymos des migrants...
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Magnitudo parvi
- Extrait - Recueil : "Les Contemplations" I Le jour mourait ; j’étais près des mers, sur la grève.Je tenais par la main ma fille, enfant qui rêve,Jeune esprit qui se tait !La terre, s’inclinant comme un vaisseau qui sombre,En tournant dans l’espace allait...
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